NET PRESS

Burundi - Enseignement.
L'Ecole de la Lumière se sent lésée et entend poursuivre l'affaire jusqu'en justice.
Bujumbura, le 13 juin 2001 (Net Press). L'Ecole de la Lumière, une école privée située dans la zone de Kinindo s'est vue refuser le droit de passer le test de 10è pour ses élèves. Officiellement, cette école n'est pas agréée. Contactées au téléphone par la rédaction, les autorités de cette école ont indiqué que le problème se trouve ailleurs. L'argument de l'agrément est un prétexte, car une école qui ouvre ses portes est généralement agréée dans les trois années suivantes au maximum. Il y a d'abord l'inspection, puis un rapport qui est confectionné préparant un agrément. Sinon, la plupart des écoles fonctionnent sur base des autorisations d'ouverture et elles doivent avoir une dérogation du ministère pour passer les tests de 6è et de 10è. Or, en date du 19 avril 2001, les responsables de l'école ont écrit au ministre de l'éducation nationale pour lui demander une dérogation de passer des tests de 6e et de 10e pour les élèves. Le ministre de l'éducation nationale a marqué son accord pour les classes de 6e uniquement et non pour les classes de 10e dans une correspondance du 15 mai 2001. L'école a encore adressé une correspondance au ministre le 22 mai 2001 pour lui rappeler la dérogation pour le test de 10e à laquelle le ministre n'a négativement répondu que le 12 juin 2001, le jour du test.
Le directeur de cette école, M. Bernard Bitariho a indiqué qu'il a déjà saisi le deuxième vice-président de la République à ce sujet, car l'école a pu avoir une autorisation d'ouverture émanant du ministère de l'éducation nationale le 9 mai 2001. Sinon dans l'immédiat, comme il y a un décret qui est sorti et qui autorise les élèves de 10e des écoles privées à être orientés dans les autres écoles secondaires privées, l'Ecole de la Lumière entend organiser son test pour ses élèves afin de les orienter dans d'autres écoles privées ou alors dans les deux sections qu'elle entend ouvrir l'année scolaire prochaine. En plus de cela, l'école entend poursuivre l'affaire même en justice si nécessaire, a conclu le directeur de cette école.
Burundi - Justice.
Les présumés détourneurs de mineures comparaîssent au parquet de Bujumbura.
Bujumbura, le 13 juin 2001 (Net Press). Les présumés détourneurs des mineures ont comparu aujourd'hui pour confrontation avec les jeunes adolescentes qui les avaient dénoncés devant la police. Les accusés se sont présentés mais les filles ne sont pas venues jusqu'à la fin de la matinée. Une seule démoiselle s'est présentée et est passée en séance de confrontation avec un des accusés. Les autres ont attendu mais d'après les informations recueillies sur place, les demoiselles accusatrices n'étaient pas disponibles parce qu'elles ne seraient pas dans la capitale Bujumbura.
Burundi - Processus de paix.
Le G7 passe à la vitesse supérieure : il part en consultation avec le médiateur Nelson Mandela en Afrique du Sud pour "débloquer la situation" du leadership de la transition.
Bujumbura, le 13 juin 2001 (Net Press). Une délégation du G7 forte de 5 personnes s'est rendue en début d'après-midi en Afrique du Sud pour des consultations avec le médiateur dans le conflit burundais, Nelson Mandela. Il s'agit de Domitien Ndayizeye, de Léonce Ngendakumana, du Dr. Jean Minani, de Mme Laurence Ndadaye et de l'ancien président burundais Sylvestre Ntibantunganya.
Avant de partir, le candidat du G7 pour piloter la présidence de la 2ème phase de la transition, M. Domitien Ndayizeye a indiqué à la rédaction qu'ils se rendent en Afrique du Sud de leur initiative. En effet, a expliqué M. Ndayizeye, la situation politico-sécuritaire continue à s'empirer; le Burundi vit une impasse politique sans précédent. "Nous avons essayé de conseiller le G10 pour proposer son candidat à la présidence de la 1ère phase de la transition mais il s'est limité à l'expression de bonnes intentions. Nous ne pouvons plus attendre", à déclaré M. Ndayizeye.
Et de préciser que comme cette première étape de consultation avec le G10 s'est soldée par un échec, au G7, "nous avons préféré passer à l'étape suivante". Cette étape consiste, selon toujours M. Ndayizeye, à rencontrer les responsables de la sous-région, à commencer par le médiateur, pour leur présenter "clairement le blocage créé par le G10 " à la mise en place des institutions de transition.
Ces délégués du G7 qui partent officieusement en Afrique du Sud feront également entendre leur voix auprès des chefs d'Etat de la sous-région directement ou indirectement par le biais du médiateur Mandela. L'objectif est de voir si les responsables de la sous-région voient de la même façon la question burundaise afin de passer aux solutions qui s'imposent, a confié M. Ndayizeye. Il a en outre indiqué que la délégation passera "le temps qu'il faudra en Afrique du Sud". Il a ajouté qu'à l'issue de cette rencontre avec le médiateur, ils lui demanderont d'appeler le G10 pour de "larges consultations" au cours desquelles les uns et les autres feront entendre leurs raisons, afin d'arrêter des mesures visant à mettre un terme à cette impasse que traverse le pays.
Burundi - Rapatriement.
Les mouvements de rapatriement volontaire se réduisent de plus en plus au sud du pays.
Bujumbura, le 13 juin 2001 (Net Press). Des sources sur place à Kigoma font état d'obstructions faites aux réfugiés burundais en Tanzanie, les empêchant de regagner le pays.
Selon ces mêmes sources, des mesures draconiennes ont été prises par les terroristes-génocidaires à l'encontre de toute personne qui tenterait de regagner le pays. Au départ, ceux qui voulaient rentrer en cachette profitaient des travaux champêtres ou du ramassage du bois de chauffage et attendaient la tombée de la nuit pour se dissimuler dans la brousse. Lorsqu'il faisait nuit noire, ils commençaient leur longue marche vers la mère-patrie. Ainsi des retours importants étaient enregistrés. Pour le moment, ils ne peuvent plus tromper la vigilance des terroristes-génocidaires. Ces derniers ont pris en effet l'option de sillonner tout le temps la frontière burundo-tanzanienne pour mettre fin à ce mouvement. Ces réfugiés sont ainsi embrigadés dans les camps de fortune parsemés en Tanzanie.
Par ces mesures, les terroristes-génocidaires veulent préserver "leurs greniers" aux recrutements car, tout enfant né dans ces camps est un combattant potentiel dans les rangs de ces terroristes-génocidaires. Leur option à la solution de la crise est donc la voie militaire. Ainsi, à cause de ces mesures, les réfugiés ne s'aventurent plus à regagner le pays sous peine de se voir infliger de sévères sanctions allant jusqu'à la peine de mort, diminuant ipso facto le flux des réfugiés qui regagnent le pays.
Burundi - Afrique Centrale - Conflit.
Une distribution équitable et une gestion démocratique du pouvoir sont la seule solution à la crise dans la région des Grands Lacs, selon le parti rwandais, RDR.
Zeverhuizer, le 13 juin 2001 (Net Press). Dans une conférence de presse animée à Zeverhuizer, en Belgique, par la présidente du parti rwandais en exil, "Retour à la Démocratie au Rwanda" (RDR) de l'ancien premier ministre Faustin Twagiramungu, Mme Victoire Ingabile Umuhoza donne les perpectives pour la paix en Afrique Centrale.Face aux multiples problèmes qui secouent la région des Grands Lacs, ce parti de l'ancien premier ministre rwandais Faustin Twagiramungu, esquisse quelques voies de sortie. Il estime que bien que les accords de Lusaka pour la RDC et d'Arusha pour le Burundi soient des étapes importantes dans la recherche de la paix dans la sous-région, "ils sont incomplets". Par conséquent, ils ne peuvent pas atteindre les résultats attendus sans que les crises rwandaise et ougandaise soient simultanément résolues.
Pour le RDR, la solution à la crise de la région des Grands Lacs réside dans une distribution équitable et dans une gestion démocratique du pouvoir. La clé se trouve dans l'avènement de l'Etat de droit pour que les citoyens puissent participer activement et librement aux choix politiques et avoir la possibilité d'élire leurs dirigeants. Ce parti de l'opposition rwandaise prône aussi la mise en place d'un système de contrôle de leurs dirigeants, afin de pouvoir les remplacer de manière pacifique, chaque fois que les citoyens le jugent opportun. Le RDR conclut en proposant la tenue d'une conférence internationale sur la paix et la sécurité, idée qui a été lancée par la France et soutenue par les autres puissances. Selon ce parti en exil en Belgique, cette conférence pourrait déboucher sur l'adoption du pacte de stabilité dans la région des Grands Lacs.
AVIS DE MISE EN VENTE.
Le Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge (Hôpital Roi Khaled) voudrait mettre en vente un véhicule dont les caractéristiques sont les suivantes :Type: Camionnette TOYOTA STOUT 2200 plaque : 76579 Parking actuel : Samma Moto (en face du garage SOGERBU).Ce véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité tous les jours ouvrables de 8 heures à 17 heures à son parking actuel. La vente aux enchères aura lieu dans les enceintes du CHUK (dans le parking situé derrière les bureaux de la direction du Centre) samedi 16 juin 2001 à 10 heures du matin. Une caution de 200.000 Fbu sera exigée pour toute personne désirant participer à la compétition. La caution sera immédiatement restituée aux soumissionnaires non gagnants et déduite du coût d'achat pour le soumissionnaire gagnant. Ce dernier dispose d'un délai de huit jours calendrier pour l'enlèvement du véhicule après avoir rempli les formalités douanières.
