NET PRESS

Burundi - Société.
L'ancien ministre Charles Ntakije impliqué dans une affaire de vol à main armée ...
Bujumbura, le 15 juillet 2001 (Net Press). Les enquêtes policières dans l'affaire d'un vol à main armée qui avait ciblé jeudi dernier le domicile d'un commerçant originaire de l'Afrique de l'Ouest (voir "Net Press" du 13 juillet 2001), avancent à pas de géant. En effet, l'arrestation de 2 gangsters faisant partie du groupe qui a perpétré ce hold-up, a permis de retrouver dans la soirée de vendredi 13 juillet 2001 leur butin à Mutanga-Sud. Leurs aveux ont indiqué à la police que le coffre volé qui contenait une importante somme, se trouvait dans une voiture de marque "Mercedes" appartenant à M. Charles Ntakije (ancien ministre de la défense nationale sous Ndadaye) et garée à son domicile.
La police s'est rendue sur place et a constaté la véracité de l'information fournie. Elle s'est ensuite dirigée au bureau de l'ancien ministre pour lui dire qu'elle venait de trouver quelque chose d'anormal à son domicile. C'est ainsi qu'ils s'y sont rendus et ont ouvert ensemble ce coffre qui contenait 90 000 dollars américains et 10 000 rands sud-africains.
Par après, la police a remis ce dossier à l'auditeur militaire qui devait juger de la suite à y réserver, mais entretemps, l'ancien ministre qui a déclaré à la police qu'il avait prêté son véhicule à un ami à lui, est toujours libre.
Signalons au passage que le colonel Charles Ntakije préfère très souvent circuler à moto plutôt qu'au volant de sa voiture.
Burundi - Justice.
La justice burundaise confirme indirectement que les dirigeants de ce pays sont corrompus ...
Bujumbura, le 15 juillet 2001 (Net Press). Après audition du ministère public, du prévenu Charles Mukasi et de la plaidoirie des avocats de la défense, la chambre judiciaire de la cour suprême du Burundi a prononcé ce vendredi 13 juillet 2001 l'acquittement du président de l'Uprona non négociateur, M. Charles Mukasi. En effet, cette cour venait de constater que "l'infraction mise à charge du prévenu Charles Mukasi n'est pas établie".
Signalons que M. Mukasi était poursuivi pour : "Avoir, à Bujumbura, le 5 novembre 1997, méchamment et publiquement fait dans le journal 'Net Press' du 6 novembre 1997 des déclarations de nature à jeter le discrédit sur le gouvernement et à porter atteinte à l'honneur ou à la considération de ses membres ou à les exposer au mépris public et dont les plus diffamatoires se résument en ceci : "je n'ai jamais vu un gouvernement aussi corrompu que le nôtre, la libéralisation de la vente du carburant, les contrats dans ce domaine, tout cela s'est fait par des pots de vin et le gouvernement est impliqué au premier chef. Les membres du gouvernement sont eux-mêmes corrompus". La cour suprême a ainsi confirmé indirectement les propos de M. Mukasi selon lesquels le gouvernement burundais est corrompu.
Burundi - Processus de paix.
Les réactions aux résultats de l'"accord" de Pretoria continuent à tomber.
Bujumbura, le 15 juillet 2001 (Net Press). Pour la "coalition contre la dictature" (CCD) du Dr. André Birabuza, "la désignation de Pierre Buyoya à la tête de l'Etat, à l'étranger et par des étrangers est pire qu'un putsch". D'après le Dr. Birabuza, ce chef d'Etat sera là pour "satisfaire des intérêts étrangers au peuple burundais". Le manifeste de la CCD ajoute qu'Arusha aura été une "occasion de perdre le temps et l'argent", car comment expliquer les multiples déplacements des hommes du pouvoir en Afrique du Sud et en même temps justifier l'imposition de Buyoya par le soutien d'"un mystérieux groupe de 10 officiers", en lieu et place du colonel Epitace Bayaganakandi qui jouissait du soutien de 14 partis poitiques alors que ces "génies" étaient présents à Bujumbura.
Par ailleurs, tout comme "un chien n'a jamais engendré une vache, un processus initié sous la contrainte intérieure et extérieure, marqué par le déni de justice et le renoncement à la souveraineté nationale, ne pouvait donner autre chose qu'une descente aux enfers". (Voir l'intégralité de ce manifeste sur www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Pour sa part, le "parti pour le redressement national" (PARENA, de l'ancien président Jean-Baptiste Bagaza), qui n'avait pas été convié à la dernière session de Pretoria, considère que la désignation du tandem Buyoya-Ndayizeye avec comme "programme le démentèlement de l'armée nationale et l'invasion du pays par des troupes étrangères est un autre coup de poignard dans le dos du peuple burundais". Le PARENA rappelle par la même occasion que les réserves émises par les partis du G10 à l'accord d'Arusha sont "une propriété exclusive de leurs auteurs" et que personne d'autre n'a le droit de les lever à leur place. Enfin, pour ce parti, l'engagement à livrer le pays à des troupes étrangères constitue "un acte que tous les patriotes se doivent de combattre". (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
De son côté, le Frodebu de Nzojibwami estime que la proposition de Mandela "vient de remettre le Burundi cent ans en arrière, à l'époque du traité de Kiganda en 1903 lorsque le Mwami Mwezi Gisabo capitula devant la Wehrmacht allemande". D'après ce parti, le président Buyoya, le gouvernement, l'Uprona négociateur, l'assemblée nationale et les "commissionnaires de la facilitation tanzanienne Domitien Ndayizeye et Jean Minani" sont tous responsables de cette situation. (Voir l'intégralité de la déclaration sur www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Par contre, le bureau politique du parti "Alliance Burundo-Africaine pour le Salut" (ABASA), indique dans une déclaration datée du 12 juillet 2001 qu'il "soutient unanimement" la position exprimée par ses délégués à Pretoria qui ont soutenu le président Buyoya à la direction de la transition.
Selon cette déclaration signée par secrétaire général de ce parti, M. Jean-Baptiste Mukuri, la décision de Mandela "a le mérite de débloquer cette situation qui avait plongé la population burundaise dans la misère extême et le désespoir" (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Sport.
Le sport de masse toujours interdit aux membres de PA-Amasekanya dans les rues de la capitale.
Bujumbura, le 15 juillet 2001 (Net Press). Le sport dominical de masse demeure interdit par les autorités de la mairie aux membres du mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya". Ainsi, ce dimanche matin, tous les ponts reliant les différents quartiers de la capitale au centre-ville étaient bouclés par des unités de la gendarmerie tandis que la police de sécurité publique (PSP) bloquait le passage au niveau des grands carrefours routiers. Seuls les membres des associations "Indatwa" et "Les amis de la montagne", étaient autorisés à faire leur cross. Néanmoins, les membres de "PA-Amasekanya" ont pu tromper la vigilance des forces de l'ordre et ont fait, sans grande difficulté, leur jogging.
SRD BUYENZI
AVIS DE MISE EN VENTE PUBLIQUE.
La Société Régionale de Développement du Buyenzi en liquidation (SRD Buyenzi) porte à la connaissance de toute personne intéressée qu'elle met en vente publique des maisons d'habitation et des parcelles sises dans les enceintes de la DPAE Ngozi (Ngozi).
Ces immeubles sont vendus dans leur état actuel. La visite de ces immeubles et de ces parcelles est organisée pour tous les intéressés pendant les jours ouvrables de 9h 00' à 12h et de 14h à 17h 30' à partir de ce jeudi 12 juillet 2001. Les offres sous plis fermés avec un extrait de versement sur le compte BCB N°77170 d'une caution de 500.000 FBu pour les maisons d'habitation et 15.000 Fbu non remboursable pour les parcelles seront adressées à la commission de liquidation de la SRD Buyenzi.
Cette caution sera déduite du prix de ces immeubles pour le(s) soumissionnaire(s) gagnant(s) et restituée pour le(s) soumissionnaire(s) perdant(s). En cas de désistement d'un des soumissionnaires gagnants, la caution restera acquise à la commission de liquidation de la SRD Buyenzi.
L'ouverture des enveloppes est fixée au vendredi 20 juillet 2001 à 10 heures dans les enceintes de la DPAE Ngozi. Les soumissionnaires gagnants devront payer par chèque certifié dans les 8 jours après l'affichage des résultats. La cession de chaque bien immeuble s'effectuera après versement par l'acquéreur de taxes sur les transactions et les droits de mutation.
La commission de liquidation de la S.R.D. Buyenzi se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle des immeubles.
Communiqué.
La Banque Commerciale du Burundi (BANCOBU) a le plaisir de porter à la connaissance de son aimable clientèle que le service "Caisse" de la Banque sera ouvert au siège tous les samedis de 8h 30' à 11h 30' à partir du 14 juillet 2001.
