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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Processus de paix

Nomination des membres de la commission technique chargée de rédiger les textes de lois prévus par l'accord d'Arusha.

Bujumbura, le 15 mai 2001 (Net Press). Après le décret mettant en place le 8 mai 2001 la commission chargée de rédiger les textes de lois prévus par l'accord d'Arusha, le chef de l'Etat a signé vendredi dernier (11 mai 2001) le décret portant nomination des membres de ladite commission. Ils sont au nombre de 10, dont M. Eugène Nindorera (président et ministre des Droits de l'homme et des réformes institutionnelles) et M. Elysée Ndaye (vice-président et magistrat). Les autres membres sont : Stanislas Makoroka (professeur à la faculté de droit de l'université du Burundi), Vénérand Nzohabonayo (cadre d'appui au ministère du processus de paix), Vénérande Kiyogoma (magistrat), Ernest Ndikumukama (conseiller à la présidence de la République), Fabien Segatwa (avocat), Fidèle Ntirushwa (magistrat) et Gérard Ndayisenga (cadre d'appui au ministère du processus de paix).

La commission a une tâche difficile qui consiste à rédiger pendant 3 mois au maximum des textes à haute sensibilité dans l'opinion publique et qui ne manqueront pas de créer des polémiques. Cette commission est constituée de façon quasi-paritaire sur le plan des sensibilités ethniques, néanmoins, elle ne compte pas de membres de l'opposition tutsi.

La commission devra élaborer 5 textes (en 3 mois !) portant sur les arrangements constitutionnels de transition, la loi sur les partis politiques, la loi organisant l'assemblée nationale, la loi sur l'immunité provisoire des criminels au "mobile politique" et la loi portant sur la poursuite des auteurs du génocide et des divers crimes contre l'humanité perpetrés au Burundi. Ce sont des textes prévus par l'accord d'Arusha et qui accusent un sérieux retard dans leur mise en application, selon du moins l'accord.

Rappelons que ces textes sont convenus à Arusha mais sont combattus par des organisations de défense des droits de l'homme qui contestent notamment l'immunité provisoire des crimes qu'elles considèrent comme une pure et simple amnistie des génocidaires. Rappelons aussi que le Burundi compte une formation politique (FRODEBU) accusée par l'ONU d'avoir perpétré le génocide contre les Batutsi et des Hutu de l'opposition depuis octobre 1993. D'autres organisations ont revendiqué des crimes contre l'humanité, comme notamment le CNDD qui a revendiqué les progroms des jeunes séminaristes de Buta (43 morts), des déplacés de Bugendana (423 morts), des habitants de Teza (104 morts), etc.

Burundi - Processus de paix.

L'ICG recommande le départ du président Buyoya.

Naïrobi, le 15 mai 2001 (Net Press). L'"International Crisis Group" (ICG) vient de sortir son 29è rapport intitulé "Burundi : sortir de l'impasse, l'urgence d'un nouveau cadre de négociations" où cette ONG démontre que le processus de paix burundais se trouve dans l'impasse. 18 mois après la signature de l'accord d'Arusha, 2 questions cruciales, à savoir la mise en place des institutions de transition et la cessation des hostilités, restent pendantes. Pire, aucune démarche sûre pouvant aboutir au réglement de ces questions n'est entamée, ajoute l'ICG qui considère par ailleurs que le Comité de Suivi de l'Accord d'Arusha (CSAA) "s'annonce comme une institution coûteuse, inefficace, incapable de remplir sa mission". L'ONG s'en prend aussi à Mandela qui, "malgré le soutien des chefs d'Etat de la région et de la communauté internationale, a jusqu'à présent échoué à faire accepter l'accord d'Arusha aux groupes rebelles et à les faire renoncer à la violence". Le Burundi vit donc dans une situation de "ni paix ni guerre" qui risque de dégénérer en une "guerre civile généralisée", prévient l'ICG.

Parlant des candidatures pour la présidence de la transition, l'ICG estime que si les actuels président et vice-président de la République restent pour piloter la période de la transition, ce ne serait, selon l'ICG, qu'une "dangéreuse poursuite du statu quo". A propos du tandem Bayaganakandi-Ndayizeye, l'ICG indique que cette alternative "reflète certes une évidente volonté de changement à la tête de l'Etat (mais) ne conduira qu'à une nouvelle guérilla institutionnelle". L'ICG craint qu'avec cette situation de blocage, "le président Buyoya risque une élimination physique" qui provoquerait "sans doute des réglements de compte entre leaders politiques". Le rapport poursuit en indiquant que "Mandela doit offrir à Pierre Buyoya une sortie honorable" et en recommandant un partage du pouvoir entre l'UPRONA et le FRODEBU "à l'exclusion de tous les autres partis politiques". Pour la résolution du problème de sécurité, le rapport conseille l'harmonisation des accords de Lusaka et d'Arusha et l'engagement personnel des présidents Mkapa et Kabila.

Face à cette situation, l'ICG recommande la clarification des responsabilités de médiation entre Libreville et Prétoria. Pour l'ICG, Mandela "pourrait négocier le départ du président Buyoya", Zuma se pencherait sur les négocations sur le partage du pouvoir entre l'UPRONA et le FRODEBU pendant que Bongo s'occuperait du cessez-le-feu avec les FDD et les FNL. Il invite aussi le "président Buyoya à se rendre sans délai en Afrique du Sud pour négocier les conditions de son départ du pouvoir, qui devront être ensuite présentées au conseil des Nations Unies et endossées par la comunauté internationale". En cas de refus, l'ICG précise que le président Buyoya s'exposerait à des sanctions internationales.

Burundi - Economie

Les ministères du commerce et de l'intérieur décidés à tout faire pour une meilleure distribution du sucre dans le pays.

Bujumbura, le 15 mai 2001 (Net Press). Les ministères du commerce et de l'intérieur envisageraient de contribuer à une meilleure distribution du sucre dans la capitale et dans tout le pays, en raccourcissant sensiblement les délais d'enlèvement de cette denrée devenue rare ces derniers temps au Burundi. Jusqu'à présent, les commerçants allaient s'approvisionner auprès de la SOSUMO (Société sucrière du Moso), tous les 15 jours. Dans un proche avenir, ce délai pourrait passer à 3 jours et cela permettrait, espèrent les 2 ministères, de diminuer les spéculations auxquelles s'adonnaient (et continuent d'ailleurs de s'adonner) les commerçants qui créaient une fausse pénurie du sucre afin de provoquer à tout moment la hausse de son prix. Les 2 ministères envisageraient aussi de mieux contrôler ces commerçants afin de s'assurer de l'écoulement, en déans les 3 jours susmentionnés, de leurs stocks initiaux. Les services des Douanes et de la PAFE (Police de l'Air, des Frontières et des Etrangers) sont, de leur côté, appelés à être plus vigilants afin qu'il n'y ait plus, comme par le passé, d'exportation illégale de sucre vers les pays voisins pendant que les citoyens de ce pays en manquent terriblement.

Burundi - Sécurité.

Retour de la sécurité à Kayanza après les récentes attaques des terroristes-génocidaires.

Kayanza, le 15 mai 2001 (Net Press). La sécurité est revenue dans la province Kayanza où les terroristes-génocidaires du FDD ont, pour se venger contre les autorités administratives de cette province qui n'hésitent pas à faire régulièrement des incursions avec l'appui de l'armée nationale dans la forêt de la Kibira pour ramener au bercail les populations qui y ont trouvé refuge, lancé au cours de la semaine écoulée des attaques contre les communes Matongo, Muruta, Gatara et même Kayanza. La commune de Matongo avait été particulièrement ciblée car c'est elle qui a ramené le plus de civils qui avaient élu domicile dans la Kibira, à savoir 8.500 personnes sur un total de 11.000, dont 5.000 étaient même devenus des combattants FDD.

Ainsi, cette commune a payé le plus lourd tribut lors de ces ataques : les bureaux de l'administrateur ont été incendiés de la nuit de vendredi à samedi 12 mai 2001, un jeune "gardien de la paix" a été tué, un autre blessé et un civil tué a Camazi (sur la frontière avec la commune Muruta). De leur côté, les terroristes-génocidaires ont enregistré dans leurs rangs 6 morts, 2 capturés vifs près du chef-lieu de la commune et 3 armes saisies par les forces de l'ordre. Les 5 personnes qui avaient été enlevées par ces tueurs leur ont faussé compagnie un peu plus tard. A Muruta, ces hordes génocidaires y ont tué 2 personnes et y ont perdu 6 des leurs. Les 6 vaches pillées à Gatara ont été toutes récupérées. Ces tueurs en provenance de la Kibira, avaient pris l'astuce de ne pas attaquer directement ces communes pourtant proches de la Kibira, mais de passer d'abord par Bukeye et Muramvya.

AVIS DE MISE EN VENTE.

Le Centre National d'Appareillage et de Rééducation de Gitega met en vente publique et aux enchères deux véhicules non dédouanés aux caractéristiques suivantes : une Jeep Land Rover, plaque n° 77850 et un minibus Mercedes 210, plaque n° 72416.

Ces véhicules sont en état de rouler et peuvent être visités durant les heures de service dans les enceintes du Centre National de Réadaptation Socio-Professionnel de Jabe à Bujumbura, du 14 au 30 mai 2001. La vente est fixée au 31 mai 2001 à partir de 9h du matin. La participation à la vente sera autorisée sur présentation d'un bordereau de versement d'une caution de 100.000 FBU sur le compte n° 1102/9 ouvert à la B.R.B, agence de Gitega, au nom du CNAR. Cette caution ne sera pas rendue au soumissionnaire gagnant qui se sera désisté. Le gagnant dispose de cinq jours pour le paiement et l'enlèvement du véhicule. Pour tout renseignement supplémentaire, téléphonez au 040 2142 ou au 942406.

 

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