NET PRESS

Burundi - Politique.
Le G8 en appelle au médiateur en vue de la fin des "manoeuvres de destabilisation et de paupérisation de l'Etat et des populations par le pouvoir en place".
Bujumbura, le 15 juin 2001 (Net Press). Le collectif des partis pour la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi vient d'écrire une nouvelle fois au médiateur dans le conflit burundais M. Nelson Mandela, pour lui demander "avec insistance d'éviter que le pouvoir actuel perdure dans les manoeuvres de destabilisation et de paupérisation de l'Etat et des populations".
Ce collectif, plus connu sous le nom de G8, considère en effet que "les manoeuvres du Major Pierre Buyoya contribuent à destabiliser le Burundi et désorientent le peuple burundais sur l'accord d'Arusha", puisqu'"il refuse l'application de l'accord", censé ramener la paix au Burundi. En outre, pour le G8, "tout laisse croire que le pouvoir de Bujumbura finance ou fait financer l'organisation des rencontres de groupes (...) pour faire échec à l'application des accords d'Arusha, en laissant comprendre que rien ne s'est passé les 19 et 20 mars à Arusha", pendant que "les Burundais croupissent dans la misère". Afin de donner des chances à la paix au Burundi, le G8 invite le médiateur à faire "entériner officiellement par les chefs d'Etat de la région les choix opérés par les signataires les 19 et 20 mars 2001 à Arusha".
Burundi - Processus de paix.
Le CNDD en passe de mobiliser la population pour rejeter les institutions, si celles-ci venaient à être imposées.
Dar es-salaam, le 15 juin 2001 (Net press). Le CNDD de Léonard Nyangoma, dans une déclaration, fait savoir qu'il constate avec amertume que 10 mois après sa signature, l'accord pour la paix et la réconciliation au Burundi est inapplicable. Ce mouvement terroriste et génocidaire, le seul signataire de cet accord, trouve que la question des nouvelles forces de défense et de sécurité, y compris l'intégration et le cessez-le-feu, la question de transition, les réserves et les amendements émis par les signataires pendant et après la signature de l'accord, sont autant d'obstacles à sa mise en application. Le CNDD rejette par ailleurs la division de la période de transition en deux et l'attribution d'une d'elles à une ethnie bien précise, car cela "n'est écrit nulle part dans l'accord", selon le CNDD. Il demande à la facilitation d'octroyer un "délai supplémentaire aux parties pour négocier et conclure définitivement cet accord". Le mouvement de Léonard Nyangoma fait de nouveau savoir qu'il ne reconnaîtra pas les institutions de transition qui seront mises en place avant la conclusion d'un accord global" sur ces points encore pendants. Et de menacer : "si d'aventure des institutions de transition étaient imposées à notre pays, le CNDD se réserve le droit de mobiliser la population pour les rejeter par tous les moyens".
Burundi - Tanzanie - Sécurité.
Un vent de panique régnerait au sein des populations tanzaniennes frontalières de la province burundaise de Makamba.
Kigoma, le 15 juin 2001 (Net Press). Les populations tanzaniennes vivant près de la frontière avec la province de Makamba auraient entrepris de quitter leurs ménages et de se diriger plus en profondeur vers l'intérieur du territoire tanzanien, de peur d'éventuelles représailles des populations de Makamba qui ont été victimes, ces derniers temps, de plusieurs vols de vaches perpétrés par les terroristes-génocidaires basés à Kigoma. Rappelons qu'au cours de la semaine écoulée, ces tueurs avaient emporté en Tanzanie des dizaines de vaches et quelques chèvres qu'ils avaient pillées à Muhagazi, en commune Kibago, province Makamba. Très peu de jours après, la population de cette commune a organisé une véritable expédition punitive au cours de laquelle elle a récupéré un peu plus de 100 têtes de gros bétail dans une localité tout proche de la frontière. C'est sans doute cette opération qui aurait mis la peur au ventre cette population tanzanienne riveraine de la frontière.
Burundi - Sécurité.
La province de Makamba toujours en ligne de mire des terroristes-génocidaires.
Makamba, le 15 juin 2001 (Net Press). La province de Makamba est toujours en ligne de mire des terroristes-génocidaires basés dans la province tanzanienne de Kigoma qui est tout proche. Ces tueurs projeteraient en effet de nouvelles attaques contre cette province du sud du pays, car dans la nuit de mercredi 13 à jeudi 14 juin 2001, une incursion d'un petit groupe de terroristes-génocidaires (une dizaine d'hommes) a été déjouée de justesse par les forces de l'ordre au chef-lieu de cette province. Sur place, on pense qu'il s'agissait d'une mission de reconnaissance en vue d'une nouvelle destabilisation de la ville de Makamba. Rappelons que cette province est la cible d'attaques quasi-quotidiennes des terroristes-génocidaires basés dans les camps de réfugiés burundais de Kigoma.
Burundi - Sport.
Le président du comité international olympique attendu au Burundi...
Bujumbura, le 15 juin 2001 (Net Press). Le président du comité international olympique, M. Juan Antonio Samaranch est attendu au Burundi ce 16 juin 2001 à partir de 10 heures, accompagné d'une forte délégation dont le Alpha Ibrahima Diallo, président de l'association des comités nationaux olympiques d'Afrique (ACNOA), M. Fékrou Kidane, chef de cabinet du président Samaranch et Directeur du département de la coopération internationale du comité international olympique, M. Pere Miro, directeur des relations avec les comités nationaux olympiques (CNO) et directeur de "Solidarité olympique". M. Samaranch rencontrera au cours de sa visite les plus hautes autorités du pays, le comité exécutif du comité national olympique ainsi que les athlètes olympiques. Il visitera également le campus Kiriri, le stade Prince Louis Rwagasore et l'entente sportive. Il quittera la capitale burundaise vers 15 heures, au terme d'une conférence de presse qui est prévue à 14 heures.
Burundi - Rapatriement.
La province de Rutana continue d'accueillir des rapatriés venus de la Tanzanie.
Rutana, le 15 juin 2001 (Net Press). Des sources sur place à Rutana indiquent que 34 personnes de tous âges viennent de rentrer de la Tanzanie. Parmi ces rapatriés, 30 sont des ressortissants de la commune Giharo, tandis qu'une famille de 4 personnes est originaire de la commune Bukemba. Comme ces rapatriés ont fui le pays entre 1993 et 2000, ils sont tous installés sur leurs collines d'origine après avoir transité par le site de Kinyinya dans la province de Ruyigi où l'on procède habituellement à leur identification.
Tous ces rapatriés ont précisé qu'ils sont venus en cachette, car les terroristes-génocidaires les empêchent de regagner le pays. Rappelons que dernièrement, en réaction aux maintes accusations portées contre son pays comme servant de base-arrière des terroristes-génocidaires burundais, le président tanzanien Benjamin Mkapa a déclaré que tous les réfugiés burundais en Tanzanie devaient rentrer. Il a ajouté que la sécurité de ces derniers pourrait être assurée par les forces onusiennes comme ce fut le cas au Kosovo. Dès lors, la police tanzanienne s'attèle à terroriser, à menacer de mort les réfugiés burundais, les sommant de regagner leur pays d'origine sous risque de subir des sanctions.
Ces réfugiés sont littéralement pris entre l'enclume et le marteau, ne sachant des terroristes-génocidaires ou de la police tanzanienne à qui obéir. Visiblement, tout choix est fatal pour ces réfugiés. En effet, s'ils exécutent les ordres de la police tanzienne, ils s'exposent à l'animosité des terroristes-génocidaires qui les empêchent de rentrer pour des fins de guerre et vice-versa. Le comble de malheur c'est que malgré la signature d'un traité tripartite entre le ministère burundais en charge des réfugiés, de la Tanzanie et du HCR, les rapatriés ou les réfugiés sont laissés à eux-mêmes car, le HCR a commencé à fermer ses portes.
Burundi - Association.
L'association pour la réhabilitation de l'enfant soldat (A.R.E.S) s'exprime à l'occasion de la journée africaine de l'enfant.
Bujumbura, le 15 juin 2001 (Net Press). L'"ARES" est une nouvelle association qui a vu le jour le 9 avril 2001. Elle a pour objet de prévenir et de freiner l'enrôlement des enfants et des jeunes dans les groupes combattants, d'encourager leur démobilisation une fois enrôlés et procéder à leur réhabilitation dans la vie active une fois ces enfants récupérés. A l'occasion de la journée dédiée à l'enfant africain, cette association demande au peuple burundais de mettre en avant l'intérêt général de l'enfant dans ses actes quotidiens et de régler pacifiquement tous les conflits qui le divisent. Il demande au gouvernement de rester garant et symbole de l'unité nationale, de redoubler d'efforts pour protéger le peuple burundais contre les maux de tous ordres, de définir et mettre en application une politique claire et réaliste de protection et de réhabilitation des enfants déshérités...Aux groupes combattants, l'ARES demande de respecter strictement les règles du droit humanitaire international régissant la gestion des guerres, de freiner l'enrôlement des enfants dans les rangs des combattants, de libérer immédiatement et sans condition tous les enfants déjà enrôlés dans leurs rangs et de procéder rapidement à la cessation des hostilités. Quant à la communauté internationale, l'ARES demande de continuer à appuyer le gouvernement et la société civile dans le développement des projets - programmes en faveur des enfants.
