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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Politique.

Un groupe de Bashingantahe appelle à l'apaisement et à la cohésion au sein du G10.

Bujumbura, le 12 avril 2001 (Net Press). Avant-hier 10 avril 2001, s'est tenue au CPF (Centre de Perfectionnement et de Formation des fonctionnaires) une rencontre pas tout à fait comme les autres qui réunissait autour de l'Administrateur Directeur Général de la BANCOBU, M. Libère Ndabakwaje, huit autres "Bashingantahe" (sages) et les dirigeants des partis politiques soutenant la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi à la présidence de la transition. Ce 2è groupe a refusé l'étiquette sous laquelle ils avaient été invités et se sont présentés à leur tour comme des Bashingantahe comme l'avait fait le 1er groupe qui avait pris initiative de cette rencontre.

Le premier groupe a expliqué, quant à lui, au second qu'il fallait tout mettre en oeuvre en vue de la réunification du G10, ce à quoi les dirigeants des partis politiques présents dans la salle (tous promoteurs de la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi) ont répondu qu'ils sont majoritaires au sein du G10 et que ce sont donc les autres qui doivent les rejoindre. Ils ont en outre fait remarquer qu'avant d'aller à Libreville, "nous devons d'abord trouver un cessez-le-feu intérieur, c'est-à-dire procéder à la libération du Dr. Rugambarara et ainsi, on pourra discuter de tous les autres sujets qui vont dans le sens de l'apaisement et du dialogue au sein du G10", selon un participant à la réunion.

Celle-ci s'est terminée par la promesse faite par tous les participants de se retrouver dans un proche avenir pour continuer à discuter de ces questions aujourd'hui ultrasensibles.

Burundi - Parti politique.

Le président du parti Vert-Intwari accusé d'"usage de faux en écriture publique" et de recourir à l'intimidation pour "extorquer" des signatures.

Bujumbura, le 12 avril 2001 (Net Press). Le secrétaire général du parti Vert-Intwari, M. Dismas Nsengiyumva, vient d'écrire au président de ce parti, M. André Nkundikije, afin de l'inviter à convoquer une réunion d'urgence du comité central du même parti pour analyser sa déclaration de "relance" de sa candidature et éclairer l'opinion sur la réelle position de cette formation politique sur cette question. D'après lui, "les membres du comité central du parti Vert-Intwari ont été désagréablement surpris par cette déclaration portant relance" de la candidature de M. Nkundikije.

En réponse à cela, ce dernier a réuni ce qu'il a appelé "le comité central élargi aux autres membres du parti". A l'issue de cette réunion, ce comité aurait décidé de soutenir la candidature de M. Nkundikije et l'exclusion de toutes les instances du parti de M. Dismas Nsengiyumva. Au total, 15 personnes ont signé le procès-verbal sanctionnant cette réunion, mais de source bien informée, la plupart des signataires sont des étudiants mémorants (qui font encore leurs mémoires) de l'ISCG (Institut supérieur de contrôle et de gestion, dirigé par M. Nkundikije) ou des salariés du président du parti Vert-Intwari qui auraient apposé leurs signatures par peur ou contrainte. Beaucoup ne seraient même pas membres du comité central de ce parti (ou même pas tout simplement membres de ce parti), à part le représentant de ce parti à l'Assemblée Nationale, M. Pierre Rufyiri, qui aurait été menacé de perdre sa qualité de parlementaire s'il ne signait pas ce procès-verbal.

Par ailleurs, le document qu'a exhibé un peu partout depuis le 6 avril 2001 M. Nkundikije, et selon lequel le comité central de son parti avait décidé, à travers le secrétaire général, de soutenir la "relance" de la candidature du professeur Nkundikije est un "faux" puisqu'il aurait été antidaté par M. Nkundikije lui-même. Le vrai document datait du mois de mars 2001 (à l'occasion du dernier round d'Arusha) et indiquait qu'en cas de rejet de la candidature du colonel Bayaganakandi, ce comité central donnait à M. Nkundikije la latitude de "relancer sa candidature". Or, durant cette session d'Arusha, M. Bayaganakandi n'a pas été rejeté. Ce qui explique pourquoi le comité central de ce parti est aujourd'hui dans le désarroi le plus total. D'après le secrétaire général du parti Vert-Intwari, M. Dismas Nsengiyumva, M. Nkundikije s'est donc rendu coupable de "faux en écriture publique" et a recouru à l'intimidation pour "extorquer des signatures aux membres et à certains prétendus membres du comité central de notre parti" (qui ont presque tous signé comme membres du "comité exécutif", et non "central").

Il est à noter enfin que cette version de M. Nsengiyumva a été confirmée par plusieurs sources indépendantes.

Burundi - Cuba.

Visite de l'ambassadeur cubain au Burundi avec résidence à Kampala.

Bujumbura, le 12 avril 2001 (Net Press). L'ambassadeur de Cuba au Burundi avec résidence à Kampala, M. Rolando Gallardo Fernandez, se trouve depuis le 10 avril 2001 en visite de 10 jours au Burundi. Au cours de cette visite, l'ambassadeur cubain aura des entretiens avec les autorités burundaises sur la coopération entre La Havane et Bujumbura. Celle-ci concerne notamment les secteurs de la santé et de l'éducation, et les discussions porteront sur la finalisation des termes de l'accord à conclure dans un futur proche entre les deux pays avant l'arrivée sur le sol national d'un gros contigent de médecins et professeurs d'université cubains promis par La Havane.

Il sera question de préciser les salaires et de trouver une solution aux questions du logement, de l'affectation et du transport de ces coopérants toujours attendus.

Rappelons que le gouvernement cubain a promis par ailleurs cinq bourses d'études au Burundi au cours de cette année, dans les filières de l'ingénierie, de la mécanique et de l'agronomie.

Burundi - Urbanisme.

La direction de l'abattoir public de Bujumbura s'insurge contre l'ordre lui donné par le directeur général de l'Urbanisme de "déménager sans délai" pour l'intérêt des particuliers ...

Bujumbura, le 12 avril 2001 (Net Press). Le directeur général de l'Urbanisme et l'Habitat vient d'écrire au directeur général de l'abattoir public de Bujumbura afin de lui demander d'arrêter les travaux de construction de la clôture de sa parcelle, car pour lui, ces travaux devraient au préalable requêrir l'approbation de ses services. En outre, a ajouté le directeur général de l'Urbanisme, ces travaux constituent une dépense inutile puisque cet abattoir est "amené à déménager sans délais vers la zone industrielle, comme le prévoit le schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la ville de Bujumbura d'une part et l'étude de faisabilité menée à cette fin d'autre part".

La direction de l'abattoir a été d'autant plus surprise par le contenu de cette lettre datant du 10 avril 2001 qu'elle avait constaté que les services de l'urbanisme avaient commencé à attribuer à des particuliers une bonne partie de la parcelle qu'il occupe et lui allouée par les pouvoirs publics par un décret présidentiel du 15 février 2000 qui lui accordait le statut de société publique et stipulait en son article 2 que "le siège de l'abattoir est établi à Bujumbura, en zone Gihosha, Boulevard du 28 novembre. Il peut être transféré à tout autre endroit de la ville de Bujumbura par décision du Conseil d'Administration".

Dès lors, le directeur général de l'abattoir, M. Anatole Nteziyaremye et son équipe pensent que le directeur général de l'Urbanisme n'a "pas les prérogatives de nous déplacer et surtout que c'est pour l'intérêt des particuliers". En effet, l'un des acquéreurs des petites parcelles se trouvant dans le périmètre des 150 m sur 150 alloué initialement à l'abattoir en 1956 par le géomètre belge Léon Jassogne et confirmé par le décret présidentiel susmentionné, est un ancien directeur de l'abattoir du nom de Léopold Bapfutwabo qui veut agrandir le terrain qu'il s'était lui-même attribué lorsqu'il dirigeait encore cet établissement. L'autre acquéreur est Mme Marie Nkunzimana, épouse d'un certain Mbonabuca, cadre de la société de construction LOMATEC et qui avait, il n'y a pas longtemps, disputé en vain à l'ISABU, une portion de la parcelle de cet institut se trouvant derrière la Cathédrale Regina Mundi.

Selon la direction de l'abattoir, il serait par ailleurs très difficile de déménager en ce moment cet établissement car cela demanderait alors à l'Etat du Burundi au moins 2 milliards de FBU (si on se réfère aux conclusions d'une étude de faisabilité effectuée en 1990 qui indiquaient qu'il faudrait disponibiliser plus d'un million de FBU de l'époque pour ce déménaagement vers une autre zone).

Signalons enfin que le personnel de l'abattoir a refusé de travailler aujourd'hui 12 avril 2001 afin de protester contre la poursuite des travaux de fondation sur la parcelle que les services de l'Urbanisme viennent d'allouer "contre toute logique", selon le même personnel, à l'ancien directeur de l'abattoir.

Les services concernés devraient se ressaisir afin de ne pas continuer à "distribuer en vrac et en désordre" les parcelles, estime une bonne partie de l'opinion.

 

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B pour qu'ils puissent travailler main dans la main pour la résolution de cette crise. Le personnel de cette université devrait se réunir en assemblée générale ce mercredi 13 mars 2002 pour une nouvelle évaluation de sa grève.

Burundi - Politique.

Un témoin oculaire de la scène de Bugendana dément formellement que l'ancien président Ntibantunganya ait failli être tué ce jour-là.

Bujumbura, le 12 mars 2002 (Net Press). Un fidèle lecteur de Net Press qui a écouté samedi dernier (9 mars 2002) l'émission "Imvo n'imvano" du service Kirundi-Kinyarwanda de la BBC et qui est un témoin oculaire de la fameuse scène du 22 juillet 1996 de Bugendana, s'est cru obligé de jeter de la lumière sur ce qui s'est réellement passé ce jour-là. C'était le jour des funérailles de près de 500 personnes, en majorité des femmes et des enfants rescapés du génocide de 1993 vivant dans un camp de déplacés, qui venaient d'être sauvagement massacrées par des "combattants de la liberté" (sic) du Cndd. Pour notre lecteur, ce qu'a dit ce samedi sur la BBC M. Sylvestre Ntibantunganya est "très faux", car, à son avis, personne n'avait programmé d'attenter à sa vie et "si quelqu'un s'était préparé et résolu pour le faire, eh bien, il serait parvenu à le faire". D'après notre interlocuteur en effet qui se tenait tout près des hautes autorités du pays à l'époque, dont l'ancien premier ministre Nduwayo, ce n'est qu'à la dernière minute que l'ancien président de la République a décidé de faire le déplacement de Bugendana, en passant outre, semble-t-il, les mises en garde de son entourage et alors que presque personne ne s'y attendait. Le premier ministre Nduwayo et tous les ministres présents qui s'apprêtaient à diriger ces cérémonies, ont dû attendre l'arrivée de l'ancien président dont ils venaient tout juste d'apprendre par walkie-talkie. M. Ntibantunganya a été accueilli par des banderoles dénonçant la collusion évidente du pouvoir de l'époque avec les bandes criminelles du Cndd, banderoles qui étaient brandies par les milliers de jeunes présents qui manifestaient leur chagrin dans le calme absolu. Ils ne se sont rendu responsables d'aucun acte de violence et ont été repoussés, sans beaucoup d'efforts (parce qu'ils étaient précisément pacifiques), par la garde rapprochée du chef de l'Etat de l'époque.

Ce n'est qu'un quart de heure plus tard et à l'initiative d'une vieille femme, qui n'a pas pu se retenir à la vue de l'ancien président, que la tension est brusquement montée. Beaucoup d'autres personnes ont suivi son exemple en jettant en direction de M. Ntibantunganya des touffes des mauvaise herbe et pas une seule pierre. La femme s'est écriée en disant : "Ehe wa mwicanyi !" (NDLR : elle a qualifié l'ancien président de "tueur" ou "criminel"). Voyant que la tension commençait à monter dangereusement, quelqu'un parmi la foule a conseillé à l'ancien ministre Gamaliel Ndaruzaniye de convaincre l'ancien président de rebrousser chemin. Il l'a même escorté et protégé, se mêlant à sa garde rapprochée qui risquait d'être débordée. Ces militaires de l'USI (unité de sécurité des institutions) ont continué à protéger l'ex-chef de l'Etat des jets de touffes d'herbe jusqu'à ce qu'il se mette à bord de l'hélicoptère qui devait le transporter et si quelqu'un avait voulu le tuer, il l'aurait fait à ce moment précis.

 


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