NET PRESS
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Burundi - Processus de paix.
Le président de PA-Amasekanya poursuit sa tournée européenne.
Rome, le 12 novembre 2001 (Net Press). Le président du mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya, M. Diomède Rutamucero, est toujours en Europe où il continue sa tournée. Ce dimanche 11 novembre 2001, il a animé une conférence publique à Rome (Italie), dans la salle des conférences de San Egidio, avec à ses côtés le professeur italien Francisco Gnisci Bruno, lauréat du prix de l'Unesco pour l'éducation en 1984 et du prix Nobel de la paix en 1985.
La conférence de M. Rutamucero était centrée sur les origines de son mouvement, ses objectifs et sa position par rapport au génocide des Tutsi et du massacre des Hutus non acquis à l'idéologie de génocide. Il a réitéré son opposition au gouvernement mis en place en date du 1er novembre 2001. Il a rejeté toute idée d'amnistie ou d'immunité, même provisoire, des "terroristes-génocidaires regroupés au sein du Frodebu-Cndd-Fdd, du Palipehutu-Fnl, ..." et a exigé "le départ immédiat des troupes sud-africaines du territoire burundais". Il a enfin présenté au public présent dans la salle ce qu'il considère comme "les meilleures voies pour ramener la paix au Burundi", qui passent, selon lui, nécessairement et avant tout par une "justice saine et équitable contre les acteurs des divers crimes qui ont été commis dans ce pays".
Le professeur Francisco Gnisci Bruno a pour sa part indiqué que "très souvent la responsabilité de la violence incombe aux gestionnaires d'un pouvoir illégitime qui manipule l'information en leur faveur". Et de poursuivre en précisant que "les génocidaires se présentent sous 2 formes : ceux qui préparent et incitent à la violence et ceux qui exécutent ce projet macabre".
Pour que le pays puisse espérer retrouver la paix, il faut pour cela cultiver un sens aigu de justice "même si cela peut provoquer des rancoeurs". Il a poursuivi en expliquant que "pour se développer, le peuple a besoin de la paix" et que c'est pour cela qu'il faut promouvoir les valeurs de la paix auprès de la population. "La paix n'est pas seulement possible, elle est aussi et surtout nécessaire", a martelé le professeur Bruno qui a conclu son exposé en soutenant que la cohabitation pacifique des communautés et l'autodéfense sont de "très bonnes choses à appuyer".
Après les deux exposés, la parole a été accordée au public présent dans la salle qui comprenait une majorité de Burundais résidant en Italie (Hutu comme Tutsi) mais aussi quelques Italiens intéressés par la question burundaise. Certains intervenants ont encouragé les prises de position du président de PA-Amasekanya tandis que d'autres se sont déclarés surpris par ces positions d'autant plus que celles-ci ont été exprimées avec beaucoup de détermination. Certains ont même accusé M. Rutamucero de vouloir refuser tout dialogue avec les Hutu. Quelques uns auraient même voulu que le jugement de certaines personnalités haut-placées n'ait jamais lieu, comme c'est le cas aujourd'hui.
M. Rutamucero a répondu que son mouvement n'est pas du tout opposé au dialogue avec les "Hutu propres", c'est-à-dire ceux qui "n'ont jamais trempé dans un crime contre l'humanité ou le génocide". En définitive, a conclu le président de PA-Amasekanya, "nous sommes uniquement opposés à l'impunité du crime et demandons que la justice fasse son travail". M. Rutamucero était attendu à la mi-journée de ce lundi 12 novembre 2001 à Bruxelles, après quelques contacts utiles dans la capitale italienne.
Burundi - Enseignement.
Les étudiants de l'université du Burundi reprennent le chemin des auditoires, la tête haute.
Bujumbura, le 12 novembre 2001 (Net Press). Après l'appel lancé aux étudiants, successivement par les autorités rectorales et le président de leur association (l'ASSER) de regagner les auditoires, les étudiants ont répondu favorablement à cet appel. Ils se sont rassemblés ce matin près de leurs facultés et instituts, et ne cessaient de s'embrasser chaleureusement, beaucoup plus pour se féliciter que pour se saluer. Ils viennent d'avoir gain de cause. Après presque 3 semaines de grève, le ministre de l'éducation nationale, M. Prosper Mpawenayo a dû finalement se saisir de cette situation et a pris une décision salutaire pour eux, en leur accordant les 2 semaines de préparation des examens qu'ils avaient pacifiquement et depuis longtemps réclamées . S'il est vrai que tous les étudiants ont applaudi cette mesure, on se demande encore comment les autorités de cette université qui tenaient mordicus à ce que les deux semaines ne soient accordés à ces étudiants, ont accueilli cette mesure. Sous d'autres cieux, cette contradiction flagrante entre le ministre de l'éducation et les autorités de l'université du Burundi, auraient conduit sans nul doute à des démissions.
Burundi - Sécurité.
L'armée nationale continue à pourchasser les terroristes-génocidaires.
Bujumbura, le 12 novembre 2001 (Net Press). Après leur attaque de la commune Butaganzwa hier le 11 novembre 2001, les terroristes-génocidaires se sont dirigés en commune Rango où des tirs nourris ont été entendus depuis hier jusqu'aujourd'hui 12 novembre 2001 à 10 heures du matin. Ces tirs ont d'ailleurs effrayé la population de la commune Bukeye (Muramvya) frontalière à la commune Rango.
Durant toute la nuit du 11 au 12 novembre 2001, la population de Bukeye était sur le qui-vive car elle s'attendait à une éventuelle incursion, dans sa commune, de ces criminels qui fuyaient les opérations de ratissage de très grande envergure menées par l'armée nationale. Le bilan de ces combats reste toujours inconnu.
Rappelons que ces criminels se livrent à des atrocités en province Kayanza depuis la nuit du 8 au 9 novembre 2001 lorsqu'ils ont enlevé près de 300 élèves au lycée de Musema, qui ont presque tous profité de ces opérations de l'armée pour sortir des griffes des terroristes-génocidaires. Néanmoins, 3 parmi auraient été touchés par des balles perdues lorsqu'ils s'enfuyaient.
On notera que les forces de l'ordre mènent depuis quelques jours des opérations du genre à Bururi (Sud du pays) et à Ruyigi (Est) où d'autres criminels du même mouvement terroriste-génocidaire (Cndd-Fdd) avaient déferlé par centaines, voire milliers, et où ils avaient perpétré d'autres très graves atrocités au lendemain de l'installation du nouveau gouvernement dit "d'espoir" (pourtant dominé par leurs "grands-frères" du G7).
Pendant ce temps-là, on se demande à Bujumbura ce à quoi jouent le G7 et les deux "mouvements armés" non encore signataires des accords d'Arusha. Les leaders du G7 avaient en effet organisé des "fuites d'information", vers la fin de la semaine écoulée, faisant croire qu'ils allaient s'impliquer personnellement et très activement pour l'obtention d'un cessez-le-feu. Ils avaient même promis une rencontre avec les dirigeants des 2 mouvements susmentionnés ce dimanche 11 novembre 2001 à Kigoma (Tanzanie). Mais finalement, rien ne s'est passé et certains - à l'instar du président du Frodebu - ne se sont même donné la peine de faire ce déplacement. Se sont-ils ravisés à la dernière minute ou il y a carrément anguille sous roche (quelque chose que l'on cherche à cacher à l'opinion, par exemple) ?
Rien n'est moins sûr, mais l'avenir nous en dira un peu plus.
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o Les offres sous pli fermé sont à déposer chez Intercontact Services avant le 26/11/2001 à 10h 00'. o L'ouverture des enveloppes aura lieu chez Intercontact le 26/11/2001 à 10h 15. o La villa sera vendue au plus disant, mais le vendeur se réserve le droit de refuser les offres inférieures à la valeur réelle de la villa. o Toute offre permettant d'accélérer la vente de la villa sera reçue et étudiée anticipativement. La villa peut être vendue en dehors de cet appel d'offre. o Des visites pourront être faites le 16/11/2001 à 11h 00, le 20/11/2001 à 16h 00 et le 23/11/2001 à 11h 00. Prendre RDV chez Intercontact. o Un chèque certifié à l'ordre de Intercontact de 100.000 FBU sera demandé lors du dépôt des enveloppes. Ces chèques seront remis lors de l'ouverture des offres à l'exception des 3 plus disants. En cas de désistement du plus disant, le chèque sera encaissé par Intercontact. o Le paiement de la villa devra avoir lieu endéans les 10 jours sous peine d'annulation de l'offre et d'encaissement du chèque.
MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
I. AVIS D'APPEL D'OFFRES N° DGMP/27/T/2001
I.1. MAITRE DE L'OUVRAGE
Institut National de Sécurité Sociale, "INSS" en sigle.
I.2. OBJET
Le présent marché a pour objet la réalisation du câblage informatique de l'immeuble siège de l'I.N.S.S.
I.3. FINANCEMENT
L'INSS financera le marché sur ses propres fonds.
I.4. PARTICIPATION
La participation au marché est ouverte aux entreprises nationales et internationales ayant les capacités juridiques, techniques et financières requises.
I.5. TYPE DE MARCHE
Le marché est à bordereau de prix unitaire. Le soumissionnaire s'engage à exécuter le marché sur base des prix unitaires annexés à sa soumission. Les quantités spécifiées dans le cahier des clauses techniques sont présumées et les prix unitaires devront être forfaitaires. Les règlements dans le cadre de ce marché se feront en appliquant les prix unitaires du bordereau aux quantités réellement exécutées.
I.6. MONNAIE DE L'OFFRE
Les soumissions seront exprimées en francs Burundi.
I.7. CAUTION DE SOUMISSION
Une caution de soumission de cinq millions de Francs Burundi (5.000.000 FBU) accompagne la soumission.
I.8. DELAI D'ENGAGEMENT
Les soumissionnaires restent engagés par leurs offres pendant un délai de nonante (90) jours à compter de la date d'ouverture des plis.
I.9. DEPOT DES OFFRES
Les offres rédigées en langue française, en 5 exemplaires (un original et quatre copies) doivent être déposées à la Direction Générale des Marchés Publics, Boulevard de l'UPRONA n°7 à Bujumbura au plus tard le 15/01/2002 à 9 heures.
Les offres peuvent également être remises main en main pendant la séance d'ouverture des offres avant que le Président de la Sous-Commission d'Ouverture des offres ne déclare que plus aucune autre soumission ne peut plus être admise.
I.10. CONSULTATION ET ACQUISITION DU DOSSIER
Le dossier d'appel d'offres peut être consulté et obtenu à l'INSS, B.P. 1600, à Bujumbura Tél. 22 3127 ou 21 4455, FAX (257) 22 6454, contre paiement de cinquante mille Francs Burundi (50.000 FBU) sur les comptes ci-après :
1121/005 ouvert à la BRB; 012001-37 ouvert à la BPB; 03532 ouvert à l'IBB; 68450 ouvert à la BCB; 262601/06 ouvert à la Bancobu; 00426830 ouvert à la BGF; 500/30/0536/60 ouvert à la BBCI; 830 ouvert à la BCD.
I.11. OUVERTURE DES PLIS
L'ouverture des offres en séance publique, aura lieu le 15/01/2002 à 9 heures, dans la salle des réunions de la Direction Générale des Marchés Publics, Boulevard de l'UPRONA n°7 à Bujumbura.
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