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Burundi - USA - Terrorisme.
La classe politique du Burundi se joint au peuple américain pour condamner les attentats terroristes qui viennent de frapper les Etats-Unis.
Bujumbura, le 12 Septembre 2001 (Net Press). Au lendemain des attentats terroristes qui ont fait, dit-on, des milliers de victimes innocentes à Washington et à New-York (Etats-Unis d'Amérique), la classe politique burundaise a réagi ce matin à cette triple attaque en la condamnant, de façon unanime et très énergiquement, et en appelant à une "punition exemplaire" pour ses commanditaires.
Le président Buyoya a, le premier, écrit à son homologue George W. Bush afin de lui présenter ses "condoléances les plus attristées et condamner" avec toute son énergie "cette barbarie sans nom".
Contacté par la rédaction, le porte-parole du gouvernement et ministre de la communication, M. Luc Rukingama, a "condamné sans réserve cet acte terroriste innommable" qui est, selon lui, un "crime contre l'humanité". Il a demandé que tout soit fait dans l'urgence pour que les commanditaires de ces attaques soient connus et "sévèrement punis". Selon lui, la leçon que la sous-région, en général, et le Burundi, en particulier, peut tirer de cette tragédie est que "le terrorisme peut toujours frapper n'importe où, n'importe qui et n'importe quand". C'est pour cela, a-t-il ajouté, que le monde entier doit se coaliser afin de combattre efficacement le terrorisme.
Concernant le Burundi, il a regretté que malgré des "crimes de même gravité qui crèvent les yeux, les Burundais ne parviennent pas à s'entendre pour qualifier ces actes ignominieux et les combattre comme il faut".
Pour sa part, le président du MSP-Inkinzo (qui fait partie du G10), le Dr. Alphonse Rugambarara a, après avoir transmis les condoléances de sa formation politique au gouvernement et au peuple américains, énergiquement condamné ces actes de terrorisme aveugle et insensé. Il a ajouté qu'il réprouve tout recours à la violence "même pour des causes qui pourraient être valables ou justes". D'après lui, la communauté internationale devrait "être plus vigilante et moins tolérante à l'égard du terrorisme, d'où qu'il vienne, des idéologies totalitaires et même du terrorisme d'Etat".
Il a condamné les intégrismes de toute sorte, qu'ils soient islamiste ou ethnique, et a indiqué qu'il trouve "inadmissible que la communauté internationale cherche à passer sous silence les actes terroristes et génocidaires de la rébellion qui ne veut toujours pas rejoindre la table des négociations".
Interrogé sur l'observation de la journaliste belge Colette Braeckman (dans son livre "Rwanda, Histoire d'un génocide") selon laquelle vouloir imposer aux gouvernements rwandais et burundais une amnistie ou un pardon généralisé pour les génocidaires tout en poursuivant la chasse des Nazis, 50 ans après la 2ème Guerre Mondiale et la Shoah est "la forme la plus perverse du racisme", le Dr. Rugambarara a déclaré partager à 100% cette opinion. Pour lui en effet, "l'exigence de la reconnaissance de la faute et du crime doit être permanente est universelle", parce que "tous les hommes, noirs ou blancs, s'équivalent".
De son côté, l'ancien candidat à la présidence de la transition et président-fondateur du MRC (Mouvement national de résistance pour la réhabilitation du citoyen), le colonel Epitace Bayaganakandi, a écrit à l'ambassadeur des Etats-Unis au Burundi, pour lui exprimer sa sympathie et sa "totale solidarité". Selon le colonel Bayaganakandi, "l'acte terroriste d'ampleur exceptionnelle subi par les Américains est encore plus vivement ressenti par le peuple burundais, victime quotidienne des menaces de vies humaines et de destructions de tos genres".
D'après le porte-parole du MRC, Me Laurent Nzeyimana, son mouvement ne peut que "condamner totalement et sans réserve cet acte barbare qui devrait rappeler à tout être humain que le terrorisme aveugle qui frappe, depuis des années, d'innombrables victimes au Burundi et dont nous sommes à la fois victimes et témoins, doit être condamné par tout le monde et sans réserve". Car, cette tragédie qui vient de s'abattre sur les Etats-Unis est naturellement frappante, de part le nombre des victimes, "mais au Burundi, si on se mettait à faire la comptabilité macabre des victimes quotidiennes de la rébellion en seulement 12 mois, on se rendrait compte que l'ampleur du terrorisme ethnique de ces groupes est autrement plus effroyable". Selon lui, la communauté internationale devrait savoir qu'"une vie humaine vaut une vie humaine" et condamner dans les termes qu'il faut le terrorisme des groupes armés du Burundi.
Face à l'indignation et à la condamnation unanimes de ces actes terroristes, le président de l'Uprona non-négociateur, M. Charles Mukasi, a écrit dans "Burundinet" de ce matin que "seul le Burundi, sous le pouvoir en place, est capable d'élever les auteurs de ce genre d'actes, et même d'autres plus graves comme le génocide, en piliers des institutions et les déclarer, toute honte bue, partenaires d'un processus dit de paix...".
Pour sa part, le porte-parole du G7 et dirigeant influent du Frodebu-Minani, M. Charles Karikurubu, a indiqué que son parti condamne ces actes de terrorisme. Il a précisé que "toute violence est mauvaise", mais a souligné que dans le cas du Burundi, on ne saurait condamner les violences car "le cessez-le-feu n'est pas encore là".
Au sujet du sort à réserver à ceux qui se sont rendus coupables de violence et d'actes de terrorisme, il a fait savoir que "l'accord d'Arusha est clair là-dessus : le protocole I prévoit la mise en place de 2 commissions qui trouveront une réponse appropriée à la question". Il a refusé de faire le moindre commentaire sur l'affirmation d'une certaine opinion selon laquelle la communauté internationale a une politique de deux poids deux mesures selon que les victimes sont blanches ou noires.
Burundi - Justice.
Le dossier des présumés assassins de Mgr. Joachim Ruhuna pourrait être programmé au cours des prochaines sessions criminelles.
Bujumbura, le 12 Septembre 2001 (Net Press). Cinq ans après l'assassinat de Mgr. Joachim Ruhuna, alors Archévêque de Gitega, ses assassins ne sont pas encore jugés. De source judiciaire, on apprend que les avocats de l'illustre disparu avaient demandé à la chambre criminelle de combler toutes les insuffisances relatives à ce dossier. En effet, il fallait que toutes les personnes impliquées dans ce dossier soient identifiées pour être poursuivies. C'est ainsi que le ministère public a mené des investigations pour des compléments d'instruction. Cela ayant été fait, le dossier de ces présumés criminels pourrait très prochainement être reprogrammé au cours des sessions criminelles prévues le mois prochain.
Burundi - Politique
Le PL de Ntidendereza déplore que l'accord de paix d'Arusha n'ait pas accordé à la répression du crime de génocide l'importance qu'elle mérite.
Bujumbura, le 12 Septembre 2001 (Net Press). Dans une déclaration qu'il vient de rendre publique, le parti libéral, aile Ntidendereza, déplore que l'accord d'Arusha n'ait pas accordé à la répression du crime de génocide l'importance qu'elle mérite. Ce parti fustige aussi l'attitude de la communauté internationale et de l'initiative régionale qui considèrent la réforme de l'armée et l'intégration des "rebelles" en son sein comme la principale solution au conflit qui déchire le Burundi depuis 4 décennies.
Le PL-Ntidendereza est d'avis qu'à l'instar des deux visages du dieu Janus, la question du génocide et celle de la structure de l'armée sont intimément liées et que résoudre l'une et laisser de côté l'autre comme l'a réalisé Nelson Mandela revient à séparer deux soeurs siamoises.
Pour ce parti, la promulgation d'une amnistie et d'une immunité même provisoire pour les criminels sera contre-productive et loin de mettre fin au conflit et à la crise burundaise, constituera un facteur d'aggravation de cette crise. Le PL exige une stricte concommittance de la réforme de l'armée et de la mise en place du mécanisme de protection des populations menacées de génocide et une rigoureuse mise en place du rythme de ces opérations. Ce parti exige enfin que toute personne accusée de "crime, même à mobile politique, soit exclue des futures institutions de transition".
Burundi - Détention.
Le président de PA-Amasekanya de nouveau dans les geôles de la BSR.
Bujumbura, le 12 Septembre 2001 (Net Press). Le président du mouvement d'auto-défense PA-Amasekanya, M. Diomède Rutamucero, a été de nouveau arrêté par la gendarmerie vers 4h du matin. Il a été ensuite conduit vers la Brigade Spéciale de Recherche (BSR). Jusqu'en fin d'avant-midi, il n'avait toujours pas été interrogé, selon ses proches. Il lui est reproché d'avoir organisé une "manifestation interdite" en date du 9 septembre 2001. C'était à l'occasion de la célébration du 5ème anniversaire de l'assassinat de Mgr. Joachim Ruhuna. Ce jour-là, les membres de PA-Amasekanya ont brandi, au sortir de la messe, des pancartes dénonçant et décriant le génocide des Tutsi dont ce juste parmi les justes est, selon ce mouvement, la nième victime.
Rappelons qu'il n'y a pas un mois il avait été incarcéré pendant 6 jours à la BSR pour "imputation dommageable". Il avait dû payer une amende de 5000 Fbu afin d'être libéré. RECRUTEMENT D'EXPERTS POUR LE SECRETARIAT DE L'ASSOCIATION DE GESTION DES PORTS DE L'AFRIQUE DE L'EST ET AUSTRALE. L'association de gestion des Ports d'Afrique de l'Est et Australe (PMAESA) est une organisation régionale dont les membres sont issus des autorités portuaires, des Ministères des Transports et autres partenaires qui ont un intérêt dans les activités Portuaires et Maritimes. Le Secrétariat de l'Association qui est basé à Mombasa (Kenya) est en expansion et recherche des candidats qualifiés pour deux postes : un économiste en transport et un expert maritime.
1° Economiste de transport a) Description des attributions Le titulaire sera sous la direction du Secrétaire Général et aura les responsabilités suivantes : - collecter, stocker, gérer et analyser les données de base sur l'activité portuaire (flux commerciaux, indicateur de productivité, tarifs, ...) - Etre en rapport avec les partenaires dans l'industrie de transport de la sous-région pour faire le suivi de la facilitation du trafic le long des différents corridors. - Préparer régulièrement les tendances analytiques (secteurs commerciaux, développement de l'engagement du secteur privé dans le domaine du transport, coûts le long des corridors, ...) - Continuer à mettre à jour le site web de l'Association www.pmaesa-agpaea.org ainsi que ses publications. - Coordonner les Commissions de l'association notamment la Commission chargée des questions de gestion portuaire, la Commission de transport de transit, et globalement la Commission chargée des communications. - Etre en rapport avec les organisations régionales et internationales engagées dans la facilitation de transport.
b) Profil Les qualifications communes requises pour les deux postes sont détaillées dans le dernier paragraphe. Pour le poste de l'économiste en transport, les qualifications supplémentaires requises sont les suivants : - Le candidat devra avoir un diplôme post-universitaire en économie ou en planification de transport. - Le candidat devra être familier avec les techniques d'analyse statistique.
2° Expert Maritime. a) Description des attributions. Le titulaire du poste sera sous la Direction du Secrétaire Général et aura les responsabilités suivantes : 1° Assister les Etats membres dans la mise en application du plan d'action pour la protection de l'environnement marin de la sous-région. o Coordonner les apports des membres du "PMAESA" pour la préparation des commissions techniques de l'organisation maritime internationale (OMI). o Etre en rapport avec le coordinateur régional de l'OMI sur les questions de la sécurié maritime et la protection de l'environnement. o Contribuer à la mise à jour du site web de l'association sur www.pmaesa-agpaea.org aussi bien que les autres publications. o Coordonner les activités des commissions de l'association, notamment la commission chargée de la protection de l'environnment marin et la sécurité et globalement de la commission des communications.
b) Profil. Le candidat sera familier avec les règlements et les conventions de l'OMI étant donné que sa tâche sera de coordonner la mise en application du plan d'action adopté par les gouvernements de la région, la commission économique régionale et l'OMI.
3° Conditions. En plus des conditions ci-dessus mentionnées, celles suivantes seront exigées pour les deux postes: o Les candidats doivent parler anglais ou français mais doivent connaître l'autre comme langue de travail o Les candidats doivent être âgés entre 35 et 50 ans. o Les candidats doivent avoir une expérience professionnelle dans l'industrie de transport international ou dans un domaine similaire pendant au moins 5 ans. o La connaissance de l'informatique est indispensable avec une expérience dans l'utilisation du Word, Excel, Access, Powerpoint et l'usage de communication basé sur Internet. o Les candidats doivent être présentés par le membre du PMAESA dans leur pays d'origine (la liste des membres de l'association est en annexe ou sur le site web www.pamaesa-agpaea.org). o La durée du contrat est de 3 ans renouvelable sur consentement mutuel. o Les lettres de candidature et le curruculum vitae détaillé doivent parvenir au Secrétariat le 1er octobre 2001 ou avant cette date à l'adresse suivante : PMAESA PO BOX 99209 MOMBASA-KENYA PHONE 254 11228334; E-mail : pmaesa@africa online-co-ke
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