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Bujumbura-Burundi.


Burundi - Enseignement.

Les étudiants externes assiègent les bureaux du directeur de la régie des oeuvres universitaires.

Bujumbura, le 13 mars 2002 (Net Press). Alors que les travailleurs de l'université du Burundi observent par intermittence une grève depuis un mois, les étudiants externes sont entrés dans la danse en laissant éclater au grand jour leur colère et en revendiquant leurs droits. Ce matin, plus de 1000 étudiants avaient organisé un sit-in devant les bureaux de la direction de la régie des oeuvres universitaires (ROU). Certains sont même entrés dans les bureaux du directeur, M. Théodore Mubamba. Ils réclamaient (et continuent d'ailleurs à réclamer) leur quote-part de restauration du mois de février qui leur a été retirée sans qu'ils sachent trop pourquoi, mais aussi la bourse du mois de mars qui n'a pas encore été octroyé jusqu'aujourd'hui. Un représentant des étudiants externes a fait savoir que leur patience est arrivée à bout. La plupart vivent en effet dans des maisons qu'ils louent et doivent subvenir eux-mêmes à tous leurs besoins quotidiens, grâce à cette seule bourse. Raison pour laquelle ils étaient visiblement décidés à séquestrer le directeur de la ROU pour l'obliger à "crier haut et fort à l'intention du gouvernement pour que cette situation soit débloquée au plus tôt ou sinon pour l'inviter à démissionner s'il se sent débordé ou incapable de gérer la ROU", a expliqué le représentant des étudiants.

Pour sa part, le directeur de la ROU a fait savoir qu'il a mené des contacts nécessaires auprès du ministère des finances pour que ce dernier lui accorde 1 milliard 454 millions destiné au fonctionnement de la régie. Malheureusement, seulement 1 milliard a été débloqué. Comme la somme est insuffisante, le directeur de la ROU a été obligé de supprimer l'argent destiné à la quote-part à la restauration et au logement des étudiants externes, soit 9000 FBU par étudiant boursier. M. Mubamba a fait savoir que la ROU a été même obligée de geler les factures des fournisseurs au cours du mois de janvier pour cette quote-part soit accordée aux étudiants boursiers pour le mois de janvier 2002. Bien plus, a souligné M. Mubamba, les responsables de la ROU ont convaincu les autorités habilitées sur la nécessité de débloquer des fonds supplémentaires pour le fonctionnement des différents services de la régie. Celles-ci se sont montrées réceptives même si elles ont tardé à honorer leurs engagements.

Soulignons que les forces de l'ordre ont du être déployées pour éviter des casses. C'est certainement pour la même raison que les véhicules des responsables de l'université avaient été évacués des lieux. Signalons d'autre part que les membres du STUB (syndicat des travailleurs de l'université du Burundi) s'étaient encore une fois réunis pour évaluer leur mouvement de grève. Ils n'ont pratiquement rien constaté d'avancée significative dans leurs revendications et ont décidé de maintenir leur mouvement de grève. Ils ont fixé la prochaine réunion d'évaluation pour ce lundi 18 mars 2002. De son côté, l'association des professeurs de l'université du Burundi (APUB) compte se réunir ce jeudi 14 mars 2002 pour étudier des actions à mener pour conforter le STUB. Enfin le collège des assistants se réunit ce vendredi 15 mars 2002 pour analyser les dernières décisions du ministère de tutelle concernant le gel de certains avantages qui étaient jusque-là accordés aux étudiants de 3è cycle.

Burundi - Economie - Elections.

La chambre de commerce du Burundi s'apprête à se doter de nouveaux organes dirigeants.

Bujumbura, le 13 mars 2002 (Net Press). De source proche de la chambre de commerce, d'industrie, d'agriculture et d'artisanat du Burundi (CCIB), on apprend que l'assemblée générale des délégués de cette chambre procédera à l'élection de son nouveau président et des membres du nouveau conseil d'administration de l'institution consulaire le 26 avril 2002. Avant cela, les sections professionnelles et les représentations provinciales auront mis sur pied leurs bureaux respectifs du 25 mars au 2 avril 2002.

Burundi - Economie.

L'office du café du Burundi (Ocibu) donne des éclaircissements à une information récemment parue dans "Net Press".

Bujumbura, le 13 mars 2002 (Net Press). Réagissant à notre dépêche du 10 mars 2002 intitulée "L'Union européenne recommande à l'Etat burundais de privatiser certains services de l'OCIBU", la direction de cette société fait observer qu'il n'y a jamais eu de "recommandation" en tant que telle de la part de l'Union européenne à l'endroit du gouvernement burundais. Tout au plus, reconnaît-elle, il n'y a eu que des échanges au cours d'un atelier de deux jours organisé par les 4 experts de (et envoyés par) l'Union européenne et tenu à l'hôtel Novotel. Au cours de cet atelier à l'issue duquel les 4 experts rédigeront un rapport provisoire, les opinions des participants étaient "partagées", ajoute la direction de l'Ocibu dont les représentants ont manifesté beaucoup d'inquiétudes et soulevé plusieurs points qui leur tiennent le plus à coeur. Ils ont ainsi fait remarquer que les "différentes options de privatisation présentées manquent de perspectives sur les objectifs poursuivis", parce que "toute action de réforme de la filière devrait dégager une vision très claire en ce qui concerne l'augmentation de la production, l'amélioration qualitative, la réduction effective des charges et l'accroissement des revenus que les différents intervenants tirent de la vente du café". Et d'ajouter que certains participants se sont inquiétés du fait que les modèles présentés n'ont pas nécessairement réussi dans d'autres pays.

Par ailleurs, l'Ocibu n'a jamais donné son accord de principe pour céder gratuitement le patrimoine que l'Etat possède dans la filière aux "associations à peine naissantes" ou embryonnaires qui du reste, doivent prouver leurs compétences organisationnelles et professionnelles. En effet, l'encadrement agricole en général et caféicole en particulier nécessite beaucoup de compétences en la matière. En outre, cet encadrement "comporte plusieurs fonctions dont la plupart ne sont pas génératrices de profits immédiats intéressant les investisseurs privés". Selon la note de mise au point de l'Ocibu, des inquiétudes ont été soulevées au sujet d'une "éventuelle récupération des associations des caféiculteurs et de toute la structure nouvelle par des spéculateurs socio-politiques comme cela commence à se manifester". Et d'ajouter que le système de commercialisation proposé (abandon des enchères et vente directe du café par les caféiculteurs) est en "régression par rapport à celui en vigueur au point de vue de la transparence et de la prévisibilité".

En conclusion, le personnel de l'Ocibu ne s'oppose pas à la privatisation de cette entreprise qui a été annoncée par ailleurs depuis 1997; pour preuve, cela n'avait provoqué aucun remou jusque-là. Il s'oppose uniquement à une privatisation qui serait mal gérée ou menée.

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Zone III (France Mobile, Belgique Mobile Italie Mobile ...) 960 FBu 1500 FBu

Zone IV (Egypte, Algérie...) 1.250 FBu 1500 FBu

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- JUSTICE.