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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Anniversaire.

Commémoration du 40ème anniversaire de l'assassinat du prince Louis Rwagasore.

Bujumbura, le 14 octobre 2001 (Net Press). Ce samedi 13 octobre 2001, les Burundais ont commémoré le 40ème anniversaire de l'assassinat de leur héros national, le prince Louis Rwagasore. Les deux ailes du parti du prince Rwagasore ont célébré séparément, comme l'année passée, cet événement.

Après une messe qui a été dite à la cathédrale Regina Mundi, les partisans de l'Uprona négociateur, qui sont pour la plupart de hauts cadres de l'Etat, auxquels s'étaient joints pour la circonstance les dignitaires du Frodebu (Charles Karikurubu, Sylvestre Ntibantunganya, Frédéric Bamvuginyumvira entre autres) se sont rendus au mausolée du prince Louis Rwagasore. Là, 5 gerbes de fleurs ont été déposées successivement par le chef de l'Etat, des représentants de la famille du prince Ignace Kamatari (frère du roi Mwambutsa Bangiricenge), ceux de la famille Matabura et enfin par un représentant du corps diplomatique accrédité à Bujumbura.

De leur côté, les partisans de Charles Mukasi, de loin plus nombreux, ont célébré leur messe à l'Eglise St-Michel qui était pleine à craquer et où beaucoup de gens (le petit peuple essentiellement) étaient restés à l'extérieur, faute de place à l'intérieur de l'Eglise.

Après cette messe qui a été concélébrée à partir de 11h par 4 prêtres (le curé de la paroisse, l'abbé Alexandre Haramajambere, l'abbé Simon Ruragaragaza, l'abbé Ntahuga (petit-fils du roi Mwezi Gisabo) et l'abbé Seth-Désiré de la cathédrale Régina Mundi), M. Charles Mukasi et ses partisans, qui se considèrent comme les seuls véritables héritiers des idéaux du prince Louis Rwagasore, ont constitué un impressionnant cortège (de voitures, de bus, minibus et camionnettes) en direction du mausolée du héros national.

Au total, 9 gerbes de fleurs y ont été déposées, successivement par le président et le vice-président de l'Uprona, les dirigeants de l'Uprona en mairie de Bujumbura, ceux de la JRR (Jeunesse Révolutionaire Rwagasore), des enfants appartenant au mouvement "pionnier", le PRP (parti pour la réconciliation nationale de Mathias Hitimana), le parti MSP-Inkinzo du Dr. Alphonse Rugambarara.

Un vieux compagnon de lutte du prince Rwagasore, militant de la première heure de l'Uprona, s'est dit scandalisé et révolté par la qualité des deux gerbes de fleurs qui avaient été déposées par les représentants de la famille du prince Ignace Kamatari, car celles-ci étaient faites en paille sèche. Pour lui, cela démontrait amplement le peu d'estime qu'ont, à l'égard du prince, ceux qui avaient déposé les deux gerbes de fleurs.

Les militants de l'Uprona se sont ensuite dirigés vers la clinique prince Louis Rwagasore où le président Charles Mukasi a déposé une gerbe de fleurs, comme l'avait fait un peu plus tôt le chef de l'Etat. Ils se sont ensuite donné rendez-vous au "Carrefour de la JRR" (situé à Ngagara) où les cérémonies se sont poursuivies.

En cours de route, le très long cortège formé par les Badasigana a causé un sérieux fracas au chef du protocole présidentiel, M. Jérémie Ndayiziga, qui a été bloqué pendant plus de 10 minutes au niveau de la clinique prince Louis Rwagasore. Tellement les véhicules qui avaient pris le sens inverse au sien étaient nombreux et occupaient toute la largeur de l'avenue Pierre Ngendandumwe. Il avait l'air d'être très impressionné par ce qu'il voyait, lui qui était seul et qui venait d'on ne sait où.

Partout où il est passé, ce cortège a impressionné tous les passants, tellement on aurait dit que Bujumbura avait fait le déplacement aux côtés de M. Charles Mukasi qui a été longuement et chaleureusement acclamé à son arrivée au "Carrefour de la JRR".

Tous les intervenants à la tribune (à savoir le dirigeant local de l'Uprona, celui de l'Uprona en mairie de Bujumbura, un ancien compagnon de lutte du héros de l'indépendance nationale ainsi que le président de la principale association de lutte contre le génocide au Burundi "AC Génocide-Cirimoso) ont tous salué la constance politique de M. Mukasi qu'ils ont unanimement félicité pour n'avoir pas trahi, comme beaucoup d'autres l'ont fait, les idéaux du prince Rwagasore.

Tous ont par ailleurs déclaré que l'heure ne devrait surtout pas être à la tristesse, car "notre héros est, sans aucun doute, au paradis, assis à la droite du Père", a martelé le vieux sage Zénon Nicayenzi. "Au contraire, nous devons être heureux, car nous n'avons pas démérité, même si nous devons redoubler d'ardeur afin de remporter définitivement la lutte pour l'indépendance et la souveraineté nationales qu'a déclenchée le prince Rwagasore", a renchéri le professeur Venant Bamboneyeho. Selon lui, le peuple burundais, tant meurtri par la guerre et des calamités de toute sorte doit pousser un ouf de soulagement, malgré ses difficultés actuelles, car "nous avons notre Rwagasore à nous, qui n'est autre que le président Charles Mukasi que voici devant vous".

Pour sa part, le président du parti Uprona, M. Charles Mukasi, a indiqué que l'heure est très grave, car "prochainement des troupes étrangères seront là et chaque Burundais qui est opposé à ce projet, ainsi qu'à celui de démolition de notre pays ou de sa remise sous tutelle étrangère (sud-africaine en l'occurence), doit se tenir prêt au combat pour la survie". Il a fustigé "ceux qui ont vendu aux enchères d'Arusha et de Pretoria l'indépendance et la souveraineté nationales chèrement acquises" et a souligné que "rien ne sera possible tant que le pouvoir Buyoya-Frodebu sera aux affaires". Car, ce pouvoir soutient l'immoralité qu'incarnent les génocidaires, les traîtres à la Nation, les détourneurs de biens publics et tous les hommes de paille (sans scrupules).

Ces cérémonies qui avaient l'air d'une grande fête populaire (avec la participation de jeunes "pionniers" qui entonnaient régulièrement des chansons patriotiques, quelques fois épaulés par de jeunes gens danseurs appartenant à un mouvement d'autodéfense local) se sont terminées vers 18h 30'.

Burundi - Anniversaire.

Les Burundais rendent hommage au prince Louis Rwagasore à l'occasion du 40è anniversaire de son assassinat.

Bujumbura, le 14 octobre 2001 (Net Press). A l'occasion du 40è anniversaire de l'assassinat du héros national du Burundi, le prince Louis Rwagasore, le "mouvement national de résistance et de réhabilitation du citoyen" (MRC-Rurenzangemero, de l'ancien candidat à la présidence de la République pour la première tranche de la transition, le colonel Epitace Bayaganakandi) a rendu public un communiqué dans lequel il indique que l'engagement du prince Rwagasore est quotidiennement trahi par certains dirigeants burundais comme "ceux qui, par l'idéologie génocidaire, recourent aux violences comme moyen de combat politique, alors que le héros national avait promis des sanctions à l'encontre de ses amis qui utiliseraient les violences contre les adversaires politiques". L'engagement de Rwagasore est aussi trahi par ceux qui entreprennent, par le recours aux troupes étrangères, le démantèlement des forces armées du Burundi qui constituent pourtant "le rempart de la souveraineté, un obstacle au génocide et le garant de la stabilité du pays". Le héros national est également trahi par "ceux qui hypothèquent la souveraineté nationale en abandonnant le destin et la gestion des affaires au Burundi entre les mains étrangères, alors qu'il a sacrifié sa vie par la reconquête de cette souveraineté".

De son côté, la section canadienne de l'association AC Génocide, a, dans un message de soutien adressé au parti Uprona (tendance Mukasi), indiqué que 40 ans après la mort du prince Rwagasore, le peuple burundais, naguère jaloux de son indépendance, de son identité unitaire et de sa force légendaire, est à genou. Les Bashingantahe dont plusieurs l'ont côtoyés et secondés brillamment dans la reconquête de la dignité nationale bafouée, vivent actuellement une situation pire que sous Jean-Paul Harroy (représentant du colonisateur belge au Burundi).

Le message a poursuivi en expliquant que notre pays souffre d'un mal génocidaire dont les artisans ont été érigés pour le plus grand malheur du Burundi, en "vaillants combattants de la démocratie" et qui, en même temps, dominent contre toute logique les institutions républicaines. Et d'ajouter qu'au moment où le monde entier recherche les terroristes qui ont fait 5000 victimes innocentes à New York, "le pouvoir burundais se prépare à convoler en justes noces avec ceux qui ont fait plus de 200.000 victimes toutes innocentes, qui n'avaient d'autre tort que d'être nées Tutsi ou d'être opposées au génocide". (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Droits de l'homme.

Pie Ntakarutimana reconduit à la tête de la ligue Iteka.

Bujumbura, le 14 octobre 2001 (Net Press). La ligue burundaise des droits de l'homme "Iteka" s'est réunie en assemblée générale ce dimanche 14 octobre 2001 pour élire un nouveau président. Le seul candidat qui s'était (re)présenté était le président sortant, M. Pie Ntakarutimana qui a été reconduit avec 104 voix pour et 3 contre. Précisons qu'il est à la tête de cette ligue depuis 2 ans. Signalons que les statuts de cette association lui donnent un délai maximal d'un mois pour mettre en place un nouveau comité exécutif.

Burundi - Justice.

Vingt-deux personnes impliquées dans la tentative de putsch du 18 avril 2001 en appellent aux ministres de la défense et de la justice afin que leur dossier soit "traité dans le strict respect de la loi".

Bujumbura, le 14 octobre 2001 (Net Press). Vingt-deux personnes soupçonnées d'avoir pris part à la tentative de putsch du 18 avril 2001 viennent d'adresser une lettre aux ministres de la défense nationale et de la justice afin de leur demander qu'ils ne continuent pas à être "détenus en violation flagrante et délibérée de la loi". Ces personnes rappellent qu'elles ont été arrêtées les 18 et 21 avril 2001 et que jusqu'aujourd'hui leur détention n'a pas été confirmée par le juge compétent en violation du nouveau code de procédure pénale. Ces détenus indiquent que face à leur situation de détention arbitraire qui perdure depuis 5 mois, ils ont jugé opportun de recourir au "sens d'équité" de ces deux autorités afin que leur dossier soit "traité dans le strict respect de la loi".

AVIS DE MISE EN VENTE

La société burundaise de production de chaux et de ciment "CIMEBU" SARL, met en vente sa propriété constituée de 2 usines, bureaux et terrain. Cette propriété est située au quartier industriel et cadastrée sous le N° 322 division A à Bujumbura et enregistrée au volume ELXVIII folio 12 à la conservation des titres fonciers à Bujumbura.

Les limites de cette propriété sont les suivantes :

Au Nord : la rivière Ntahangwa A l'Est : la parcelle cadastrée sous le n° 326 DIV.A et occupée par la société PROCOBU (ex-ETERNIT) Au Sud : une route en terre, longeant le mur de clôture des enceintes du port de Bujumbura. A l'Ouest : un terrain vague donnant sur le lac Tanganyika.

La propriété a une superficie globale de 5,2 ha et comporte des constructions sur 3.877 m2 dont une usine à ciment et des bureaux et magasins.

Les somissionnaires intéressés peuvent se procurer le descriptif complet de la propriété auprès du Secrétariat de la Direction Générale de la SOCABU, sur présentation d'un reçu de versement d'une somme de BIF 25.000 (vingt cinq mille) à la caisse de la même entreprise.

Une visite des lieux est organisée le 31 octobre 2001 à 9 h 00.

Les offres sous plis fermés, devront être adressées à la SOCABU avec mention apparente sur l'enveloppe "Offre de prix pour la propriété cadastrée n° 322 Div.A Bujumbura, située au quartier industriel", et parvenir à la SOCABU au plus tard le 15 novembre 2001 à 9h 00 du matin, heure à laquelle aura lieu l'ouverture des enveloppes. Elles devront être accompagnées d'une garantie de soumission d'un montant de 5.000.000 Fbu (Cinq millions), sous forme de caution bancaire ou de chèque certifié établi au nom de la SOCABU et valable pour une durée de 30 (trente) jours calendrier à dater de l'ouverture des offres. Cette garantie ne sera pas restituée au soumissionnaire gagnant s'il se désiste et restituée aux soumissionnaires non gagnants après la conclusion du contrat avec le gagnant.

La propriété sera vendue au soumissionnaire le mieux disant, mais le Propriétaire se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle de la propriété.

Les offres de prix s'entendent net de toutes taxes et de tous frais de mutation qui sont à charge de l'acquéreur.

Le soumissionnaire retenu aura 15 jours calendrier pour virer le montant convenu au compte n° 701-03351-01-86 ouvert à l'InterBank Burundi au nom de CIMEBU.

délai ne dépassant pas 5 jours à compter de la date d'ouverture des offres. Passé ce délai, ces actions pourront être cédées au soumissionnaire de second rang. 9. Le COTEBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle de ces actions.

e:FR'>L'IMPUNITE SERA UN VERITABLE DIKTAT CAR LA QUASI TOTALITE DES PARTIS