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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Processus de paix.

"Le processus de paix inter-burundais avance à pas de géant", selon les bailleurs de fonds.

Bujumbura, le 15 octobre 2001 (Net Press). Alors que le médiateur dans le conflit burundais, M. Nelson Mandela, ne cesse de sermonner les politiciens burundais pour leur "manque d'empressement à oeuvrer pour le retour définitif de la paix dans leur pays", les bailleurs de fonds du Burundi, qui étaient en conclave à Bujumbura du 10 au 12 octobre 2001 pour faire une évaluation de leur aide et de leur action au Burundi, se disent satisfaits des "progrès réalisés dans le processus de paix inter-burundais".

Signalons que la dernière réunion du genre s'était tenue à Naïrobi et avait connu la participation des représentants de la France, de l'Allemagne, de la Belgique, de la Russie, de l'USAID et du PNUD notamment. Ce serait, selon les informations à notre disposition, la toute première fois qu'elle se tient au Burundi; signe que les bailleurs de fonds apprécient hautement l'évolution de la situation.

Il est à noter d'autre part que seuls 16% des 455 millions de dollars que les bailleurs de fonds avaient promis au Burundi lors de la conférence de Paris ont été décaissés, soit 74,65 millions de dollars. Sur les 6,85 millions promis par la France, seuls 1,25 millions de dollars ont été disponibilisés. Ils ont été alloués à des projets de lutte contre le SIDA ou en faveur de la sécurité alimentaire.

Tous les bailleurs de fonds, à l'exception de la BAD (Banque Africaine de Développement), vis-à-vis de laquelle le Burundi accuse d'énormes arriérés, ont promis de décaisser le restant des 455 millions de dollars si "la situation va en s'améliorant", apprend-on de source bien informée.

Burundi - Enseignement.

Les étudiants de l'Université du Burundi menacent d'arrêter les cours...

Bujumbura, le 15 octobre 2001 (Net Press). Les étudiants de l'Université du Burundi se sont réunis en assemblée générale ce 12 octobre 2001. Une question importante a retenu leur attention : celle relative à la période de passation des examens. Dans la tradition universitaire, les étudiants bénéficiaient de deux semaines pour préparer les examens, lesquels s'étalaient sur une période de 28 jours conformément au "vade-mecum" (règlement académique) en cours de l'année académique 1999-2000. Le nouveau vice-recteur de l'Université de cette époque, M. Didace Nimpagaritse, a bravé cette tradition, alors qu'il venait tout juste d'être nommé à ce poste et que les étudiants faisaient leurs examens, en rejetant les deux semaines normalement consacrées à la préparation des sessions, en arguant que cette période ne figurait nulle part dans le vade-mecum.

Selon plusieurs observateurs, cette mesure expliquerait à elle seule le très faible taux de réussite observé depuis à cette université. C'est pourquoi à un mois de la passation des examens dans les rares facultés qui ne connaissent pas de problème d'enseignants (celle de psychologie et sciences de l'éducation, en l'occurrence), les étudiants se sont réunis pour éviter ces désagréments. Au terme de cette assemblée générale, les étudiants ont décidé d'adresser une lettre au conseil rectoral qui devrait tenir une réunion au cours de la même journée du 12 octobre 2001 afin que ce conseil puisse revoir cette mesure jugée "draconienne" par les étudiants. Ils ont également adressé la même lettre au conseil d'administration qui se réunira mercredi 17 octobre 2001. Au cas où leur requête ne trouve pas une issue favorable, les étudiants ont décidé de bouder les auditoires dès vendredi 19 octobre 2001 sans autre forme d'avertissement préalable aux autorités de cette université.

Nous venons d'apprendre que le conseil rectoral de l'Université du Burundi a décidé, lors de sa réunion du vendredi 12 octobre 2001, de "maintenir le statu quo". C'est-à-dire que les deux semaines de préparation de sessions ont été refusées aux étudiants qui ont désormais les yeux braqués sur le conseil d'administration qui tiendra une ultime réunion (du moins pour les malheureux étudiants) ce mercredi 17 octobre 2001.

Burundi - Parti politique.

Le parti Abasa, tendance Serge Mukamarakiza dénonce avec la dernière énergie le complot en cours visant à amener au Burundi des troupes étrangères d'occupation.

Bujumbura, le 15 octobre 2001 (Net Press). Le bureau politique du parti Abasa (Alliance burundo- africaine pour le salut), tendance Serge Mukamarakiza vient de rendre publique une déclaration dans laquelle il dénonce avec la dernière énergie "le complot visant à amener au Burundi les troupes étrangères d'occupation". Ce parti s'inquiète des conséquences de "l'exclusion des forces vives de la Nation (partis, et autres mouvements politiques dirigés de l'intérieur, les associations de lutte contre le génocide, la société civile) des institutions de transition".

Le même parti fait remarquer que "les échafaudages en cours déboucheront à coup sûr sur des institutions exclusivement dominées par ceux-là mêmes qui ont commandité le génocide de 1993, réclamé et soutenu à cor et à cri l'instauration et le maintien de l'embargo, exigé et obtenu la rupture de la coopération internationale avec le Burundi. Bref, les génocidaires et les traîtres de la Nation vont se partager ce qui reste encore du Burundi". Il s'interroge sur le sort du Burundi d'autant plus qu'"il est livré aux vautours qui ne connaissent presque rien du pays et dont le seul mérite est d'avoir génocidé, affamé et paupérisé le peuple burundais".

Ce parti rappelle par ailleurs (un peu tardivement, certes) que "l'une de nombreuses tares de l'accord d'Arusha est d'avoir non seulement éludé la question fondamentale du génocide qui est, actuellement, le véritable contentieux entre les composantes ethniques burundaises". Plus grave encore, a-t-il poursuivi, l'accord d'Arusha a consacré l'impunité du génocide par l'instauration d'une bizarrerie juridique baptisée "immunité provisoire".

Ce parti estime qu'au lieu de chercher à "amnistier provisoirement les génocidaires et autres criminels contre l'humanité pour leur permettre de diriger le pays pendant la période de transition, les Nations-Unies, appuyées en cela par la communauté internationale, devraient traquer par tous les moyens ces criminels et les traduire devant les tribunaux spécialisés. Seuls ceux qui seraient blanchis pourraient prétendre à la direction du pays". Tous les autres comme ceux qui ont commandité et/ou perpétré des hécatombes de sinistre mémoire de type Bugendana, Teza, Buta, Ryansoro, ... n'ont pas droit à une protection internationale mais plutôt à une assistance judiciaire au tribunal pénal international, a conclu le parti de Serge Mukamarakiza.

Burundi - Parti politique.

Le parti Raddes confirme l'exclusion de M. Onésime Bugabo.

Bujumbura, le 15 octobre 2001 (Net Press). Le parti Raddes vient de rendre public un communiqué de presse dans lequel il confirme l'exclusion de M. Onésime Bugabo de ses rangs. Le parti Raddes fait remarquer que M. Bugabo s'est permis de faire fabriquer un cachet du parti imitant celui qui est gardé dans le cabinet du président de ce parti. Le même parti attire l'attention du public que tout document du parti Raddes doit porter la signature de son président, M. Joseph Nzeyimana, ou de son délégué dûment mandaté. Par conséquent, tous les écrits, bons de commande, communiqués de presse qui avaient été signés par M. Bugabo n'engagent que sa seule personne. Rappelons que M. Bugabo s'était auto-proclamé président du parti Raddes en date du 26 juin 2001 alors que M. Joseph Nzeyimana était en prison au moment où celui-ci avait délégué ses pouvoirs à M. Sylvestre Ntambutso. M. Bugabo avait de son côté contesté l'autorité de M. Ntambutso et prétexté "vouloir éviter la paralysie du parti en l'absence de son président".

Tout récemment, quand le parti Raddes avait reçu le feu vert du mouvement "MRC-Rurenzangemero" (auquel il est politiquement associé) pour entrer au gouvernement, M. Bugabo avait indiqué qu'aucune instance du parti ne l'avait mandaté pour entrer au MRC. Il avait précisé qu'il réagissait en qualité de secrétaire exécutif du parti.

Pourtant, beaucoup d'autres sources proches du Raddes indiquent que M. Bugabo n'a jamais été secrétaire exécutif de ce parti, mais plutôt son secrétaire exécutif-adjoint chargé des questions économiques. L'opinion se demande pourquoi M. Bugabo a toujours tenu à se rendre aux négociations d'Arusha et de Pretoria pour le compte du parti Raddes même quand son président était déjà en liberté.

COMMUNIQUE

En exécution du jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Ngozi, une vente publique d'une maison sise à Ngozi Parcelle n°452 appartenant à Nzeyimana Richard aura lieu vendredi 26 octobre dans les locaux du Tribunal de Grande Instance de Ngozi à 10 heures du matin.

Les offres sous enveloppes fermées avec mention "Offre pour achat d'un immeuble n° 452" accompagnée d'une caution de 100.000 Fbu doivent être déposées au greffe du Tribunal de Grande Instance de Ngozi au plus tard le 25/10/2001 ou être remises main à main au président de la scéance avant l'ouverture officielle de la vente. La caution sera déduite du montant de la vente pour le soumissionnaire gagnant mais elle ne sera pas remboursée pour celui qui se sera désisté.

Le Tribunal se réserve le droit de refuser tout offre jugée inférieure à la valeur réelle de la maison.

Le soumissionnaire gagnant dispose d'un délai de 7 jours ouvrables pour payer le montant de la vente. Dépassé ce délai, la maison sera vendue au soumissionnaire de second rang.

 

VUE DE NEGOCIER LE CESSEZ-LE-FEU ET L'EXHORTE A ALLER DE