NET PRESS
Burundi - Justice.
Le Burundi a raté l'occasion de figurer sur la liste des 60 Etats fondateurs de la cour pénale internationale.
New York, le 12 avril 2002 (Net Press). La cour pénale internationale (CPI) vient d'être instituée, depuis le 11 avril 2002, grâce à 60 signatures (requises) des pays qui ont accepté de ratifier son
projet. Désormais, les actes criminels répréhensibles devant cette cour dès le mois de juillet
2002 pourront être portés devant cette juridiction internationale permanente qu'est la CPI. Cette cour n'a malheureusement pas d'effet rétroactif sur les crimes commis antérieurement.
La CPI avait été adoptée à Rome en juillet 1998 au cours d'une conférence internationale organisée à cette fin. Au mois de septembre 2002, les pays qui auront ratifié la cour se retrouveront à New-York pour doter la CPI d'un budget et pour désigner les 18 juges ainsi que le procureur de cette cour. Elle sera fonctionnelle dès l'an 2003.
Le Burundi, en dépit des promesses plusieurs fois exprimées, ne figure pas parmi les 60 Etats
fondateurs de cette cour que le monde des droits de l'homme attendait impatiemment. Le gouvernement burundais a, à plusieurs reprises, indiqué qu'il allait ratifier ce projet. Déjà en avril 1999, le
vice-président Bamvuginyumvira ouvrant la 25è session de la commission africaine des droits de l'homme tenue à Bujumbura au CPF, avait proclamé solennellement qu'à la 26è session, le gouvernement burundais devait déjà avoir déposé l'instrument de ratification aux Nations-Unies. Mais cela n'a jusqu'ici eu lieu.
Des organisations de défense des droits de l'homme comme la ligue "Iteka" ont mené plusieurs fois des campagnes pour inciter le gouvernement burundais à bien vouloir figurer parmi les 60 pays membres fondateurs de la CPI. Mais en vain, car le gouvernement n'adhérait, en réalité à ce projet, que du bout des lèvres. La dernière campagne menée par la ligue Iteka a eu lieu le 8 mars 2002 au cours d'un café de presse où tous les participants avaient convergé pour exprimer la nécessité de ratifier ce projet de CPI afin que le Burundi marque la volonté d'en finir avec l'impunité et surtout celle des crimes de génocide et des crimes contre l'humanité qui constituent malheureusement le lot quotidien que vit le Burundi depuis plusieurs décennies.
Le Burundi, comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine, etc., sont des pays qui craignent la mise en place de cette justice supranationale qui pourrait sévir contre l'establishment politique de ces pays. Le Burundi regorge dans ses institutions de présumés coupables de génocide et la CPI représente évidemment une menace pour eux, en dépit de l'amnistie provisoire dont ils se sont couverts.
Il est à noter que la CPI a prévu que des crimes commis dans des Etats qui ne l'ont pas ratifiée seront de sa compétence. Les génocidaires burundais pourront ainsi être jugés ailleurs qu'au Burundi, en dépit de l'immunité provisoire dont ils bénéficient au gouvernement, à l'assemblée nationale et dans d'autres institutions.
Burundi - Confession religieuse.
Le représentant légal de la COMIBU refuse d'obtempérer aux injonctions du ministre en charge des cultes.
Bujumbura, le 12 avril 2002 (Net Press). Ce 11 avril 2002, le ministre de l'intérieur et de la sécurité publique (qui a dans ses attributions la gestion des cultes au Burundi), M. Salvator Ntihabose, a écrit au représentant légal de la COMIBU (communauté islamique du Burundi), M. Issa Ntambuka, pour lui demander de convoquer une réunion de l'assemblée générale "où participeront tous les membres de la COMIBU sans exclusion" pour désigner de nouveaux organes conformément aux statuts de cette association. Le ministre Ntihabose a expliqué, dans sa lettre, qu'il avait cru comprendre que l'assemblée générale visait le rassemblement de toutes les associations musulmanes du Burundi mais "les nombreuses réactions de protestation et de réprobation" venant tant de la COMIBU même que des autres associations, montrent plutôt le contraire. Pour le ministre de l'intérieur, les décisions prises lors de l'assemblée générale du 29 au 30 décembre sont nulles et non avenues, cette réunion ayant été tenue "après avoir exclu, sans respect des statuts, une partie des membres".
Ce matin, 114 membres de l'assemblée générale avaient répondu au rendez-vous à l'ancienne école secondaire des techniques administratives (ESTA) où ils ont été enregistrés et reçu des badges, avant d'être acheminés au CPF où devait finalement se tenir la réunion tant attendue. Le représentant légal n'y est arrivé qu'à 12 heures alors que les autres s'y trouvaient depuis le matin. Les 30 membres exclus le sont restés puisqu'ils se sont vu refuser l'accès à la salle où se tenait la réunion et qui étai gardée par des policiers de la PSP (police de sécurité publique). Parmi ces personnes figurent notamment le représentant légal suppléant de la COMIBU, le vice-président de l'assemblée générale ainsi que 28 représentants de divers groupements d'associations islamiques. Les deux premiers, tout comme le représentant légal d'ailleurs, sont élus par leurs pairs alors que la 2ème catégorie est désignée par ces groupements. Il n'y a donc que ceux qui les ont mandatés qui devraient les désavouer, mais en aucune manière le représentant légal. Celui-ci chercherait à faire changer les statuts de l'association afin de briguer un 3ème mandat, ce qui est contraire aux dispositions des statuts légaux actuels et ceux qu'ils a exclus (pour les remplacer par ses hommes de paille, malléables à volonté), sont parmi ceux qu'il craignait, pensant qu'ils allaient lui donner du fil à retordre pour ses projets peu démocratiques.
Rappelons que M. Ntambuka (aujourd'hui sénateur) est à la tête de la COMIBU depuis 1995, mais il refuse de partir alors que son 2è et dernier mandat a expiré depuis l'an 2001. Plus grave, au lieu de cela, il s'est accordé une transition de 3 mois depuis décembre 2001, au terme de laquelle devraient être élus de nouveaux organes dirigeants; "sur une base fausse", clame-t-on au ministère de l'intérieur où on n'apprécie pas du tout "les tendances à l'exclusivisionnisme" du dirigeant controversé de la COMIBU.
Burundi - Travail.
Le personnel de l'IGEBU se met en grève ...
Gitega, le 12 avril 2002 (Net Press). Le personnel de l'IGEBU (institut géographique du Burundi) s'est réuni ce matin en assemblée générale pour évaluer le suivi de ses revendications. Les travailleurs ont constaté qu'aucune suite n'y a été réservée par les autorités habilitées, puisque leur nouveau statut tarde visiblement à entrer en application. Dans d'autres services de l'Etat qui avaient les mêmes réclamations, ont-il dit, cette promesse a été tenue depuis plusieurs mois. Ils ont donc décidé de se mettre en grève illimitée dès ce 12 avril 2002, à 14 heures, pour se faire entendre.
Burundi - Enseignement.
Le ministre de l'éducation nationale tente d'apaiser le mouvement de grève des étudiants de l'E.N.S.
Bujumbura, le 12 avril 2002 (Net Press). Après une semaine de grève à l'E.N.S., le ministre de tutelle, M. Prosper Mpawenayo a rencontré le directeur et une délégation des étudiants en vue de trouver une solution aux revendications à l'origine de leur mouvement de grève. A l'issue de cette rencontre, un consensus a été dégagé sur presque toutes les questions, si on en croit à un communiqué de presse émanant du ministère de l'éducation nationale. Selon ce communiqué, il a été retenu que le travail de fin d'études doit se faire car "il s'agit d'un travail qui doit être connecté aux stages pratiques, à la formation pédagogique et aux cours de la spécialité à enseigner". Quant à la question de triplement, le même communiqué souligne qu'il a été décidé que l'E.N.S. appliquera les dispositions en vigueur dans les facultés l'université du Burundi qui ont un premier cycle de 3 ans (Médecine, par exemple). Et d'ajouter que la formation à l'E.N.S. comprend un seul cycle terminal de 3 ans qui confère le diplôme de professeur titulaire de l'enseignement secondaire conformément aux missions dévolues à l'E.N.S. Soulignons que les délégués de classes ont accepté d'accompagner la direction de l'E.N.S. pour aller présenter à l'ensemble des étudiants les résultats de ce consensus, en vue d'une reprise immédiate des cours. Nous apprenons néanmoins que les étudiants n'ont pas repris le chemin des auditoires ce 12 avril 2002. D'après le directeur de l'E.N.S., M. Charles Nditije, malgré le "parfait consensus" auquel avaient abouti la direction et les délégués de classes, le reste des étudiants les ont désavoués. C'est dans ce contexte que M. Nditije a encore une fois rencontré les délégués des étudiants pour poursuivre les discussions.
Burundi - sécurité.
Des terroristes-génocidaires tendent une embuscade sur l'axe Bujumbura - Rugombo.
Cibitoke, le 12 avril 2002 (Net Press). Un groupe de terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl en provenance de la RDC a tendu une embuscade à 3 véhicules de transport sur la route Bujumbura-Rugombo dans la matinée de ce 11 avril 2002. Ces criminels ont tiré sur ces véhicules au moment où ces automobiles franchissaient la localité de Nyamitanga en commune Buganda, en direction de la capitale, Bujumbura. Les commerçants qui étaient à bord ont reçu l'ordre de verser tout l'argent qu'ils avaient sur eux. Ainsi, une somme de plus d'un million de francs burundais a été emportée par ces tueurs qui se sont aussitôt repliés sur les localités de Ntunda et de Gisabagi en RDC, d'où ils étaient venus. Les forces de l'ordre n'ont même pas eu le temps d'intervenir, le forfait des terroristes-génocidaires ayant pris un temps très court. Rappelons que les passagers qui empruntent cette route sont souvent victimes des attaques de ces criminels qui, soit pillent, soit tuent les populations civiles sans défense.
Article 1. Maître de l'ouvrage.
Le Maître de l'Ouvrage est la SOCABU, B.P. 2440, Bujumbura
Article 2. Objet du marché.
Le marché à conclure consiste en des travaux de rénovation et transformation des bureaux du service commercial au siège de la SOCABU à Bujumbura. Le délai d'exécution est de 4 mois calendrier.
Article 3. Mode de consultation.
Appel d'offres ouvert.
Article 4. Type de marché.
Le marché, objet du présent appel d'offres, est un marché globalement forfaitaire à prix fermes et non-révisables, payable en Francs Burundais.
Article 5. Allotissement.
Le marché est en un seul lot.
Article 6. Financement.
Le marché est financé par la SOCABU. C'est un marché non exonéré des droits et taxes.
Article 7. Justification des qualités et capacités du soumissionnaire.
Se référer à l'article 8 du règlement particulier d'appel d'offres.
Article 8. Monnaie de l'offre.
L'offre sera exprimée uniquement en Francs Burundais.
Article 9. Délai d'engagement.
Les soumissionnaires restent engagés par leur offre pendant un délai de 90 jours à compter de la date limite de remise des offres.
Article 10. Renseignements.
Des renseignements techniques pourront être demandés au bureau d'études : "Chantier Assistance", Chaussée P.L. Rwagasore n° 7, BP 1878, Bujumbura. Tél. 22 0561, fax : 22 0856.
Article 11. Visite des lieux.
La visite des lieux peut être effecuée tous les jours ouvrables de 15h à 17h 30 jusqu'au 30 avril 2002.
Article 12. Caution de soumission.
Une caution de soumission de 500.000 Fbu ou un chèque certifié du même montant.
Article 13. Dépôt des offres.
Les offres devront parvenir à la SOCABU au plus tard le 3 Mai 2002 à 9h du matin.
L'ouverture se fera le même jour à partir de 9h 15.
Les dossiers sont à remettre au Secrétariat de la Direction Générale de la SOCABU, Tél. 22 6520, BP. 378 Bujumbura - Burundi.
Article 14. Acquisition du dossier d'appel d'offres.
Le dossier d'appel d'offres est disponible à la SOCABU, au Secrétariat de la Direction Générale, Tél. 22 6520, Fax : 22 6503, E-mail :
SOCABU@cbinf.com, contre paiement d'une somme de (trente mille francs) 30.000 Fbu.