NET PRESS

Burundi - Justice.
Le Dr. Rugambarara en séance de confirmation ou d'infirmation de sa détention.
Bujumbura, le 16 avril 2001 (Net Press). Le porte-parole du collectif pour la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi à la présidence de la transition, le Dr. Alphonse Rugambarara écroué à Mpimba depuis le 31 mars 2001 devrait passer cet après-midi à la chambre judiciaire de la Cour Suprême, une séance de confirmation ou d'infirmation de sa détention.
Rappelons que le Dr. Rugambarara est accusé par le ministère public d'"outrages à chef de l'Etat et distribution de tracts subversifs". Son avocat, Me Laurent Nzeyimana, s'est toujours plaint de la mauvaise collaboration du procureur général de la République qui instruit ce dossier et qui n'a jamais voulu l'informer, ne fût ce que verbalement, des éléments à charge de son client. L'ordre des avocats du Burundi avait écrit en date du 9 avril 2001 au ministre de la Justice afin de lui demander d'ordonner aux magistrats du parquet de respecter les articles 92 et 93 du nouveau code de procédure pénale qui reconnaissent le "droit de défense en phase préjuridictionnelle". Le Barreau du Burundi avait ajouté que Me Nzeyimana risquait de ne pas assurer comme il faut la défense de son client s'il était décidé une séance de confirmation ou d'infirmation de cette détention.
Burundi - Processus de paix.
L'ambassadeur Berhanu Dinka attendu à Bujumbura le 18 avril 2001.
Bujumbura, le 16 novembre 2001 (Net Press). Le président de la commission de suivi de l'application de l'accord d'Arusha (CSAA), l'éthiopien Berhanu Dinka est attendu ce mercredi 18 avril 2001 à Bujumbura pour une visite de deux jours.
Selon nos informations, M. Dinka qui est aussi le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies dans la région des grands-lacs et qui s'adresse rarement aux media, pourrait tenir une conférence de presse lors de son nouveau séjour au Burundi. Il s'agira alors pour lui de faire le point sur la mission qui lui a été confiée.
Les observateurs font remarquer que M. Dinka arrive à Bujumbura au moment où c'est l'impasse (et parfois la crispation, dans certains milieux) qui prévaut sur deux questions cruciales pour l'application de l'accord d'Arusha, à savoir la désignation du leadership de la transition et le cessez-le-feu.
La visite de l'ambassadeur Dinka intervient également au moment où deux textes très controversés sont programmés pour délibération à l'Assemblée Nationale. Il s'agit des projets de loi sur l'"immunité provisoire des exilés politiques" et sur l'amnistie des terroristes-génocidaires appelés abusivement dans l'accord d'Arusha "combattants des partis et mouvements politiques armés".
Burundi - CEEAC.
Ouverture des travaux préparatoires de la 15e réunion ministérielle sur les questions de sécurité en Afrique Centrale.
Bujumbura, le 16 avril 2001 (Net Press). Les travaux préparatoires de la 15è réunion ministérielle du comité consultatif permanent des Nations-Unies sur les questions de sécurité en Afrique Centrale ont démarré dans la matinée de ce lundi 16 avril 2001 à Bujumbura. Les participants qui travailleront à huis clos passeront en revue la situation géopolitique et sécuritaire actuelle des pays membres du comité consultatif permanent chargé des questions de sécurité en Afrique Centrale, le mécanisme d'alerte rapide, l'organisation d'exercices rapides, la création d'un parlement sous-régional et la création d'un centre sous-régional des droits de l'homme, etc. Ils ne manqueront pas d'examiner la situation en ce qui concerne la prolifération des armes légères dans cette partie du monde, en focalisant notamment leur attention sur le commerce illicite de ces armes ainsi que sur la situation des réfugiés et des personnes déplacées par la guerre en Afrique centrale.
Au nom du ministre des Relations extérieures et de la coopération empêché, c'est l'un des ses conseillers, M. Jacques Hakizimana qui préside ces travaux des experts préparatoires de la 15è réunion ministérielle qui s'ouvre le 19 avril 2001 dans la capitale burundaise. Il a rappelé que l'objectif du comité consultatif des Nations-Unies sur les questions de sécurité en Afrique Centrale, est de renforcer la sécurité à l'intérieur de la sous-région d'Afrique Centrale. "Nous avons trop souffert du fait que pendant longtemps nos maigres ressources ont été englouties dans des guerres fratricides qui n'ont abouti qu'à nous faire reculer sur la voie du développement et du bien-être des populations", a déploré l'ambassadeur Hakizimana.
Burundi - Malversations.
Le Directeur du Projet Intégré de Minago dément avoir détourné une "seule tôle" ...
Bujumbura, le 16 avril 2001 (Net Press). A la suite de la publication d'une dépêche intitulée "le personnel du Projet de Dévéloppement Intégré de Minago menacé de licenciement sans préavis ..." (voir Net Press du 9 avril 2001), le Directeur de ce projet, M. Evariste Nakintije, vient de réagir en démentant tout "ce que certaines personnes mal intentionnées veulent faire croire" à son sujet. Il a expliqué par exemple que depuis qu'il est en fonction (juin 2000), 5 573 tôles ont été récupérées sur les 91 800 qui avaient été détournées au sein de ce projet. Le ministère à la réinsertion et à la réinstallation des déplacés et des rapatriés a remboursé en date du 25 janvier 2001 la totalité des 4 000 tôles qui lui avaient été prêtées le 20 juillet 1995. Selon M. Nakintije, le ministre de tutelle lui a permis, après avoir constaté que le Luxembourg ne soutenait plus financièrement ce projet, de vendre la moitié de ce lot de tôles au comptant et l'autre moitié à crédit aux cadres du même ministère, aux cadres et agents de ce projet et à d'autres personnes qui en avaient fait la demande. L'argent issu de ces opérations a été versé sur le compte de ce projet ouvert à la BRB (Banque de la République du Burundi) et cela est vérifiable, a ajouté le directeur Nakintije pour qui "ceux qui ont propagé ces mensonges sont des gens lesés qui m'en veulent particulièrement ou qui ont des choses à cacher".
Il a précisé que sur les 2500 tôles qui avaient été accordées à l'ONG ARP (Austrian Relief Programme) qui voulait amenager un village moderne à Gihanga mais qui n'a pas pu le faire du fait de l'intensification de la guerre, un peu plus de 1000 tôles avaient été utilisées. Des recherches sont en cours pour savoir par où le reste de ces tôles serait passé. Mais d'ores et déjà, 1060 tôles ont été saisies et vendues comme les 4 000 remboursées par le ministère à la réinsertion. M. Nakintije a déclaré ne pas comprendre ceux qui l'accusent de détourner ces tôles alors que la mission lui confiée par l'autorité hiérarchique est de retrouver le maximum des 91 800 tôles détournées sous ses 9 prédécesseurs, d'autant plus que c'est l'argent issu de leur vente qui sert de frais de fonctionnement de ce projet. Il ajouté que ces tôles ne doivent pas être uniquement vendues à la population de Minago puisque ce projet a terminé sa mission dans cette zone et qu'il est en phase de transformation pour devenir une "cellule de développement communautaire". C'est dans ce cadre qu'il est appelé à construire d'autres villages modernes (identiques à celui de Minago) ou d'autres infrastructures sociales dans tout le pays, au nord comme à l'ouest.
Il a démenti vouloir renvoyer son personnel qui aurait, par contre, eu peur d'une circulaire du ministère des finances demandant à tous les ministères de ne pas continuer à faire signer aux agents des projets techniques des contrats de travail à durée indéterminée, ces projets étant appelés à cesser un jour. Enfin, il trouve ridicules les affirmations de ses "détracteurs" selon lesquelles il y aurait "d'incessants mouvements de va-et-vient au siège actuel de ce projet, de jeunes filles qui seraient sur le point d'être embauchées", puisque selon lui, il n'y a qu'une seule fille stagiaire envoyée par le cabinet du ministère de tutelle.
