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Bujumbura-Burundi.


Burundi - Justice.

Affaire Kassy Manlan : le gouvernement du Burundi et l'OMS engagent un dialogue de sourds.

Bujumbura, le 15 mars 2002 (Net Press). L'enquête pour l'identification des présumés auteurs de l'assassinat de l'ancien représentant résidant de l'OMS au Burundi, le Dr. Kassy Manlan, poursuit son cours normal. Le gouvernement burundais qui considère que des indices sérieux de culpabilité pèsent sur le Dr. Lamine Diarra (numéro 2 et représentant a.i de l'OMS au Burundi) demande à présent que le diplomate onusien soit purement et simplement arrêté. Pour ce faire, le gouvernement a recquis la pleine et entière collaboration de l'organisation mondiale de la santé en vue de faciliter "la bonne administration de la justice, d'assurer l'observation des règlements de police et d'éviter tout abus auxquels pourraient donner lieu les privilèges et immunités dont jouit le Dr. Diarra". Rappelons que le Dr. Diarra a été mis en résidence surveillée à la mi-février 2002 sur demande de la justice burundaise qui craignait une éventuelle évasion du fonctionnaire des Nations-Unies. Ensuite, de source proche de l'OMS-Burundi, la ligne téléphonique de son représentant a.i a été coupée, tandis que ses contacts avec le reste du personnel de l'agence onusienne a été réduit au strict minimum.

Entre-temps, deux fonctionnaires de l'ONU ont été envoyés à Bujumbura pour assister les enquêteurs burundais. Les autorités burundaises ont réservé à cette proposition une fin de non-recevoir, certes diplomatique, mais catégorique. Les deux fonctionnaires onusiens se sont vu en effet refuser l'accès au dossier de leur collègue, car pour le gouvernement burundais, "l'accès au dossier est régi par les dispositions du code de procédure pénale burundaise et, avant la phase de la confirmation judiciaire des poursuites, aucune personne étrangère ne peut y avoir accès". Raison pour laquelle, "dans cet esprit et dans le strict respect de la loi burundaise, il a été jugé bon de fournir aux deux fonctionnaires de l'OMS des informations suffisantes relatives au dossier à travers des rencontres organisées à leur intention avec l'autorité judiciaire".

Les autorités burundaises ont même demandé que l'OMS-Burundi soit pourvue d'un autre haut responsable hors de tout soupçon en attendant la désignation d'un autre fonctionnaire représentant l'organisation au Burundi. Ce à quoi la direction générale de l'OMS vient de déclarer qu'elle "ne remplacera pas le représentant de l'OMS tant que la situation actuelle n'aura pas fait l'objet d'un règlement satisfaisant". Le directeur général de l'OMS, Mme Gro Harlem Brundtland, qui se dit fortement "préoccupée par cette situation et l'action du gouvernement du Burundi dans cette affaire", exige la levée de l'assignation à résidence surveillée du Dr. Diarra et que des visiteurs officiels puissent avoir avec lui des contacts immédiats et sans entraves". Bien plus, ajoute la note verbale envoyée par l'OMS au ministère burundais des relations extérieures et de la coopération, l'agence onusienne a l'intention de dépêcher à Bujumbura un envoyé spécial au Burundi afin de suivre de près cette affaire. Signalons d'autre part que la famille et les avocats de Mme Gertrude Nyamoya se disent eux aussi très inquiets de "la détention devenue illégale", à Mpimba, de cette ancienne assistante du Dr. Kassy Manlan. Ils déplorent en particulier que les avocats de la détenue n'aient toujours pas accès au dossier de leur cliente "en violation des dispositions légales". (Affaire à suivre)

Burundi - Justice.

Le gouvernement burundais n'a aucune volonté de lutter contre l'impunité, selon des participants à un "café de presse".

Burundi, le 15 mars 2002 (Net Press). La ligue burundaise des droits de l'homme "Iteka" et l'ONG Oxfam - Grande Bretagne ont organisé ce 14 mars 2002 un deuxième "café de presse" auquel étaient invités des politiciens, des membres de la société civile et des journalistes. Les participants ont échangé autour du thème suivant : "la ratification de la cour pénale internationale : un enjeu major dans la lutte contre l'impunité au Burundi". Les députés Cyrille Sigejeje et Augustin Nzojibwami n'ont pas caché leur indignation devant le fait que le gouvernement a privilégié la loi sur l'"immunité provisoire". Cela démontre, selon les deux hommes, que le gouvernement ne se soucie pas de la lutte contre l'impunité. Ce serait d'ailleurs pour cette raison, estiment les deux députés, que ce même gouvernement traîne les pieds à ratifier le traîté de Rome. M. Nzojibwami a déclaré qu'avec l'immunité provisoire, "le crime a été institutionnalisé et les responsables de la mort de 600.000 Burundais péris durant les différentes crises que le Burundi a connues ne seront jamais punis".

Pour sa part, M. Sigejeje a ajouté ne pas comprendre comment le gouvernement va concilier l'immunité provisoire, la lutte contre l'impunité et la commission vérité - réconciliation. S'il y parvenait, ce gouvernement serait "vraiment savant".

De son côté, le représentant du gouvernement, M. Léopold Ntahompagaze (conseiller à la vice-présidence de la République) a réagi aux inquiétudes des deux députés en reconnaissant que "le gouvernement a une démarche de résolution de la crise qui paraît incompréhensible pour certaines gens". Et d'ajouter que tout en proposant une "immunité provisoire" pour deux ans, le travail des juridictions internes continue et ainsi, les crimes continuent à être réprimés, a-t-il dit. Il a aussi indiqué que le gouvernement veut asseoir une politique du pardon, raison pour laquelle il est prévu une commission Vérité et Réconciliation.

Il a été appuyé par le sénateur-avocat Fabien Segatwa qui a souligné qu'il faut "faire une dose entre la justice et la réconciliation nationale". D'après lui, la justice nationale devrait être appuyée par des étrangers pour qu'elle rassure tout le monde. Car, il y a "peu d'espoirs que le Burundi ait le tribunal pénal à voir le coût et le rendement des tribunaux pénaux pour le Rwanda et l'ex-Yougoslavie".

De son côté, M. Tatien Sibomana (qui représentait l'association AC Génocide-Cirimoso) a fait remarquer qu'avec l'immunité provisoire, les condamnés des chambres criminelles sont susceptibles d'être amnistiés. Il a déclaré ne pas voir la volonté du gouvernement dans la lutte contre l'impunité et d'ajouter que beaucoup de pays hésitent à ratifier le traîté de Rome pour faire échapper à la justice leurs dirigeants. Il s'est dit inquiété par le fait que l'immunité provisoire risque d'être étendue aux autres rapatriés alors qu'ils ont commis des "crimes abominables et imprescreptibles". Me Nzeyimana a, quant à lui, déclaré qu'il faut commencer par appliquer la justice avant tout autre chose, en votant très rapidement une loi sur le génocide et en mettant sur pied la fameuse commission Vérité et Réconciliation. Car, selon lui, "l'immunité provisoire prépare une amnistie totale".

Burundi - Grève.

Le personnel de la radio-télévision nationale se met bientôt en grève.

Bujumbura, le 15 mars 2002 (Net Press). Le syndicat des travailleurs de la radio-télévision nationale du Burundi (Syrt) a déposé dans la matinée du 15mars 2002 un préavis de grève auprès de l'inspection générale du travail. Selon ce syndicat, il s'agira ainsi de protester contre le retard "exagéré et répétitif dans le paiement du salaire du pesonnel". Rappelons à ce sujet que cela fait plus d'une année que les salaires des travailleurs de la RTNB viennent très tardivement.

Avis de mise en vente

La Bancobu met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes :

Une MITSUBISHI Pajero Long châssis, plaque d'immatriculation 02BA 0222, année de fabrication 1992, n° de châssis 00947.

Le dit véhicule est vendu à l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 15/3/2002 .

Les offres sous plis fermés devront être adressés à Monsieur le Chef du Département de l'Administration Générale au plus tard le 22.03.02.

La BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.

Telecel-Burundi vient de revoir ses tarifs à la baisse :

Nouveau Tarif Ancien tarif

Zone I (USA, Canada, Belgique, Hollande, France, Allemagne) 800 FBu 1248 FBu

Zone II (Afrique du Sud, Kenya Côte d'Ivoire...) 900 FBu 1248 FBu

Zone III (France Mobile, Belgique Mobile Italie Mobile ...) 960 FBu 1500 FBu

Zone IV (Egypte, Algérie...) 1.250 FBu 1500 FBu

Zone V (Arabie Saoudite, Irak...) 1500 FBu 1602 FBu

Carte SIM : 5000 FBu

Notre expérience fera toujours la différence.

Pour plus de détails, voir www.netpress.bi, rubrique "Agora"