NET PRESS

Burundi - Sécurité.
Les FDD demandent des médicaments en échange des 6 agents de l'ONG MEMISA-COPED kidnappés la semaine dernière à Kibago (Makamba).
Kigoma, le 14 mai 2001 (Net Press). Selon des informations circulant dans les camps de réfugiés burundais de Nyamugari (Kigoma, Tanzanie), où sont détenus les agents de l'ONG MEMISA-COPED enlevés dans la matinée de vendredi 11 mai 2001, dans la commune Kibago, dans la province burundaise de Makamba, les FDD auraient décidé de demander une rançon sous forme d'un lot consistant de médicaments en échange de la libération des 6 otages.
Ces médicaments devraient être remis à un "émissaire" du mouvement terroriste et génocidaire FDD dans un endroit à convenir, précisent les mêmes sources.
D'autre part, non loin de Nyamugari, toujours dans la région de Kigoma, dans le camp de réfugiés burundais de Gatumba, des centaines de jeunes recrues viennent de terminer leur formation militaire. Ces jeunes gens avaient récemment gagné les rangs des mouvements terroristes et génocidaires qui continuent à endeuiller le Burundi.
Ils devraient être envoyés au front très prochainement, nous a assuré une de nos sources de Kigoma. Ce qui veut dire que les provinces du Sud du Burundi, de l'Est et du centre devraient s'attendre très prochainement à un déferlement de nouvelles hordes génocidaires. Cela d'autant plus que les camps de Gatumba et de Munanira sont en passe de supplanter la presqu'île congolaise d'Ubwari comme nouveau Quartier Général des terroristes-génocidaires. En effet, dans cette localité qui se trouve juste en face de la province de Bujumbura Rural, s'y rencontraient ces derniers temps et assez régulièrement, les chefs des mouvements terroristes et génocidaires opérant dans cette province et dans le reste du pays, et même ceux provenant des camps de Kigoma utilisés comme base-arrière, afin de définir les stratégies de leur combat.
Burundi - Economie.
La nomination d'un nouveau Directeur Général des COOPEC pose sérieusement problème ...
Gitega, le 14 mai 2001 (Net Press). Depuis le 31 mars 2001, les COOPEC (Coopératives d'Epargne et de Crédit) sont dirigées par un Directeur Général par intérim, celui dont le mandat touchait à sa fin, M. Roger Sayubu, n'ayant pas été reconduit en raison de sa mauvaise gestion, alors que le Conseil d'Administration de cette "banque du petit peuple" ne lui a pas encore trouvé de successeur.
Dans l'entre-temps, le président du Conseil d'Administration, M. Denis Niyongere, a transmis au ministre de tutelle une lettre l'informant que ce conseil a, sur recommandation des organes dirigeants des 110 caisses que comptent les COOPEC au Burundi, choisi pour ce poste un certain Aimable Gihugu, qui a évolué depuis 1995 au sein des COOPEC pour lesquelles il a été même à un moment Directeur Administratif et Financier. Cette lettre ajoutait, en son point 2 que cette nomination devait être effective après l'approbation de la Banque Centrale (Banque de la République du Burundi ou BRB).
C'est ce dernier point qui aurait fâché le ministre Denis Nshimirimana (actuellement en mission à l'étranger) qui a répondu à cette lettre en écrivant qu'il n'est pas du tout content qu'on n'ait pas tenu compte de toutes ses "recommandations" (supposées être au départ de simples "propositions" et n'ayant donc pas force de lois, fait-on unanimement remarquer du côté des organes dirigeants des COOPEC), mais aussi du fait que visiblement le Conseil d'Administration ne reconnaissait plus son autorité en recourant plutôt à la BRB, comme si les COOPEC étaient une banque à part entière, agréée comme telle par la Banque Centrale.
Rappelons que le ministre Nshimirimana avait, dans une lettre antérieure, brossé ce que devait être selon lui le profil idéal pour un Directeur Général des COOPEC. Celui-ci devait avoir une expérience professionnelle, de préférence, dans cette institution d'au moins 8 ans. Le ministre avait aussi proposé qu'en attendant l'élection d'un nouveau Directeur Général, soient recrutés 2 experts qui devraient assister le Conseil d'Administration de cette entreprise. Ce qu'aurait rejeté ce dernier qui estime ne pas avoir besoin dans l'immédiat d'une assistance extérieure.
Le même conseil estime qu'il s'agit là d'une "ingérence inacceptable" de la part du ministre de tutelle car, les COOPEC ont, selon leurs statuts, une manière à elle de fonctionner.
Rappelons que les COOPEC ne sont plus une société de droit mixte, comme à leur création. En effet, toutes leurs actions et leur patrimoine (excepté les bureaux de travail founis par l'administration territoriale) appartiennent aux seuls sociétaires. Et leur gestion est des plus démocratiques puisque tous les organes dirigeants, de la base jusqu'au sommet, sont élus par les sociétaires.
La prochaine réunion du Conseil d'Administration, qui devrait se tenir ce vendredi 18 mai 2001, a du pain sur la planche, car le ministre de tutelle tout comme les organes de base des COOPEC entendent faire passer leurs candidats respectifs. Et l'actuel président du Conseil d'Administration, le juge Denis Niyongere dont le mandat devrait toucher à sa fin le 4 juin prochain, entend lui aussi se faire reconduire. La seule et plausible manière d'obtenir sa reconduction est, semble-t-il, de faire correspondre l'élection ou la confirmation du nouveau Directeur Général avec l'agréement des COOPEC comme banque commerciale auprès de la BRB. Ce qui pourrait expliquer le fait qu'il aurait ajouté dans sa lettre au ministre, sans avoir préalablement consulté les autres membres du conseil, la clause selon laquelle la nomination du nouveau Directeur Général sera effective après l'approbation de la Banque Centrale qui était sur le point d'agréer les COOPEC comme une banque commerciale à part entière.
Burundi - Justice.
Poursuite des procès des auteurs des massacres qui endeuillent le Burundi depuis 1993.
Bujumbura, le 14 mai 2001 (Net Press). Les 3 chambres criminelles du pays (Bujumbura, Gitega et Ngozi) continuent à instruire les dossiers des présumés auteurs des différents massacres qui endeuillent le Burundi depuis le mois d'octobre 1993. C'est dans ce cadre que la chambre criminelle de Ngozi a dernièrement jugé et condamné à des peines allant de 15 ans de réclusion criminelle jusqu'à la peine capitale, une vingtaine de personnes originaires pour la plupart de la province Kirundo et accusées d'avoir massacré beaucoup de gens dans le Nord du pays au lendemain du putsch sanglant qui a coûté la vie au président Ndadaye et à ses proches collaborateurs. Au nombre de ses prévenus dont les chefs d'inculpation sont entre autres "massacres", "meurtres" et "atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat", figure une femme qui aurait participé à la mise à mort d'une de ses voisines et de son mari, lesquels auraient ensuite été jetés dans une latrine. Tout ce groupe a interjeté appel et la chambre de cassation de la cour suprême devrait se réunir bientôt pour statuer définitivement sur leur sort.
D'autre part, l'opinion s'inquiète de l'imminente libération de deux hommes actuellement détenus à Mpimba et appréhendés en avril 1999 à Kamenge alors qu'ils tiraient sur les forces de l'ordre. Les 2 hommes auraient demandé à bénéficier d'une liberté provisoire qu'ils seraient, selon certaines informations, sur le point d'obtenir.
COMMUNIQUE : UNE GRANDE FOIRE A PORT-LOUIS DE L'ILE MAURICE.
La Chambre de Commerce, d'Agriculture et d'Artisanat du Burundi (CCIB), en collaboration avec la société TEMBO BURUNDI (représentant au Burundi de la société MCFI), annonce la tenue d'une foire-exposition-vente du 18 au 21 mai 2001 à Port Louis, à l'île Maurice. - Environ 70 exposants venant de SHENZHEN en Chine; - Une grande variété d'articles sera exposée.
Tenez : Appareils électriques, électroniques, jouets, batteries, chaussures, ventilateurs, outils de jardinage, fleurs en plastique, appareils HI-FI, luminaires, montres, caméras, produits de textile, téléphones, VCD, DVD, et autres appareils similaires.
* Opérateurs économiques, hommes d'affaires, ne ratez pas cette occasion qui vous offre non seulement les produits exposés hors taxes, mais aussi de nouer des contacts avec les hommes d'affaires mauriciens et chinois.
* Pour toute information, contactez la CCIB au 228604 ou la maison TEMBO-BURUNDI au 211034.
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