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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Télécommunications.

Le bras de fer se poursuit entre le personnel de l'Onatel et le ministre de tutelle.

Bujumbura, le 13 août 2001 (Net Press). Malgré l'appel lancé durant le week-end dernier par le ministre de tutelle, les travailleurs de l'office national des télécommunications (Onatel) ne se sont pas présentés à leurs postes d'attache ce lundi matin. Ils ont exigé et reçu du ministre Mbonigaba qu'il leur adresse une lettre en bonne et due forme (au lieu d'un communiqué de presse ne portant même pas l'emblême de la république du Burundi à la tête, ni un cachet ordinaire du ministère) les invitant à reprendre le travail. Lorsqu'ils ont reçu cette lettre, ils ont constaté que le ministre a satisfait un seul point, sur un total de 4 mesures que le 2ème vice-président de la République lui avait demandé d'appliquer. Le personnel de l'Onatel a déclaré qu'il ne reprendra le service que lorsque le ministre de tutelle aura suscrit à l'ensemble des 4 points.

Contacté au téléphone par la rédaction, le ministre Cyprien Mbonigaba a indiqué, pour sa part, qu'il a consenti à céder sur le point précis de la quantification du trafic échangé entre l'Onatel et Telecel Burundi, car, "sur ce point, ils peuvent avoir raison, les agents de l'Onatel", et que c'est pour cela qu'il a ordonné aux directeur général de l'Onatel de "surseoir à la signature de l'accord d'interconnexion avec Telecel Burundi (...) en attendant la clarification du trafic échangé entre Telecel Burundi et l'Onatel".

A propos des 3 autres points relevés par le 2ème vice-président, le ministre Mbonigaba a déclaré qu'il essaiera "étape par étape en collaboration avec les autorités concernées" partout où la loi le lui permet.

Ainsi par exemple, au sujet de la révision de la composition du conseil d'administration de l'ARCT (agence de régulation et de contrôle des télécommunications), si son collègue de la défense nationale s'y oppose, il ne pourra, lui seul ministre des transports, postes et télécommunications, rien faire. Il a même failli à un moment s'emporter à l'endroit du personnel de l'Onatel qu'il a accusé de tous les maux et particulièrement "de se mêler de ce qui ne les regarde pas" (la gestion de leur entreprise).

Rappelons qu'outre les points susmentionnés, M. Mathias Sinamenye avait demandé au ministre des transports, postes et télécommunications de "déconnecter la représentation de l'Onatel de la direction du Conseil d'Administration de Telecel Burundi" et de "suspendre les mutations du personnel".

D'autre part, nous venons d'apprendre que le directeur général de l'ARCT, le colonel Nestor Misigaro, a écrit à son collègue de Telecel Burundi en date du 10 août 2001, en réponse à une lettre que ce dernier lui avait adressée le 8 août 2001 et dans laquelle il l'informait que sa société se trouvait "dans l'obligation de suspendre l'interconnexion physique entre ses équipements et ceux de l'Onatel" (voir "Net Press" du 10 août 2001).

Pour le colonel Misigaro, "l'interconnexion physique des réseaux est une obligation légale dont la mise en application n'est pas l'appréciation discrétionnaire des opérateurs" et "le retard dans la signature d'un accord commercial ne doit pas être interpêté comme une libération des obligations inhérentes au service public" qui a été concédé à la société Telecel Burundi (cfr Art.25 et 26 du décret-loi n°1/011 du 4 septembre 1997 portant dispositions organiques sur les télécommunications). Le directeur général de l'ARCT a par ailleurs tenu à démentir que la correspondance adressée par le 2ème vice-président au ministre des transports, postes et télécommunications avait pour but, comme l'a soutenu le directeur général de Telecel, de bloquer la signature de l'accord d'interconnexion entre les 2 opérateurs : "elle avait pour objet entre autres de prendre un peu plus de recul pour analyser une question purement technique", a martelé le colonel Misigaro.

Enfin, selon le directeur général de l'ARCT, "quand bien même un des concessionnaires ne serait pas satisfait par les décisions prises par les autorités habilitées, il lui est loisible de saisir les juridictions compétentes mais en aucun cas, il ne doit interrompre l'interconnexion".

De son côté, la société Telecel Burundi vient de rendre publique une "note d'information sur la question d'interconnexion" (disponible sur www.netpress.bi, rubrique "Agora") dans laquelle elle explique que de 1999 à 2000, le chiffre d'affaires de l'Onatel a augmenté de 1 220 503 354 FBU en raison de l'interconnexion entre le réseau Onatel et les réseaux GSM.

Telecel Burundi a aussi expliqué pourquoi les communications Onatel-Telecel sont actuellement supérieures aux appels Telecel-Onatel : Telecel a 1.131 abonnés de plus que l'opérateur public éparpillés sur toute l'étendue du territoire national alors que le réseau Onatel ne couvre pas tout le pays. La différence des prix s'explique pour sa part, par le fait que "les investissements de l'Onatel sont complètement amortis" alors que "les équipements de Telecel Burundi sont neufs avec une technologie de pointe".

En définitive, conclut le document, "la question d'interconnexion ne devrait pas impliquer autant de tergiversations pour les gens animés de bonne foi et de logique : l'opérateur dont le trafic envoyé est excédentaire par rapport à celui reçu doit payer un certain prix à l'autre (...) pour rémunérer les infrastructures dans l'acheminement du trafic".

Burundi - Sécurité.

L'autorité provinciale de Cankuzo se félicite des débuts encourageants de coopération avec son homologue tanzanien de Kigoma.

Cankuzo, le 13 août 2001 (Net Press). Les relations tendues depuis un certain temps entre les autorités administratives burundaises de Cankuzo et leurs homologues tanzaniens de Kigoma commencent à se renormaliser. En effet, selon des sources sur place à Cankuzo, des actions communes allant dans le sens du retour à la paix sont concomitamment menées. Pour preuve, après des entretiens avec les autorités provinciales de Cankuzo, celles de Kigoma ont commencé à dénoncer et à combattre toutes les incursions des bandits ou des terroristes-génocidaires à partir de leur territoire. Evidemment "pas comme on le souhaite, mais il y a quand même un effort", ont nuancé nos sources.

A titre d'exemple, des vaches volées au Burundi sont souvent récupérées et restituées par les autorités de la province de Kigoma. Cette nouvelle situation commence à rassurer les responsables provinciaux de Cankuzo qui s'attendaient toujours à des attaques à partir de Kigoma. Notons qu'il fut un temps où les autorités tanzaniennes de cette localité étaient très réticentes aux contacts avec les autorités burundaises. Nos sources ont donc félicité les autorités de Kagera qui, pendant tout ce temps, n'ont rien ménagé pour oeuvrer au retour à la paix.

Toutefois, déplorent nos sources, des inquiétudes ne manquent pas du côté de Ruyigi. Des incursions des terroristes-génocidaires en provenance de Giharo (province Rutana) sont tout le temps signalées surtout dans la commune Gisuru. Cela risque de créer un climat d'insécurité dans la partie Est du pays. Les autorités de Cankuzo se félicitent toutefois que les réseaux des bandits armés aient été découverts et que les auteurs de ces vols ont été appréhendés. Et de préciser que 39 jeunes gens réputés voleurs à main armée sont pour le moment aux mains de la police.

Burundi - Détention.

La gendarmerie relâche un à un les militants et dirigeants du parti Parena.

Bujumbura, le 13 août 2001 (Net Press). Aux sympathisants du parti pour le redressement national (PARENA) relâchés ce dimanche 12 août 2001, s'est ajoutée ce lundi 13 août 2001 toute une liste de militants et dirigeants que la gendarmerie a libérés un à un. Ainsi, le porte-parole de ce parti, M. Zénon Nimubona, le secrétaire général-adjoint chargé de l'administration, M. Léonidas Ntakaye et beaucoup d'autres dirigeants et simples sympathisants ont été autorisés à quitter à la mi-journée les différents cachots où ils étaient détenus depuis l'échec de la manifestation du PARENA de ce samedi 11 août 2001. Ils ont été libérés après avoir versé une "amende" de 30.000FBU chacun sans pour autant avoir porté "atteinte à la sécurité de l'Etat", selon un militant de ce parti.

Néanmoins, le vice-président du PARENA M. Cyrille Barancira, reste incarcéré à la documentation nationale (police présidentielle) depuis l'après-midi du vendredi 10 août 2001. Selon sa famille, M. Barancira, qui est poursuivi pour "subversion", n'aurait aucun contact avec le monde extérieur, même pas avec sa famille. Ce qui fait que celle-ci ne sait pas ce dont il a besoin ou dans quel état il se trouve exactement. Cette famille se demande en outre le crime reproché à M. Barancira surtout qu'il a signé un document officiel, qui n'est donc pas un tract, et qui n'appelait qu'à une simple manifestation. "Est-on dans un Etat d'exception", s'interroge cette famille qui s'étonne que cela survienne alors que le chef de l'Etat s'était publiquement engagé à Arusha le 23 juillet 2001, à ne plus persécuter ses opposants.

Burundi - Confessions religieuses.

40ème anniversaire de la consécration du Burundi à la Vierge Marie.

Bujumbura, le 13 août 2001 (Net Press). A l'occasion de la célébration du 40ème anniversaire de la consécration du Burundi à la Vierge Marie, l'Abbé Simon Ruragaragaza, curé de la paroisse St Joseph de Ngagara nous a fait parvenir ses souvenirs sur ce grand événement. Ce tournant dans l'histoire de l'Eglise catholique au Burundi date du 15 août 1961, ère à laquelle "le Burundi a été consacré à la Sainte Vierge Marie", par le premier de ses évêques, son Excellence Monseigneur Michel Ntuyahaga après un long parcours. D'abord au petit séminaire de Mugera où il a fait son stage comme vicaire, à Kiganda et à Gitongo, ensuite à Makebuko et à Rushubi comme curé; et enfin le chemin des auditoires : étudiant à Rome à la Grégorienne; à Bruxelles à l'institut international "Lumen Vitae", avant de devenir curé de nouveau à Gitongo et recteur du petit séminaire de Mugera.

La consécration de notre pays à la Vierge Marie répond au voeu de la Vierge à Fatima que l'hebdomadaire "Temps Nouveaux d'Afrique" reproduit : "Le Burundi sera consacré à la Vierge Marie par un de nos évêques". Cette journée mémorable a été marquée par "l'office Pontifical célébré à 10h par son Excellence Mgr. Grauls, assisté de leurs excellences Martin et Ntuyahaga", "la bénédiction du saint sacrement donné par Mgr. Martin, et l'allocution de Mgr. Ntuyahaga après la messe qui a été suivie par la consécration proprement dite. Soulignons que les cérémonies ont été rehaussées par la présence du Prince Louis Rwagasore, deux mois avant son assassinat.

Message du Programme Elargi de Vaccination (PEV)

Dans le cadre de l'initiative mondiale d'éradication de la poliomyélite, le Burundi organise les 5èmes journées nationales de vaccination contre la poliomyélite, du 20 au 24 août 2001 pour le premier passage et du 24 au 28 septembre pour le 2ème passage.

La particularité de ces 5èmes journées est l'utilisation de la stratégie "porte-à-porte" pour la ville de Bujumbura et les chefs-lieux des provinces afin d'atteindre la totalité des enfants âgés de moins de 5 ans. Ces 5èmes journées répondent à un impératif de prévenir le risque de réintroduction du virus de la poliomyélite au Burundi à partir des pays voisins. En effet, le Congo Kinshasa, le Congo Brazzaville et l'Angola regorgent encore d'innombrables cas de polio-virus.

 

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