NET PRESS

Burundi - Sécurité.
Le président Buyoya rencontre les gouverneurs de province.
Bujumbura, le 14 juin 2001 (Net Press). Le président de la République a rencontré ce matin les gouverneurs de province. La rencontre a été axée sur l'évolution de la situation sécuritaire dans le pays. Le gouverneur de la province Ruyigi a parlé du rapatriement dans sa province au moment où le HCR a fermé son bureau local dans cette même province.
Burundi - Finances.
L'ancien directeur général de la SOCABU et son ancien directeur financier arrêtés et emprisonnés.
Bujumbura, le 14 juin 2001 (Net Press). L'ancien directeur général de la société d'assurance du Burundi (SOCABU) et son ancien directeur financier, respectivement Mme Séraphine Rurihafi et Séléus Nezerwe ont été arrêtés ce matin par le parquet de Bujumbura et conduits à la prison centrale de Mpimba. Ils seraient accusés de détournements des fonds de cette société.
Burundi - Sécurité.
Un navire transportant des terroristes-génocidaires aurait échoué dans le lac Tanganyika.
Bujumbura, le 14 juin 2001 (Net Press). Un navire transportant des terroristes-génocidaires en provenance de la RDC aurait échoué dans le lac Tanganyika dans la nuit du 13 au 14 juin 2001 au niveau de Kabezi. En effet, ce navire aurait rencontré des forces de l'ordre qui lui ont barré la route. Selon nos sources, 5 cadavres des terroristes-génocidaires ont été trouvés très tôt le matin en train de flotter sur le lac et quelques munitions d'armes saisies par les mêmes forces de l'ordre. Signalons enfin que les terroristes-génocidaires ont toujours tenté de destabiliser la capitale Bujumbura. Par ailleurs, des tirs nourris ont été entendus la nuit dernière aux alentours de l'aéroport international de Bujumbura. On ignore encore le bilan des affrontements entre les forces de l'ordre et les terroristes-génocidaires.
Toujours sur le plan sécuritaire, les terroristes-génocidaires ont attaqué ce 13 juin 2001 vers 22 heures, le centre commercial de la commune Bukeye, province Muramvya. Ils ont tué une personne et enlevé une autre. Quant à eux, ils ont perdu un des leurs. Ils ont défoncé 8 ménages dont 5 complètement sacaggés et ont volé 3 vaches et 3 chèvres. Après ce forfait, ils se sont retranchés sur la Kibira.
Burundi - Conférence.
Le CAFOB et le LIBEJEUN organisent la journée de l'enfant africain.
Bujumbura, le 14 juin 2001 (Net Press). Le collectif des associations et des ONG's féminines en collaboration avec la ligue burundaise pour l'enfance et la jeunesse, organisent une conférence-débat dans le but de préparer la journée dédiée à l'enfant africain. Cette conférence aura lieu ce vendredi 15 juin 2001 à 15 heures à l'hôtel Source du Nil.
Burundi - Processus de paix.
L'ambassadeur du Burundi aux Nations Unies demande au conseil de sécurité des Nations-Unies de ne pas laisser les processus de Lusaka et d'Arusha se détruire mutuellement.
New York, le 14 juin 2001 (Net Press). Dans sa déclaration devant le Conseil de Sécurité de l'ONU lors du débat public sur la RD Congo, l'ambassadeur du Burundi auprès de l'ONU, M. Marc Nteturuye, a fait remarquer ce 13 juin 2001 que "les perspectives heureuses pour la paix en RDC sont paradoxalement mais délibérément à la base de l'évolution malheureuse de la situation sécuritaire au Burundi".
Ainsi, l'ambassadeur Nteturuye a fait remarquer, tout comme le secrétaire général de l'ONU et le conseil de sécurité, qu'"il n'y aura pas de paix durable en RDC si elle doit se construire au dépens de la paix au Burundi". Il demande aux pays de la région, qui ont parrainé l'accord signé à Arusha de travailler dans un front uni pour la fin de la guerre au Burundi car "la paix sera régionale ou ne le sera pas, pour ceux qui connaissent les réalités socio-politiques de cette partie de l'Afrique. Et de regretter que les forces négatives bénéficient d'un double jeu affiché par quelques pays de la région. Il a indiqué que cela est troublant lorsqu'on sait que les accords de Lusaka et d'Arusha ont été signés sous le parapluie des représentants de tous les pays intéressés par la région. Il demande que des pressions fortes soient exercées par les pays qui ont une influence réelle sur les groupes armés burundais, en l'occurrence la Tanzanie, afin que ces derniers arrêtent les violences et rejoignent le processus de paix. Il exhorte le conseil de sécurité à prévoir des mesures coercitives utilisées ailleurs dans des cas similaires, au cas où la "rébellion tournerait définitivement le dos à la solution négociée" (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique Agora).
Burundi - Parti politique.
Le parti Parena se pose la question de savoir où est passé l'argent du contribuable.
Bujumbura, le 14 juin 2001 (Net Press). Le commissariat à l'information du parti pour le redressement national de l'ancien président Jean-Baptiste Bagaza vient de sortir son 4e numéro du bulletin intitulé "Lettre à la Nation". Dans ce bulletin de 10 pages, le Parena se pose une série de questions dont "En quoi le Président Mandela demande au Président Buyoya d'être plus coopératif ?", "Mais où est donc passé l'argent du contribuable ?", etc. Sur cette dernière interrogation, le Parena indique que l'argent du contribuable est dépensé dans les festins et voyages ruineux organisés par le pouvoir. Il fait remarquer que depuis quelque temps, le gouvernement expédie chaque semaine par charters entiers, des envoyés spéciaux sillonner les quatre coins du globe pour promouvoir l'image politique du président Buyoya et plaider sa reconduction aux affaires (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique Agora).
Burundi - Environnement.
"La lutte contre la désertification est une lutte de longue haleine...", selon les autorités concernées.
Bujumbura, le 14 juin 2001 (Net Press). Le ministère de l'aménagément du territoire et de l'environnement a organisé un forum national sur la lutte contre la désertification. C'est pour la mise en oeuvre de la convention des Nations-Unies sur la lutte contre la désertification, ratifiée en 1996, que ce forum a été organisé.Cette convention s'intéresse à 5 points à savoir, la lutte anti-érosive, le reboisement, l'exploitation rationnelle des marais, la maîtrise de l'eau et la sensibilisation de la population.
Au Burundi, la mise en application de cette convention sera compliquée. En effet, certaines personnes profitent de leurs postes administratifs pour procéder à la déforestation, afin de vendre du charbon et des planches. Signalons également que la guerre civile qui sévit au Burundi depuis 8 ans a eu des effets négatifs sur l'environnement.
