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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Media.

"Félicitation à Net Press", dixit l'équipe du moteur de recherche "Fr@ncité".

Bujumbura, le 14 août 2001 (Net Press). Le site RUGAMBA de l'agence "Net Press" vient d'être sacré "site francophone le plus visité" dans le domaine des media et de l'actualité à l'issue d'une course-compétition organisée, du 30 juillet au 12 août 2001, par le moteur de recherche "Fr@ncité". 100 sites de la catégorie "media et actualité" ont participé à cette course, parmi un total de 4 181 sites.

Au classement général, le site RUGAMBA est arrivé en 5ème position et continue à marquer des points, puisque depuis le 13 août (date de relance de la course pour 14 autres jours), il est à la 4ème place du classement général avec 3784 points alors qu'il ne disposait que de 3671 points à l'arrivée de la dernière course (le 12 août 2001).

Les internautes peuvent continuer à suivre régulièrement les performances du site Rugamba en cliquant sur le petit animal qui fait la course sur la page d'accueil de ce site (www.netpress.bi).

Burundi - Télécommunications.

Le personnel de l'Onatel sort vainqueur du bras de fer qui l'opposait au ministre de tutelle.

Bujumbura, le 14 août 2001 (Net Press). On appelle cela une "capitulation sans condition" car le ministre Mbonigaba avait tenté en vain de négocier une défaite dans l'honneur, mais le syndicat des travailleurs de l'Onatel ne l'entendait aucunement de cette oreille. Après mille et un atermoiements, le ministre des transports, postes et télécommunications s'est finalement résolu à s'incliner aux instructions du 2ème vice-président de la République. Dans une correspondance adressée ce matin au directeur général de l'Onatel, le ministre Cyprien Mbonigaba indique que "faisant suite aux instructions de son Excellence Monsieur le 2ème vice-président de la République et pour l'intérêt supérieur de la Nation", il lui demande de "convoquer le conseil d'administration de Telecel-Burundi pour remplacer les actuels représentants de l'Onatel en vue d'éviter le cumul des fonctions de directeur général de l'Onatel et de président du conseil d'administration de Telecel-Burundi" et de "suspendre les mutations du personnel étant donné le contexte politique du moment".

Il a aussi écrit à son collègue de la défense nationale pour lui demander de "modifier le conseil d'administration de l'Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications (ARCT) afin d'y faire figurer les personnalités indépendantes des opérateurs publics et privés du secteur des télécommunications au Burundi".

Rappelons qu'en date du 9 août 2001, en réponse à la lettre du 2ème vice-président, le ministre Mbonigaba avait écrit : "après avoir interrogé le code des sociétés publiques et privées, il m'est statutairement impossible d'appliquer vos instructions". Ces mots avaient fait déborder le vase dans les milieux du personnel de l'Onatel mais aussi dans l'opinion. La grève qui avait été entamée le 7 août 2001 et suspendue une heure après sur intervention personnelle de M. Mathias Sinamenye, a repris vendredi après-midi. Le personnel de l'Onatel a continué à observer le mouvement de grève lundi matin malgré l'appel lui lancé par le ministre Mbonigaba pendant le week-end, de regagner leurs postes d'attache. Il avait alors écrit, dans un communiqué de presse portant un cachet inhabituel, qu'il avait pris "l'engagement de résoudre la crise entre l'Onatel et Telecel Burundi".

Il demandait, dans le même communiqué, au directeur général de l'Onatel de surseoir à la signature de l'accord d'interconnexion en attendant la clarification de la question relative à la quantification du trafic échangé entre les 2 sociétés. Ce que le personnel de l'Onatel avait pris pour une "manoeuvre dilatoire" et avait exigé une lettre en bonne et due forme montrant clairement que le ministre avait souscrit à l'ensemble des instructions données par le vice-président Sinamenye.

Notons, le même personnel a observé la grève jusqu'à la mi-journée. Certainement qu'il n'était pas encore au courant de cette déculottée ministérielle. Peut-on espérer que c'est le début de la fin du feuilleton Onatel-Telecel ? Wait and see ! Le public est en droit de se demander c'est la fin de cet épisode permettra l'indemnisation du consommateur qui a tant martyrisé.

Burundi - Anniversaire.

13è anniversaire des massacres de Ntega et Marangara : un génocide occulté et amnistié.

Bujumura, le 14 août 2001 (Net Press). C'était dans la nuit du 14 au 15 août 1988 que se déclenchaient les massacres de plus de 5.000 Tutsi de Ntega et Marangara, au nord du pays, dans les provinces respectives de Kirundo et de Ngozi. Ces massacres ont été perpétrés par des éléments du Palipehutu aidés par le régime rwandais de Juvénal Habyalimana.

L'anniversaire sera commémoré demain 15 août 2001 par les rescapés, les ressortissants de ces deux communes qui ont perdu les leurs ainsi que leurs amis et proches.

A Bujumbura, les cérémonies débuteront par une messe qui sera célébrée à la cathédrale Régina Mundi à 10 heures et se poursuivront au snack-bar "La détente" où seront prononcés les discours de circonstance et des témoignages ... Ces cérémonies seront organisées par l'association pour la reconstruction et le développement de la commune Ntega (ADEN).

Ce qui a été retenu par le discours officiel comme "événements de Ntega et Marangara" est un génocide perpétré par des ultra-hutu du PALIPEHUTU, une organisation génocidaire en négociations aujourd'hui avec le régime Buyoya. Le régime Buyoya I ou Comité Militaire pour le Salut National a amnistié les auteurs de ces massacres par le décret-loi N° 1/034/90 du 30 août 1990.

L'amnistie a été justifiée par le gouvernement Buyoya en arguant qu'elle visait "principalement la création des conditions propices à la poursuite de l'unité nationale en accordant le pardon à ceux qui ont commis des infractions à connotation politique" (in Lettre aux cadres N° 30 du 1er septembre 1990, disponible sur www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Pour Buyoya et son gouvernement, la mesure d'amnistier les 51 personnes qui avaient été appréhendées était une "mesure prise dans l'intérêt supérieur de la Nation" ! Il ajoutait que l'amnistie intervenait dans un "important processus de réconciliation de toutes les composantes de la population".

La solution de juger ces génocidaires par le régime avait été écartée par le même régime "pour des raisons de sagesse et de probité politique", faisait-on savoir au sommet de l'Etat. Pourtant, l'amnistie a conduit aux effets contraires : le Palipehutu a commis à nouveau des massacres en novembre 1991 et en octobre 1993 jusqu'à aujourd'hui. De nouveau, le régime a inscrit en lettres d'or l'amnistie de tous les génocidaires et a justifié cela par la "sagesse", la "probité politique" et la "volonté de réconciliation". Tout cela, entend-t-on se plaindre dans les milieux des rescapés du génocide, au mépris des victimes et de leur mémoire, selon la logique burundaise "agapfuye kabazwa ivu" ("tant pis pour les morts!").

Burundi - Enseignement.

Les étudiants de la 1ère candidature de l'Université du Burundi boudent les auditoires pour réclamer leur dû.

Bujumbura, le 14 août 2001 (Net Press). Les étudiants de l'Université du Burundi en 1ères candidatures (du moins les boursiers) ont arrêté ce matin les cours. Ils entendent ainsi faire pression sur les autorités habilitées pour qu'elles débloquent leur bourse du mois d'août. Ces étudiants qui sont tous externes ont indiqué à notre reporter qu'au moment où la bourse tarde à venir, ils ne savent plus à quel saint se vouer. En effet, ils vivent dans différents quartiers populaires de Bujumbura pour la plupart, et pour ce faire, ils sont obligés de payer le loyer, la ration, les vêtements, ... bref subvenir à leurs propres besoins élémentaires. Ils n'ont donc aucune autre source de revenu si ce n'est que la bourse. Normalement, celle-ci devait être perçue le 25 du mois de juillet. La bourse du mois d'août accuse alors un retard d'environ 20 jours.

A en croire l'autorité rectorale, ce retard est dû au fait que "les services habilités du ministère des finances n'ont pas encore pu rassembler les fonds nécessaires pour faire face aux multiples demandes budgétaires dont celles en rapport avec la bourse des étudiants".

Dans un "avis aux étudiants" signé hier par le vice-recteur de l'Université du Burundi, M. Didace-Olivier Nimpagaritse (alias Mujos), il a indiqué que "consciente de la situation difficile que connaissent les étudiants, l'Université a mené avec toutes les institutions partenaires susceptibles de lui faire une avance de fonds pour régler la bourse d'août. Elle n'a cependant décroché difficilement qu'un montant partiel pouvant couvrir la bourse des externes". Et d'inviter les étudiants internes à poursuivre les cours en attendant l'aboutissement des procédures en cours, en ajoutant que la Régie des Oeuvres Universitaires (ROU) est en train de s'organiser pour la distribuer dans 4 ou 5 jours. Délais probablement intenables pour les étudiants externes qui n'ont pas voulu obtempérer. Ils ont déclaré qu'ils n'ont plus confiance à certaines paroles de leurs responsables.

Burundi - Sécurité.

Recrudescence des vols à main armée en commune Bukeye (Muramvya).

Muramvya, le 14 août 2001 (Net Press). Au cours de la nuit dernière (du 13 au 14 août 2001), un groupe de terroristes-génocidaires bien armés du Cndd-Fdd a investi la localité de Kivogero (zone et commune Bukeye) où ils ont pillé 8 chèvres, 4 poules et beaucoup d'autres biens dans 5 ménages. Cette attaque s'ajoute à celle que ces criminels en provenance de la Kibira avaient perpétrée dans la même localité dans la nuit du 7 au 8 août 2001. Ils avaient par ailleurs opéré un pillage systématique dans un ménage de Buhogwa, zone Nyarucamo, commune Bukeye.

Rappelons également que dans la nuit du 6 au 7 août 2001, ces tueurs avaient attaqué, vers 22 heures, la localité de Kigereka (zone et commune Bukeye) où ils avaient abattu à bout portant une femme. Les forces de l'ordre avaient alors engagé des opérations de poursuite contre ces criminels. Au cours de ces opérations, 3 terroristes-génocidaires avaient été abattus et un militaire de l'armée nationale avait trouvé la mort. L'administration locale soupçonne fortement une partie de la population de cette commune d'être de mèche avec les terroristes-génocidaires car elle appelle rarement au secours; ce qui retarde les interventions militaires.

Burundi - Association.

Le 1er bataillon d'intervention dans le collimateur de PA-Amasekanya.

Bujumbura, le 14 août 2001 (Net Press). Le mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya" vient de rendre publique une déclaration dans laquelle il s'en prend vivement à la gendarmerie nationale ainsi qu'à tous les corps de police accusés de lui vouer une haine viscérale incompréhensible et d'avoir infligé, depuis 3 ans, des traitements dégradants à ses membres. Il s'en prend particulièrement à un certain nombre d'officiers du bataillon d'intervention qui auraient des "velléités régionalistes" et qui se sont constitués en "agents du génocide" (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Message du Programme Elargi de Vaccination (PEV)

Dans le cadre de l'initiative mondiale d'éradication de la poliomyélite, le Burundi organise les 5èmes journées nationales de vaccination contre la poliomyélite, du 20 au 24 août 2001 pour le premier passage et du 24 au 28 septembre pour le 2ème passage.

La particularité de ces 5èmes journées est l'utilisation de la stratégie "porte-à-porte" pour la ville de Bujumbura et les chefs-lieux des provinces afin d'atteindre la totalité des enfants âgés de moins de 5 ans. Ces 5èmes journées répondent à un impératif de prévenir le risque de réintroduction du virus de la poliomyélite au Burundi à partir des pays voisins. En effet, le Congo Kinshasa, le Congo Brazzaville et l'Angola regorgent encore d'innombrables cas de polio-virus.

NS LES