NET PRESS  
TEL.(257)217080
B.P. 2775
FAX.(257)217614
E-MAIL ADDRESS:netpress@cbinf.com
SITE WEB http://www.cbinf.com/netpress.bi
Bujumbura-Burundi



 


Membre de ClickFR, Reseau francophone Paie-Par-Click

Burundi - Politique.

Le G5 négocie sa "place au soleil" au sein des institutions de transition.

Bujumbura, le 15 août 2001 (Net Press). Sous la médiation d'anciens dignitaires et de quelques hauts gradés de l'armée à la retraite, le collectif des partis qui soutiennent la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi et l'Uprona négociateur se sont rencontrés ce lundi 13 août 2001 pour "voir ensemble les voies et moyens de mettre un terme aux différends qui opposent les deux tendances pour l'intérêt de tous", selon un des participants à la réunion.

D'après le président du parti PRP qui participait également à cette rencontre, la médiation assurée par ces Bashingantahe (sages) s'est très bien déroulée. L'Uprona et ses partenaires du G5 ont convenu d'oeuvrer ensemble pour la mise en place des institutions de transition qui ne lèsent et n'excluent ni les Tutsi, ni les Hutu. Pour ce faire, selon toujours M. Mathias Hitimana, vu que le fauteuil présidentiel est occupé par quelqu'un issu de l'Uprona négociteur et comme l'assemblée nationale de transition sera probablement dirigée par un Hutu du G7 (l'accord d'Arusha dispose que cette institution comprendra 60% de Hutu et 40% de Tutsi), il faut que les autres partis aient leur "place au soleil". Dans ces conditions, sous risque de voir la sensibilité représentée par le G5 exclue des institutions de transition, ce groupe a proposé que le colonel Epitace Bayaganakandi soit désigné comme président du sénat et il y aurait de fortes chances que cette proposition soit acceptée par les autres partenaires, selon toujours M. Hitimana. Pour le président du PRP, le courant représenté par le G5 ne va pas automatiquement disparaître pour autant.

Le camp pro-Bayaganakandi aurait visiblement choisi de ne pas jouer la politique de la chaise vide et entendrait faire l'opposition "à l'intérieur du système" afin de "mieux combattre pour les intérêts des siens".

Signalons que M. Hitimana avait projeté d'animer une conférence de presse dans l'après-midi de ce mercredi 15 août 2001, mais cela n'a pas été possible, le maire de la ville de Bujumbura s'y étant opposé.

Burundi - Détention.

Evasion de trois détenus de la prison de Rutana.

Rutana, le 15 août 2001 (Net Press). Trois détenus se sont évadés de la prison centrale de Rutana dans la soirée de ce 14 août 2001. Selon des sources sur place, ces prisonniers auraient trompé la vigilance des surveillants et seraient parvenus à escalader tranquillement le mur de la prison. Jusqu'à présent, nul ne sait où ils sont. Il est à noter que ces prisonniers avaient été tous récemment transférés de Rumonge à Rutana.

Burundi - Société.

André Migurumiko accuse ses rivaux de la tendance Karayenzi de la MEI d'être à l'origine de l'arrestation de ses 4 fidèles.

Bujumbura, le 15 août 2001 (Net Press). Selon M. André Migurumiko qui continue à disputer le leadership de la "Mission Evangélique Indépendante" (MEI) à M. Vincent Karayenzi, et qui vient lui-même d'être acquitté dans une affaire où il était poursuivi pour incitation à la désobéissance, se plaint aujourd'hui de "l'arrestation arbitraire" de 4 de ses fidèles le week-end dernier. Il s'agit de Jacques Niyongabo qui a été arrêté samedi 11 août 2001, de Prosper Sinzinkayo, Pascal Habonimana et Cyprien Burigusa interpellés à leur tour dimanche 12 août 2001. Toutes ces personnes ont été acheminées aux cachots de la police de sécurité publique (PSP) ce lundi 13 août 2001, selon les adeptes de Migurumiko. Pour eux, il n'y a aucun doute, ce sont les proches de son rival, Vincent Karayenzi, qui sont à l'origine de ces arrestations.

Burundi - Télécommunications.

Télécel-Burundi contre-attaque et entend récupérer par tous les moyens son "dû".

Bujumbura, le 15 août 2001 (Net Press). Alors que le ministre des transports, postes et télécommunications s'est finalement résolu à mettre en exécution l'ensemble des intructions lui données par le 2ème vice-président de la République comme le réclamait le personnel de l'Onatel, on explique, dans l'entourage du directeur général de Télécel-Burundi, que ce personnel ne devrait pas trop crier victoire, car "rien n'est encore gagné". On apprend des mêmes milieux que, malgré la sévère mise en garde du directeur général de l'ARCT (Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications) en date du 10 août 2001 (voir "Net Press" du 13 août 2001), Télécel-Burundi risque bel et bien de mettre à exécution, dans un très proche avenir, sa menace de suspendre l'interconnexion physique entre ses équipements et ceux de l'Onatel. Car, "il s'agit du droit des affaires et non de la politique". Selon M. Yves Nsabimana, il est en effet "inadmisssible qu'un opérateur rival continue à gagner de l'argent grâce à nos infrastructures et refuse en même temps de rémunérer les services que nous lui rendons en lui prêtant nos installations".

Par ailleurs, Télécel-Burundi vient de rendre public un nouveau document intitulé "Pourquoi l'accord d'exploitation de 1993 entre l'Onatel et Télécel-Burundi n'est pas applicable ?" (disponible sur www.netpress.bi, rubrique "Agora") dans lequel on apprend, entre autres choses, que "contrairement à ce que racontent les syndicalistes de l'Onatel, l'accord d'exploitation entre l'Onatel et Télécel-Burundi du 10 février 1993 ne peut pas être assimilé à l'accord d'interconnexion en cours de négociation entre les deux sociétés". Le document ajoute que l'accord d'exploitation n'avait aucun caractère d'obligation légale ou réglementaire alors que la signature de l'accord d'interconnexion est une "obligation légale" (voir art. 5 de la convention de concession entre l'Etat du Burundi et Télécel-Burundi). Il poursuit en expliquant qu'avec l'accord d'exploitation de 1993, l'Onatel qui jouait en même temps le rôle d'exploitant et de régulateur (NDLR : l'ARCT n'était pas encore née), donnait à Télécel-Burundi l'autorisation d'exploiter la téléphonie mobile, tandis l'accord d'interconnexion est une "émanation de la loi sur les télécommunications de 1997". "L'accord d'exploitation ne peut plus régir l'interconnexion d'autant plus qu'il a été abrogé par le décret-loi n° 1/011 du 4 septembre 1997 portant dispositions organiques sur les télécommunications", insiste le document.

Rappelons que la société Télécel-Burundi réclame à l'Onatel une somme de 308 millions pour l'utilisation de ses infrastructures, par cet opérateur, pendant les 10 premiers depuis l'introduction du GSM au Burundi. Cette société exige également qu'il soit "rapidement procédé à la signature d'un accord d'interconnexion entre les opérateurs prévoyant la rétro-activité". Rappelons en outre que cette société considère que l'argument selon lequel l'Onatel ne peut pas lire le trafic lui envoyé par Telécel-Burundi est "entièrement faux".

Rwanda - Politique.

Valens Kajeguhakwa : une autre personnalité à passer dans l'opposition, selon Kigali.

Kigali, le 15 août 2001 (Net Press). L'homme d'affaires Valens Kajeguhakwa, patron de la Banque Continentale Africaine au Rwanda (BACAR) a, depuis quelque temps, de sérieuses démêlées avec le pouvoir de Kigali qui le soupçonne fortement de rouler pour l'opposition.

Signalons que durant la "guerre de libération" déclenchée par le Front Patriotque Rwandais (FPR) en 1990, M. Kajeguhakwa était perçu comme l'un des soutiens, financièrement parlant, de ce mouvement. Mais peu à peu, comme il l'a récemment écrit dans une lettre au chef de l'Etat rwandais circulant actuellement sur internet, le président Kagame l'avait ensuite pris pour un opposant. Leurs relations s'étaient progressivement dégradées jusqu'à la fuite à l'étranger d'un des actionnaires de la banque BACAR et ami personnel de M. Kajeguhakwa, le député du Parti Libéral, M. Evariste Sisi. Ce dernier était, semble-t-il, poursuivi pour n'avoir pas livré à l'Etat rwandais des marchandises dont il avait gagné le marché, car il était aussi un homme d'affaires. Rappelons, par ailleurs, que M. Sisi était très proche de l'ancien président de l'assemblée nationale rwandaise, M. Joseph Sebarenzi Kabuye qui vit actuellement en exil aux Etats-Unis.

La banque centrale rwandaise, BNR (Banque Nationale Rwandaise) a pris la semaine écoulée des mesures sévères à l'égard de la banque de M. Kajeguhakwa, en suspendant de leurs fonctions tous les membres du conseil d'administration de cette banque pourtant privée à 100%, et en nommant à leur place un de ses cadres qui devra assurer la gestion de cette institution pendant 3 mois renouvelables. A Kigali, les observateurs estiment que derrière ces mesures draconiennes se cache la volonté du pouvoir d'en finir une bonne fois pour toutes avec l'homme d'affaires qui serait passé dans le camp de l'opposition.

Message du Programme Elargi de Vaccination (PEV)

Dans le cadre de l'initiative mondiale d'éradication de la poliomyélite, le Burundi organise les 5èmes journées nationales de vaccination contre la poliomyélite, du 20 au 24 août 2001 pour le premier passage et du 24 au 28 septembre pour le 2ème passage.

La particularité de ces 5èmes journées est l'utilisation de la stratégie "porte-à-porte" pour la ville de Bujumbura et les chefs-lieux des provinces afin d'atteindre la totalité des enfants âgés de moins de 5 ans. Ces 5èmes journées répondent à un impératif de prévenir le risque de réintroduction du virus de la poliomyélite au Burundi à partir des pays voisins. En effet, le Congo Kinshasa, le Congo Brazzaville et l'Angola regorgent encore d'innombrables cas de polio-virus.

LE".