NET PRESS

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Burundi - Processus de paix
Le chef de l'Etat rejoint le président du Frodebu en Afrique du Sud ....
Bujumbura, le 14 décembre 2001 (Net Press). Le chef de l'Etat burundais, M. Pierre Buyoya, comme nous l'annoncions dans notre édition d'hier 13 décembre 2001, a repris son bâton de pèlerin et s'est rendu tôt ce matin en Afrique du Sud où il rejoint le président de l'aile dure du Frodebu, le Dr. Jean Minani, parti ce 13 décembre 2001, ainsi qu'une délégation gouvernementale composée par le ministre Luc Rukingama et 3 colonels de l'armée nationale, partie, elle, 48 heures plus tôt. Avant son départ, le président Buyoya a déclaré à la presse qu'il se rend en Afrique du Sud pour rencontrer le médiateur et a admis que c'est lui-même qui en a pris l'initiative, afin de, a-t-il dit, évaluer avec les leaders sud-africains le pas déjà franchi dans le processus de paix inter-burundais.
Signalons que selon l'entourage du président du Frodebu, ce dernier s'est rendu en Afrique du Sud pour rendre compte au médiateur (qui avait récemment déclaré à la presse internationale qu'il n'est plus médiateur dans le conflit burundais et qu'il essaiera de superviser de loin ce qui se fait) des contacts qu'il a récemment menés en Tanzanie en vue du cessez-le-feu avec on ne sait qui, puisqu'il a lui-même déclaré à son retour sur Bujumbura qu'il n'avait rencontré, durant son séjour, aucun "dirigeant rebelle".
Toujours est-il que ce qui pourrait expliquer, du moins selon les observateurs, le succès de la récente mini-tournée présidentielle en Europe a été le soutien actif du vieux "parrain" du processus de paix inter-burundais et son lobbying lors de son dernier passage en Europe.
Le pouvoir continue donc à courir derrière le cessez-le-feu qui reste introuvable, mais le président Buyoya et les dirigeants du Frodebu continuent à se déclarer optimistes même si "l'émiettement de la rébellion constitue actuellement le plus grand problème" qui ne facilitera pas les négociations pour le cessez-le-feu.
De leur côté, les mouvements Cndd-Fdd et Palipehutu-Fnl, qui n'ont envoyé aucun représentant à Prétoria (tout comme ils n'avaient daigné déléguer, il y a quelques jours, un seul émissaire à Libreville) accusent l'actuel chef de l'Etat d'être à l'origine de leur émiettement, selon du moins les informations émanant du site web du Cndd-Fdd. Les 2 mouvements dénient, par ailleurs, au Frodebu son rôle de "key player" et lui en veulent de "s'être autoproclamé" chef de file du G7 et de toutes les organisations pro-hutu.
Ceci dit, bon nombre de Burundais se demandent à quoi leurs actuels dirigeants jouent et si, finalement, ceux-ci ont véritablement intérêt à ce que la paix et la sécurité reviennent.
Tout cela intervient au moment où la guerre et le génocide (anti-Tutsi et Hutu moderés) s'intensifient et qu'on parle, ces derniers temps, d'une nouvelle rébellion qui serait en voie de formation. Elle serait, cette fois, pro-Tutsi et aurait, du moins selon Bujumbura, ses bases à l'Est de la RD Congo. Des citoyens, originaires de l'Ouest du Burundi, ont été dernièrement arrêtés par la gendarmerie et remis à la Documentation Nationale (police spéciale présidentielle) où ils auraient été atrocement torturés. Certaines de leurs familles affirment ne pas pouvoir à accéder à ces détenus.
Nous venons d'apprendre que de telles arrestations se poursuivent, puisqu'un paysan (et plus exactement un éleveur) de la 10ème avenue de Cibitoke, qui avait été arrêté il y a deux jours par la police de cette province, et répondant au nom de Bagayuwitunze (d'une quarantaine d'années) vient d'être transféré à la Documentation Nationale.
Burundi - Droits de l'homme.
"Human Rights Watch" condamne le système des "gardiens de la paix" mis en place dans le cadre de l'autodéfense civile.
Washington, le 14 décembre 2001 (Net Press). Dans un nouveau rapport sur le Burundi et intitulé "Protéger le peuple : Programme gouvernemental d'autodéfense au Burundi", l'organisation américaine de défense des droits de l'homme "Human Rights Watch" (HRW) condamne les "forces paramilitaires connues sous le nom de jeunes gardiens de la paix au Burundi". Selon cette organisation, en effet, les gardiens de la paix ont "commis au cours de ces 4 années de nombreux meurtres et viols ainsi que d'autres crimes". Selon Mme Alison Des Forges, conseillère à la Division Afrique de HRW, "appeler les gardiens 'civils' ne change en rien aux faits, tant qu'ils sont recrutés, entraînés et armés par les autorités. Ils agissent sous ordre militaire et comme les soldats, doivent répondre de tous les abus qu'ils commettent". Et d'ajouter que "ces gardiens de la paix ne reçoivent aucun salaire et ignorent la durée de l'engagement qu'on exige d'eux. De plus, ils ne reçoivent aucun uniforme ni autres marques distinctives". HRW déplore en outre que "beaucoup de ces gardiens de la paix sont des enfants âgés de 15 ans et moins, recrutés soi-disant pour défendre leurs quartiers mais participent à des opérations militaires de grande envergure alors que le gouvernement du Burundi a signé les conventions internationales qui interdisent le recours aux enfants de moins de 18 ans dans des combats".
Le même rapport souligne le danger de prêcher l'autodéfense dans une région où la violence à base ethnique a causé des centaines de milliers de morts, car "dire aux gens qu'ils pourraient avoir à prendre les armes pour se défendre augmente leur peur et les expose à la manipulation de chefs sans pitié", déclare Mme De Forges. Pour toutes ces raisons, HRW appelle le gouvernement burundais à démobiliser la force paramilitaire connue sous le nom de "gardiens de la paix".
Burundi - Processus de paix.
Des jeunes burundais vivant en Amérique du nord s'inquiètent au sujet de "l'utilisation ultime" des 830 millions de dollars octroyés au Burundi pour sa reconstruction.
Bujumbura, le 14 décembre 2001 (Net Press). "Burundi Youth Council" (BYC), une association de jeunes burundais basée à Washington vient de rendre publique une déclaration dans laquelle elle donne ses avis et considérations sur ce qui devrait être fait des 830 millions de dollars récemment accordés aux Burundais. L'association BYC s'inquiète de l'utilisation ultime de ces fonds du moment que les confrontations entre les parties en conflit dans le pays se poursuivent, car "les impératifs de la poursuite de la guerre risquent de prendre le pas sur la reconstruction du pays". Aussi, ces jeunes gens ont-ils formulé des recommandations à l'intention du gouvernement.
Ils demandent que "soient mis en place des mécanismes rigoureux pour statuer sur l'affectation des fonds et le contrôle de la gestion". "La reconstruction des infrastructures doit aussi s'accompagenr de celle des hommes", ont-ils fait savoir. Ils demandent par conséquent des fonds consacrés à la promotion de la culture de la paix. Les membres de cette association demandent en outre que les nouvelles autorités "revoient et corrigent" les propositions d'affectation des fonds, initialement formulées par le ministère du plan, afin de dégager de nouveaux consensus sur les priorités nationales en termes de gestion de ces fonds. Ils demandent enfin que "la ventilation de ces fonds tienne compte du volet jeunesse afin que les projets conçus et exécutés par les jeunes obtiennent des financements conséquents".
Burundi - Processus de paix.
Un soldat sud-africain manque à l'appel ...
Bujumbura, le 14 décembre 2001 (Net Press). De source proche du contingent sud-africain déployé au Burundi, un des hommes envoyés par Pretoria au Burundi manquait ce matin à l'appel. Il s'agit d'un soldat noir du prénom de Paul qui assure habituellement la protection d'un homme politique du G7 vivant au quartier huppé de Gatoke. Il a été vu pour la dernière fois à la Maison de la Presse où il était allé prendre un verre de bière hier soir (13 décembre 2001). Jusqu'à ce matin, personne n'était au courant de ce qui lui était arrivé et son commandement s'est mis activement à sa recherche, dont la rédaction n'est pas encore, à l'heure qu'il est, au courant des résultats. Signalons que selon des informations concordantes, ce soldat a quitté le bar de la Maison de la Presse à bord d'un taxi.
Burundi - Media.
"Net Press" reçoit l'appui massif de ses lecteurs, disséminés sur toute la planète ...
Bujumbura, le 14 décembre 2001 (Net Press). Alors que les professionnels des media sont toujours en conclave, à l'hôtel "Source du Nil", avec les décideurs politiques et autres personnes intéressées par la communication, la rédaction de l'Agence "Net Press" continue à enregistrer des messages de solidarité et d'encouragement de la part de ses nombreux lecteurs, Burundais comme expatriés, vivant au pays ou à l'étranger, suite aux menaces que fait peser sur elle le procureur général de la République, M. Gérard Ngendabanka.
Ainsi par exemple, M. Emmanuel Nkurunziza, de l'university canadienne du Western Ontario, nous écrit ceci : "De l'Ontario où je lis régulièrement vos dépêches, je me fais le plaisir de vous adresser mes félicitations d'abord pour le rôle que joue votre Agence dans l'information du public sur le Burundi. Que vous soyez rassurés que, si à plusieurs reprises, vous vous trouvez attaqués par les organes du pouvoir en place à Bujumbura, c'est justement à cause de votre révélation des contradictions qui forment sa base. Une correspondance comme celle du procureur général de la République reflète justement la précipitation que les nouveaux dirigeants ont à museler ceux qui jettent de la lumière sur les sombres desseins à peine voilés des représentants des groupes terroristes qui y siègent.Dernièrement, j'avais écrit une lettre à certains media locaux et étrangers sur le danger que fait peser un journaliste qui ne prend pas son courage pour appeler le chat par son nom, ou qui ne le fait qu'à l'endroit de certaines gens seulement. Je trouve qu'il est probable que le déchaînement du procureur général est dû à votre signalement des génocidaires déguisés en acteurs politiques. Que le reste de la presse prenne votre exemple, et surtout qu'il se lève comme un seul homme pour dénoncer cette intention de nuire à la liberté d'expression et partant à notre droit à l'information".
Pour sa part, M. Samson Rurema indique que la rédaction de "Net Press" mérite plus que des félicitations pour ses nombreux services rendus au public et nous adresse "encore une fois" tous ses encouragements. (Voir l'intégralité des deux réactions sur www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Les deux messages s'ajoutent à de nombreux autres transmis par téléphone ou oralement par beaucoup de citoyens vivant au pays ou de la diaspora, que notre rédaction ne cesse d'enregistrer, depuis l'éclatement de cette affaire et même auparavant.
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