NET PRESS

Le G8 balaie d'une main le "pretexte" de son non-agréement avancé par le pouvoir pour lui interdire d'animer une conférence de presse.
Bujumbura, le 13 mai 2001 (Net Press). Ce samedi 12 mai 2001, le collectif des 8 partis soutenant la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi à la présidence de la première tranche de la transition (plus connu sous le nom de G8) devait animer une conférence de presse au restaurant-snack-bar "Le Consulat". Selon une source proche de ce collectif, cette conférence de presse avait pour but d'éclairer l'opinion tant nationale qu'internationale sur la position du G8 sur les principales questions de l'heure, comme la proposition du président Buyoya de former un gouvernement de "pré-transition", les tractations de certains milieux proches du pouvoir pour la reconduction de l'actuel chef de l'Etat et les relations G8 - gouvernement qui sont au plus mal aujourd'hui. Cette conférence n'a pas pu être tenue en raison d'une présence massive de gendarmes qui, selon des témoins, avaient bloqué l'accès au "Consulat" dès 8h 30'. Les gendarmes qui s'évaluaient à près d'une cinquantaine ont présenté aux organisateurs un document émanant du cabinet du maire de la ville de Bujumbura et indiquant qu'ils n'avaient plus le droit d'animer cette conférence, étant donné, ajoutait le texte, que le G8 n'est pas agréé au Burundi. Or, le vendredi 11 mai 2001, le même cabinet avait accordé son autorisation pour la tenue de cette conférence, avant de revenir sur sa décision dans la matinée de samedi 12 mai 2001.
Vers 11h, les gendarmes présents sur les lieux ont commencé à disperser violemment la foule de gens qui, ne sachant pas que la conférence avait été interdite à la dernière minute, continuaient à affluer au "Consulat". Beaucoup de gens, parmi lesquels un de nos confrères, ont été ainsi violemment pris à partie et même bastonnés par un peloton de 30 gendarmes dirigés par le commandat en second du GILAT (un groupement d'intervention opérant habituellement au marché central de Bujumbura), le capitaine Kameya qui a tenu à participer personnellement à cette séance de bastonnade.
Contacté aussitôt après par la rédaction, le porte-parole du G8, le Dr. Alphonse Rugambarara a regretté cette attitude du pouvoir en déclarant que, pour lui, cela montre que "la peur du gouvernement est à son comble puisqu'il a bouclé tous les endroits où nous pouvions nous réunir, comme le quartier général de notre candidat qui est à Kinindo, l'hôtel Source du Nil (NDLR : sollicité au départ mais abandonné plus tard pour cause d'indisponibilité dès la mi-journée) et enfin, ici au "Consulat"". Il a ajouté que cela prouve aussi que "le gouvernement actuel entre dans une phase de dictature très inquiétante non seulement pour l'avenir de l'accord mais aussi pour l'avenir du pays". Il a poursuivi en soulignant que le non-agréement du G8 n'est qu'un "prétexte, car d'autres coalitions comme l'ANAC ou la CNPR animent régulièrement et sans être inquiétées des conférences de presse, tout comme lors des élections de 1993, il s'est formé deux coalitions - l'une soutenant le major Buyoya et l'autre, le candidat Melchior Ndadaye - qui n'ont jamais été obligées de demander leur agréement, l'actuelle loi sur les partis politiques ne l'exigeant pas".
Burundi - Parti politique.
Pour l'accès à la permanence nationale de l'UPRONA, il a failli de très peu pour que les militants des deux ailes de ce parti en viennent aux mains !
Bujumbura, le 13 mai 2001 (Net Press). Pendant que les gendarmes dispersaient violemment au "Consulat" les militants et les leaders du G8, la direction de l'UPRONA-Rukingama a pu réunir pour sa part à "Kumugumya" ses comités locaux de la capitale. Cette rencontre a été rendue possible par l'action et la présence massive de la police nationale. En effet, une rude bataille a d'abord opposé les militants des deux courants qui traversent actuellement le parti de Rwagasore. Des injures très grossières s'y sont même mêlées et les militants des deux bords ont failli en venir aux mains, n'eût été la présence dissuasive de la police qui a dû se déployer entre les deux camps. Il a été finalement convenu que seuls avaient le droit d'entrer ceux qui disposaient d'une invitation. Notre reporter qui a pu assister au début des travaux a comptabilisé près de 75 participants à cette réunion (tenue en 3 commissions), ce qui constitue un record selon les habitués des lieux.
Signalons que les militants de la tendance Mukasi qui se considèrent comme étant les représentants du "seul et vrai UPRONA" soupçonnaient cette réunion (comme d'ailleurs celles des 3 derniers week-ends) de préparer l'élection du président Buyoya à la tête de ce parti. Ce qu'a formellement démenti un participant à cette réunion qui a précisé que celle-ci n'avait d'autre but que la redynamisation du parti en passant par sa réunification. Il s'agissait aussi, a ajouté notre interlocuteur, de voir les voies et moyens de redynamiser la JRR (Jeunesse Révolutionnaire Rwagasore), autrefois mouvement intégré (comme l'UFB) à l'UPRONA mais aujourd'hui autonome et dirigé par des proches du leader de l'aile rivale, M. Charles Mukasi. Selon le même participant, les questions socio-économiques touchant à la vie de tous les jours, comme la récente hausse des prix, n'ont pas été oubliées au cours de cette réunion.
RDC - Politique.
Le mouvement rebelle "Rassemblement Congolais pour la Démocratie" (RCD) regrette que les forces alliées à Kinshasa n'ont pas encore entamé leur retrait du territoire congolais.
Goma, le 13 mai 2001 (Net Press). Alors que les troupes rwandaises et ougandaises continuent à se retirer du territoire congolais, les forces alliées au régime de Kinshasa occupent les mêmes positions qu'avant la signature de l'accord de Lusaka et n'envisagent pas dans l'immédiat leur retrait, a regretté ce dimanche 13 mai 2001, un responsable du RCD. Le même responsable a indiqué que les forces du RCD et de ses alliées se sont retirées non seulement de 15 Km comme le stipulent les accords de Lusaka, mais de plus de 200 Km de leurs positions les plus avancées. Et d'ajouter que dans le même temps, Kinshasa et ses alliés n'entendent visiblement pas faire de même.
Pendant ce temps, les Mai-Mai et leurs alliés FDD et Interahamwe continuent à semer la désolation au Sud-Kivu. Dans la nuit de jeudi à vendredi 11 mai 2001, des Maï-Maï qui avaient indiqué au cours de la journée qu'ils souhaitaient se réconcilier avec le reste de la population et qui avaient entrepris des négociations avec les responsables locaux du RCD, ont tard dans la nuit (vers minuit), tenté de semer l'insécurité à Makobola-centre (à plus ou moins 30 Km au Sud d'Uvira) en tirant beaucoup de balles en l'air. Les forces du RCD n'ont pas hésité à les bouter d'où ils étaient venus, c'est-à-dire, la fôret voisine de la localité de Makobola. On ne déplore aucune perte du côté civil comme du côté du RCD. Rappelons que pratiquement toute la semaine du 30 avril au 6 mai 2001 avait été marquée par des attaques contre trois localités proches d'Uvira (Remera, Rubanga et Rurambo), perpétrées les Maï-Maï et leurs alliés FDD et Interahamwe. Ces attaques s'étaient soldées par la mort de dix combattants des "forces négatives" et six blessés dans les rangs des forces du RCD. Ces dernières avaient aussi saisi sur l'ennemi une boîte pleine de munitions et une roquette anti-tank.
Burundi - Sports.
L'équipe "Prince Louis FC" récompensée pour ses incessants efforts.
Bujumbura, le 13 mai 2001 (Net Press). Le championnat national de football, qui en est à sa 6ième semaine, poursuit son cours normal. Ce samedi 12 mai 2001, l'équipe "Prince Louis FC", que d'aucuns qualifiaient de "petite équipe", a créé la surprise en battant le champion en titre, Vital'o F.C. C'est 4 minutes avant la fin du match que le seul but de la partie a été marqué et "Prince Louis F.C a été ainsi récompensé de ses multiples et incessants efforts dans la préparation de cette rencontre, comme de toutes celles qui ont précédé. Ce club est dirigé par un staff très combatif qui ne lésine pas sur les moyens et qui a tout fait pour le retour de ses anciens meilleurs joueurs qui s'étaient exilés au Rwanda.
COMMUNIQUE : UNE GRANDE FOIRE A PORT-LOUIS DE L'ILE MAURICE.
La Chambre de Commerce, d'Agriculture et d'Artisanat du Burundi (CCIB), en collaboration avec la société TEMBO BURUNDI (représentant au Burundi de la société MCFI), annonce la tenue d'une foire-exposition-vente du 18 au 21 mai 2001 à Port Louis, à l'île Maurice. - Environ 70 exposants venant de SHENZHEN en Chine; - Une grande variété d'articles sera exposée.
Tenez : Appareils électriques, électroniques, jouets, batteries, chaussures, ventilateurs, outils de jardinage, fleurs en plastique, appareils HI-FI, luminaires, montres, caméras, produits de textile, téléphones, VCD, DVD, et autres appareils similaires.
* Opérateurs économiques, hommes d'affaires, ne ratez pas cette occasion qui vous offre non seulement les produits exposés hors taxes, mais aussi de nouer des contacts avec les hommes d'affaires mauriciens et chinois.
* Pour toute information, contactez la CCIB au 228604 ou la maison TEMBO-BURUNDI au 211034.
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