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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Transition.

Cessez-le-feu : s'agissait-il du chantage ?

Bujumbura, le 12 juillet 2001 (Net Press). Avec un supplément de 18 mois aux 130 mois qu'aura déjà passés Buyoya à goûter aux délices du pouvoir en gouvernant le Burundi, "l'homme-providence" du Burundi peut être satisfait, tirer sa révérence et partir en retraite dorée sur son île de rêve. Après lui, le déluge, dirait un observateur qui a suivi le parcours du président Buyoya surtout ces derniers mois, quand il passait des nuits blanches, voyageant de capitale en capitale pour solliciter les ultimes petits 18 mois qui constituent néanmoins un long calvaire pour ceux qui ploient sous le poids de la guerre. Il a eu ses 18 mois après avoir bien manipulé le cessez-le-feu pour exiger des prolongations. Dès lors qu'il a eu sa transition, il a oublié le cessez-le-feu qu'il pourrait brandir encore une fois le moment venu.

Finalement, que signifiait le cessez-le-feu pour Buyoya et ses serviteurs quand ils criaient sur le toit en disant que sans cessez-le-feu, la transition est impossible et qu'ils ne pouvaient donc pas partir ? Sans cessez-le-feu, les institutions de transition prévues par l'accord d'Arusha ne signifient pas grand-chose, puisque les gens vont continuer à mourir. Sans cessez-le-feu, il pourrait encore dire que la transition ne peut pas prendre fin. Est-ce pour cela que Mandela a exigé de Buyoya de signer un départ non négociable après 18 mois ? Le vieux médiateur ne manque pas d'intuition.

Au-delà des ambitions du président Buyoya de passer à sa 3è phase dynastique (Buyoya III), c'est la question du sens du pouvoir au Burundi qui se pose : est-il normal qu'une personne ou une classe politique place en avant sa longévité politique au détriment de la survie de tout un peuple ?, n'ont pas hésité à s'interroger beaucoup de Burundais. "Accepter de piloter une nouvelle transition sans condition, et surtout celle de cessez-le-feu, n'est pas de l'altruisme et encore moins du patriotisme", a déclaré un opposant tutsi proche du G8. Il faut descendre plus bas pour comprendre cela. Les "mauvais troglodytes" de Montesquieu ne feraient pas pire qu'une certaine classe politique burundaise, a-t-il ajouté.

Placer le cessez-le-feu aux calendes grecques en faveur d'une gestion du pays pendant 18 mois est, selon tous les analystes, un cas d'école. Cela est d'autant plus insaisissable que le G10 représente les victimes de cette guerre de nature génocidaire dont il veut de fait les prolongations. Peut-être que ceux qui meurent de cela ne sortent pas de chez les leaders de ces partis. Sinon, les artisans de la gestion de transition sans cessez-le-feu n'auraient pas accepté d'hypothéquer la survie des leurs au moment où le CNDD par la bouche de Jean-Marie Ngedahayo et le Palipehutu affirment haut et fort qu'ils poursuivront la guerre, le génocide en réalité.

Une question enfin : Que pourra faire Buyoya pour la paix dans les 18 mois qui s'annoncent et qu'il n'a pas pu faire avant, c'est-à-dire en 130 mois "d'action de sauvetage" (comme il le disait lui-même en revenant aux affaires en 1996)? Encore 18 mois de la mort au quotidien et peut-être le début de la fin de ceux que le génocide traque depuis 1993. A moins que ceux-ci ne se resaississent.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires de retour dans la région de Mpanda.

Bubanza, le 12 juillet 2001 (Net Press). Les terroristes-génocidaires du FNL qui ne faisaient plus parler d'eux depuis un peu plus de 3 mois ont attaqué dans la matinée de ce 11 juillet la localité de Mpanda (Gihanga). C'était vers 7 heures du matin et les forces de l'ordre ont immédiatement déclenché des opérations de poursuite ont duré environ un quart d'heure. Ces tueurs venaient de la réserve naturelle de la Rukoko, réputée très inhospitalière, et par où ils se sont repliés. Aucun dégât n'est à signaler mais la population locale a pris peur.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires incendient un véhicule en commune Rumonge.

Bururi, le 12 juillet 2001 (Net Press). Les terroristes-génocidaires ont incendié hier soir un véhicule qui était en panne dans la localité de Kigwena en commune de Rumonge, province Bururi. Ces criminels ont fait irruption dans la forêt de Kigwena, la sentinelle du véhicule ayant fui à la vue de loin de ces tueurs. A leur arrivée, ils ont brûlé le véhicule. Ces terroristes-génocidaires font souvent beaucoup de dégâts dans cette localité car ils profitent de la forêt de Kigwena qui leur sert de sanctuaire et de lieu de repli après avoir commis des forfaits.

Burundi - Processus de paix.

Charles Mukasi se déclare non surpris par les résultats de "l'accord de Pretoria".

Bujumbura, le 12 juillet 2001 (Net Press). Après la reconduction par Mandela, du président Buyoya à la tête du pays pendant la première tranche de la transition (qui sera secondé par Domitien Ndayizeye), le président du parti Uprona non négociateur, M. Charles Mukasi a réagi à "l'accord de Pretoria" en déclarant qu'il n'en a aucunement été surpris. Selon M. Mukasi, ont été surpris uniquement ceux qui avaient cru à l'accord d'Arusha. Pour lui, ceux qui ont traité de tous les noms son parti pourront maintenant comprendre qu'ils ont perdu leur temps en adhérant à l'accord d'Arusha, puisque leurs idées n'ont pas été tenues en considération. "Rien ne peut être changé en étant dedans", a poursuivi M. Mukasi.

Concernant l'argument du soutien de l'armée avancé par Mandela pour imposer l'actuel chef de l'Etat, M. Mukasi se dit choqué car, la neutralité de l'armée est désormais mise en doute. D'après Charles Mukasi, cela rappelle les négociations de Kigobe et Kajaga en 1993 quand les partis politiques ont été enfermées pour que le haut commandement de l'armée impose le président Ntaryamira. Le même scénario s'est reproduit en novembre 1994 quand l'armée a imposé Ntibantunganya comme président. M. Mukasi a expliqué qu'il a refusé Arusha parce qu'il savait que ce processus ne pouvait mener nulle part. Et d'ajouter qu'il savait que ces négociations n'aboutiraient qu'au maintien du président Buyoya en place. M. Mukasi a indiqué que le cessez-le-feu n'aura pas lieu tant que le Burundi n'aura pas adhéré à l'accord de Lusaka. M. Mukasi conclut que c'est dommage qu'on ait abouti à de tels résultats après plus de deux ans de négociations. Il reste néanmoins convaincu que tôt ou tard le Burundi adhérera à l'accord de paix de Lusaka.

Burundi - Processus de paix.

La principale organisation de lutte contre le génocide au Burundi regrette que Pretoria ait enterré le dossier du génocide des Tutsi qui reste impuni.

Bujumbura, le 12 juillet 2001 (Net Press). La principale association de lutte contre le génocide au Burundi, "AC Génocide - Cirimoso" vient de réagir à "l'accord de Pretoria" qui a choisi le tandem Buyoya-Ndayizeye pour diriger la première tranche de la transition, tout en imposant au major tout un tas de conditionnalités concoctées par le Frodebu-Minani que beaucoup de Tutsi trouvent inacceptables. Pour le professeur Venant Bamboneyeho, président et représentant légal de "AC Génocide-Cirimoso", avec les 11 engagements du président Buyoya, le dossier du génocide des Tutsi vient d'être "officiellement enterré", puisque le parti Frodebu, auteur du génocide de 1993 à nos jours ne sera jamais inquiété. Pour M. Bamboneyeho, le génocide des Tutsi est un crime contre l'Humanité qui reste occulté et dont les auteurs "restent malheureusement impunis et jouissant de toute leur liberté".

Le professeur Bamboneyeho regrette que les morts emportés par le génocide continuent à être enregistrés alors que leurs bourreaux seront d'ici peu sous protection des casques bleus. "Le suicide de toute une Nation a été propulsé, il faut donc rester vigilant pour sauver le peu qui reste à sauver", conclut le professeur Bamboneyeho.

Burundi - Processus de paix.

"Nelson Mandela a échoué dans la recherche de la paix pour le Burundi", selon le mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya.

Bujumbura, le 12 juillet 2001 (Net Press). Le mouvement PA-Amasekanya a écrit ce 11 juillet 2001 au médiateur dans le conflit burundais Nelson Mandela, pour lui signifier qu'il a failli à sa mission de ramener la paix au Burundi. Pour PA-Amasekanya, tout accord qui écarte les rescapés du génocide est voué à l'échec. Ce mouvement regrette que "l'accord qui a été signé hâtivement" le 28 août 2000, considère le Frodebu, le Cndd-Fdd, Palipehutu, Fnl et leurs alliés qui continuent le génocide comme étant des "key players" dans le processus de paix inter-burundais.

Ce mouvement déplore aussi qu'il soit marginalisé par le processus d'Arusha parce qu'il résiste par la non-violence, contre le terrorisme et le génocide. Selon PA-Amasekanya, l'accord d'Arusha a laissé de côté les problèmes majeurs du peuple burundais car, parmi les délégations qui étaient présentes à Arusha, personne n'a demandé "la cessation immédiate du génocide des Tutsi en cours depuis 1993, les massacres des Hutu modérés, l'arrêt des pillages et la destruction des biens des citoyens par le Frodebu-Cndd-Palipehutu". Enfin, selon PA-Amasekanya, Arusha et Pretoria ont "imposé un système qui ne donne pas la paix aux Burundais".

SRD BUYENZI

AVIS DE MISE EN VENTE PUBLIQUE.

La Société Régionale de Développement du Buyenzi en liquidation (SRD Buyenzi) porte à la connaissance de toute personne intéressée qu'elle met en vente publique des maisons d'habitation et des parcelles sises dans les enceintes de la DPAE Ngozi (Ngozi).

Ces immeubles sont vendus dans leur état actuel. La visite de ces immeubles et de ces parcelles est organisée pour tous les intéressés pendant les jours ouvrables de 9h 00' à 12h et de 14h à 17h 30' à partir de ce jeudi 12 juillet 2001. Les offres sous plis fermés avec un extrait de versement sur le compte BCB N°77170 d'une caution de 500.000 FBu pour les maisons d'habitation et 15.000 Fbu non remboursable pour les parcelles seront adressées à la commission de liquidation de la SRD Buyenzi.

Cette caution sera déduite du prix de ces immeubles pour le(s) soumissionnaire(s) gagnant(s) et restituée pour le(s) soumissionnaire(s) perdant(s). En cas de désistement d'un des soumissionnaires gagnants, la caution restera acquise à la commission de liquidation de la SRD Buyenzi.

L'ouverture des enveloppes est fixée au vendredi 20 juillet 2001 à 10 heures dans les enceintes de la DPAE Ngozi. Les soumissionnaires gagnants devront payer par chèque certifié dans les 8 jours après l'affichage des résultats. La cession de chaque bien immeuble s'effectuera après versement par l'acquéreur de taxes sur les transactions et les droits de mutation.

La commission de liquidation de la S.R.D. Buyenzi se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle des immeubles.

Communiqué.

La Banque Commerciale du Burundi (BANCOBU) a le plaisir de porter à la connaissance de son aimable clientèle que le service "Caisse" de la Banque sera ouvert au siège tous les samedis de 8h 30' à 11h 30' à partir du 14 juillet 2001.

 

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f.com, contre paiement d'une somme de (trente mille francs) 30.000 Fbu.


>ENFIN, POUR ABOUTIR A UN CESSEZ-LE-FEU, LA NOTE RECOMMANDE DES