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Bujumbura-Burundi

Burundi - Manifestation.

La marche-manifestation du parti Parena étouffée par la police.

Bujumbura, le 12 août 2001 (Net Press). La marche-manifestation prévue par le parti Parena pour ce 11 août 2001 n'a finalement pas eu lieu, la police anti-émeutes ayant ceinturé toutes les places publiques de la capitale. La même police a procédé à l'arrestation de la quasi-totalité des dirigeants de ce parti. Rappelons que le vice-président de ce parti, M. Cyrille Barancira avait été interpellé pour sa part dans l'après-midi du 10 août 2001 par la documentation nationale (police présidentielle), pour avoir apposé sa signature au bas du communiqué appelant la population urbaine à cette manifestation. Il reste détenu par cette police jusqu'à l'heure actuelle.

Les autres personnes interpellées sont Zenon Nimubona, commissaire à l'information du parti Parena, Léonidas Ntakaye, secrétaire général-adjoint chargé de l'administration, Christophe Hicintuka, secrétaire permanent, Salvator Ndizeye, président du parti dans la zone Ngagara, Juvenal Ndayitwayeko, animateur à la radio nationale et président de la section du Parena dans la zone Kanyosha, Khéris Manirakiza, Samson Ntunguka, André Nyamurangwa et un journaliste d'une radio locale "BONESHA FM", Firmin Ndayegamiye. Toutes ces personnes ont été arrêtées puis acheminées à la BSR (brigade spéciale de recherche). M. Ndayegamiye a été relâché le même jour après tout de même 5h de détention.

M. Isaac Nitereka a été appréhendé à la BSR alors qu'il était allé voir ses amis dirigeants et sympathisants du Parena.

Signalons que dans la même foulée, un ancien militaire du grade de Major, M. Déo Bugegene, a été lui aussi embarqué pour passer environ quatre heures à la BSR. M. Bugegene a indiqué que ceux qui l'ont arrêté l'ont fait sciemment car ils le connaissaient très bien en tant qu'officier supérieur et qu'ils savaient pertinemment qu'il n'est pas membre du Parena.

De son côté, M. Samson Ntunguka (un privé qui, officiellement, n'occupe aucune fonction au sein du Parena) a été relâché en début d'après-midi de ce dimanche 12 août 2001 après un jour d'incarcération. Il a indiqué à la notre Rédaction que les conditions de détention sont déplorables à la BSR et à la PSR "même si les gendarmes étaient parfois bons, comme ils pouvaient subitement changer d'humeur". Il aurait été libéré parce que souffrant d'hypertension. Raison pour laquelle d'ailleurs il a été dès la soirée de ce samedi transféré de la PSR vers la BSR où il y a un peu plus d'espace. Les motifs de son arrestation ne lui ont pas été signifiés jusqu'à sa libération. Il a quitté la prison en compagnie de M. André Nyamurangwa qui aurait été contraint de verser une amende de 30.000 Fbu.

Au total, une cinquantaine de personnes auraient été interpellées ce samedi 11 août 2001. La plupart étaient en tenue de sport et la gendarmerie qui n'avait pas lésiné sur les moyens (gaz lacrymogène, boucliers anti-émeutes, ...), les a facilement pris pour des manifestants. La quasi-totalité des dirigeants du parti Parena restent incarcérés dans les différents cachots de la gendarmerie, de même beaucoup d'autres militants et parfois de simples citoyens.

Burundi - Télécommunications.

Le ministre du transport, postes et télécommunications change finalement d'avis et annonce son engagement officiel à trouver une solution définitive au conflit Telecel-Onatel.

Bujumbura, le 12 août 2001 (Net Press). Le ministre des transports, postes et télécommunications, M. Cyprien Mbonigaba qui avait refusé d'obtempérer aux injonctions du 2è vice-président de la République (voir "Net Press" du 9 août 2001), vient finalement de changer d'avis en prenat officiellement l'engagement de "résoudre la crise entre l'Onatel et Telecel Burundi". Il demande pour ce faire aux directeurs généraux de l'Onatel et de Telecel de surseoir à la signature de l'accord d'interconnexion jusqu'à nouvel ordre. Il demande en même temps aux travailleurs de l'Onatel (grévistes) de regagner leurs postes d'attache ce lundi 13 août 2001.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires du FNL attaquent une fois de plus la zone Gihosha.

Bujumbura, le 12 août 2001 (Net Press). Des tirs à l'arme automatique ont été entendus la nuit dernière (du 11 au 12 août 2001) dans les quartiers Nord de la capitale. Il s'agissait des terroristes-génocidaires du FNL qui attaquaient le quartier Gikungu de la zone Gihosha.

Selon des témoignages recueillis sur place, ces terroristes-génocidaires étaient venus des montagnes surplombant la ville de Bujumbura. Ils ont principalement ciblé le domicile du pasteur Joseph Ndikubwayo de l'Eglise Adventise du 7ème jour, d'origine hutu pourtant. Ils ont défoncé le portail et la porte pricipale de la maison avant de pénétrer dans son intérieur. Ils ont ensuite exigé de leurs "hôtes" de l'argent qui n'ont pu que s'exécuter. Ils ont également volé dans la même maison beaucoup de vivres et d'habits.

Comme si ces dégâts n'étaient suffisants, ces criminels ont littéralement réduit en cendres deux véhicules appartenant à cette famille et qui se trouvaient dans la cour de la parcelle. Ils sont repartis en kidnappant un fils du pasteur Ndikubwayo qu'ils n'ont relâché que ce dimanche matin.

Ces criminels ont par ailleurs incendié 9 autres véhicules et pillé beaucoup de vivres dans différents ménages. Deux vaches qu'ils avaient emportées ont été récupérées par les forces de l'ordre. Les tirs ont duré environ 1h 30' (de 23h à minuit 30').

Burundi - Syndicats.

La Cosybu félicite le syndicat de l'Onatel pour son comportement "exemplaire".

Bujumbura, le 12 août 2001 (Net Press). La Confédération des Syndicats du Burundi (COSYBU, la centrale syndicale la plus représentative au Burundi), vient d'adresser une lettre au comité de la section syndicale de l'Onatel pour le féliciter "dans la noble lutte" dans laquelle il est engagé, pour "la solidarité, la maîtrise technique du dossier et la fermeté" a fait montre ce syndicat. Pour la COSYBU, la "compromission dans laquelle le patron de Télécel et les gestionnaires de l'ONATEL se sont lancés n'aura d'autres effets que la mise de cet établissement de porte-à-faux, l'augmentation disproportionnée des tarifs de l'ONATEL au détriment des consommateurs tout en favorisant un enrichissement d'une poignée d'individus". La COSYBU formule enfin le voeu que l'action du personnel serve "d'exemple à tous les travailleurs burundais pour la lutte contre les malversations et les détournements de tous genres". (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Parti politique.

"Je ne suis pas du tout un dissident du PRP", déclare M. Clément Nkurunziza.

Bujumbura, le 12 août 2001 (Net Press). La dernière session d'Arusha du 23 juillet 2001 pour l'intronisation de l'exécutif de transition désigné par le médiateur a connu la participation d'un bon nombre des négociateurs dont M. Clément Nkurunziza pour le compte du "parti pour la réconciliation du peuple" (PRP). Notre rédaction l'avait alors taxé de dissident que ceux qui prétendaient représenter les partis MSP-Inkinzo, Raddes, Anadde. M. Clément Nkurunziza a contacté notre rédaction afin de souligner qu'il avait été invité en bonne et due forme par le président du PRP, M. Mathias Hitimana et nous a même montré la lettre d'invitation.

Dans cette lettre d'invitation du 18 juillet 2001, M. Hitimana demandait à MM. Clément Nkurunziza et Jean Nibayubahe de se présenter à l'agence de voyage Nitra pour retirer leurs billets Bujumbura-Nairobi-Bujumbura et de le rejoindre à l'hôtel Hilton de Naïrobi.

Les trois hommes se sont retrouvés comme prévu et à Arusha, ils ont travaillé ensemble pendant trois jours sur cinq. Après, M. Nkurunziza a travaillé pour le compte de l'Abasa, tendance Nsanze. A la question de savoir pourquoi il a quitté Hitimana alors que c'est lui qui l'avait invité, M. Nkurunziza a indiqué qu'il était déçu par le comportement de son président qui cherchait à arrêter des stratégies communes avec le G7 alors que lui ne l'entendait pas de cette oreille. Il a préféré virer vers un parti qui avait les mêmes points de vue politiques que lui. Sinon, il n'a pas été envoyé par le pouvoir comme d'aucuns veulent le faire croire, a-t-il conclu.

Message du Programme Elargi de Vaccination (PEV)

Dans le cadre de l'initiative mondiale d'éradication de la poliomyélite, le Burundi organise les 5èmes journées nationales de vaccination contre la poliomyélite, du 20 au 24 août 2001 pour le premier passage et du 24 au 28 septembre pour le 2ème passage.

La particularité de ces 5èmes journées est l'utilisation de la stratégie "porte-à-porte" pour la ville de Bujumbura et les chefs-lieux des provinces afin d'atteindre la totalité des enfants âgés de moins de 5 ans. Ces 5èmes journées répondent à un impératif de prévenir le risque de réintroduction du virus de la poliomyélite au Burundi à partir des pays voisins. En effet, le Congo Kinshasa, le Congo Brazzaville et l'Angola regorgent encore d'innombrables cas de polio-virus.

 

Les soumissionnaires gagnants devront payer par chèque certifié dans les 8 jours après l'affichage des résultats. La cession de chaque bien immeuble s'effectuera après versement par l'acquéreur de taxes sur les transactions et les droits de mutation.

La commission de liquidation de la S.R.D. Buyenzi se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle des immeubles.

Communiqué.

La Banque Commerciale du Burundi (BANCOBU) a le plaisir de porter à la connaissance de son aimable clientèle que le service "Caisse" de la Banque sera ouvert au siège tous les samedis de 8h 30' à 11h 30' à partir du 14 juillet 2001.

 

Retour

 

f.com, contre paiement d'une somme de (trente mille francs) 30.000 Fbu.


>ENFIN, POUR ABOUTIR A UN CESSEZ-LE-FEU, LA NOTE RECOMMANDE DES