NET PRESS

Burundi - Sécurité.
Les 6 agents de l'ONG MEMISA-COPED libérés ce matin par leurs ravisseurs.
Makamba, le 16 mai 2001 (Net Press). Les 6 agents de l'ONG MEMISA-COPED enlevés dans la matinée de vendredi 11 mai 2001 par 5 terroristes-génocidaires FDD dans la commune Kibago, en province Makamba, ont été libérés ce matin. Selon des sources sur place à Makamba, ces personnes avaient, à leur arrivée au Burundi, l'air très fatiguées car leurs ravisseurs les auraient fait marcher sur une longue distance ce matin, de leur lieu de captivité jusqu'à la frontière tanzano-burundaise. En outre, ces agents qui étaient pour la plupart des infirmiers et infirmières auraient été obligés, durant leur captivité, de soigner des centaines de terroristes-génocidaires blessés au champ de bataille au Burundi comme à Buhema (commune Kayogoro) où des affrontements sont signalés pour le moment. Ainsi, ces infirmiers effectuaient quotidiennement de longs trajets de leur lieu de captivité pour se rendre près de la frontière burundo-tanzanienne afin d'y soigner les terroristes-génocidaires blessés.
Selon certaines informations, l'ONG MEMISA-COPED aurait versé autour de 12.000 dollars américains pour obtenir la libération de ses agents qui sont arrivés à Bujumbura à la mi-journée. En effet, le CNDD-FDD qui aurait actuellement d'énormes besoins financiers, aurait décidé de revoir à la hausse la rançon qu'il exigeait au départ qui était, selon toute vraisemblance, d'un "lot consistant de médicaments".
Signalons enfin qu'à leur arrivée à Bujumbura, notre reporter a constaté que tout le groupe des 6 ex-otages avaient des difficultés pour marcher et que 2 femmes faisant partie de ce groupe, ne pouvaient plus marcher d'elles-mêmes. Tous avaient des blessures sur la plante des pieds et au niveau des chevilles, en raison des longues distances parcourues quotidiennement durant leur captivité et les mauvaises conditions de détention.
Burundi - Processus de paix.
L'ICG sème la confusion dans ses recommandations au sujet de la mise en place des institutions de transition.
Bujumbura, le 16 mai 2001 (Net Press). Comme nous l'avons indiqué dans notre dernière livraison, l'ONG "International Crisis Group" (ICG) a rendu public en date du 14 mai 2001 son 29è rapport sur l'Afrique intitulé "Burundi : sortir de l'impasse, l'urgence d'un nouveau cadre de négociations". Dans ce rapport, l'ICG s'en est prise pratiquement à tous les acteurs et à tous les intervenants du processus de paix interburundais, et ses recommandations à ces derniers sont apparues comme n'étant pas vraiment concrètes, ont déploré plusieurs analystes de la capitale. Certaines propositions contenaient des contradictions, ont ajouté les mêmes analystes.
Le premier exemple est quand l'ICG déplore que le processus d'Arusha est actuellement en panne du fait même que deux questions cruciales (la mise en place des institutions de transition et le cessez-le-feu) restent en suspens, et que, de l'avis de plusieurs observateurs, cette ONG ne propose pas de voies concrètes de sortie.
L'autre grande contradiction relevée par les observateurs est que l'ICG recommande à Mandela d'offrir au président Buyoya une "sortie honorable du pouvoir" et en même temps "une fois les garanties de son départ obtenues", sa reconduction pour les 18 mois de la première tranche de la transition (voir le point 5 des recommandations au facilitateur). L'ICG recommande en outre une redynamisation du processus d'Arusha tout en constatant qu'il "serait contre-productif de pousser aujourd'hui à l'application de l'accord d'Arusha", parce que, avance-t-elle, les "négociations de paix sont inachevées et le pays se trouve sous la menace des belligérants".
Selon les analystes, l'ICG a raison quand elle dit qu'il faut améliorer la "gestion des négociations", mais beaucoup de ses propositions sont irréalistes, ou du moins, difficilement applicables. En effet, il n'est pas évident, par exemple, que les autres parties signataires accepteront de jouer les figurants en laissant aux seuls FRODEBU et UPRONA le soin de confectionner les textes de la transition. L'ICG voudrait donc consacrer la formule des "key players" qui n'est plus en vogue, semble-t-il, ni du côté d'Arusha ou de Pretoria. A voir les conclusions de ce rapport qui contiennent plus d'une contradiction (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora"), certains observateurs de la capitale ont même mis en doute la neutralité des "experts" de l'ICG, qui rouleraient pour leurs bailleurs.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires tendent une nouvelle embuscade à un véhicule de transport en commun sur l'axe Bujumbura-Rumonge.
Bujumbura, le 16 mai 2001 (Net Press). Hier dans l'après-midi, vers 14 heures, les terroristes-génocidaires du FNL qui pullulent toujours dans certaines communes de la province de Bujumbura Rural ont tendu une embuscade routière à un minibus "Hiace" de transport en commun sur l'axe Bujumbura-Rumonge. C'était au niveau du lieu-dit "Icabahutu" en commune Kabezi. Une personne a été légèrement blessée par une balle de ces tueurs et le véhicule dont un pneu avait été dégonflé par un autre tir, est allé s'échouer un kilomètre plus loin. Tous les passagers ainsi que l'équipage ont pu se sauver dans la nature avant l'arrivée des forces de l'ordre qui ont directement évacué le blessé vers un hôpital de la capitale.
Pour leur part, les usagers de cette route ont demandé à cette occasion à l'administration territoriale de Kabezi de tout faire pour un débroussaillage rapide des abords de cet axe. Ils ont aussi demandé à la même administration d'inviter la population locale à ne plus offrir son hospitalité aux bandes de terroristes-génocidaires de passage ou voulant s'installer dans la région.
Burundi - Corridor Nord - Economie.
Le Corridor Nord pour une meilleure fluidité dans le transport des marchandises dans la sous-région.
Bujumbura, le 16 mai 2001 (Net Press). Après la visite d'une délégation du secrétariat permanent de l'autorité du Corridor Nord au Burundi, une autre délégation de la même organisation vient de séjourner dans notre pays. Cette délégation a eu des entretiens avec divers responsables burundais du transport, du port de Bujumbura, des services de Douane et les importateurs utilisant cette voie. Rappelons que le Corridor Nord regroupe le Burundi, le Rwanda, la RDC, la Tanzanie, l'Ouganda et le Kenya. Pour plus de fluidité dans la circulation des marchandises entre ces pays, l'autorité de coordination de cette organisation a décidé, de concert avec les pays membres, de diminuer la lourdeur bureaucratique des formalités douanières. Ainsi, les papiers administratifs d'usage vont passer de 64 à un seul, et les camions-remorques ou citernes provenant de Mombasa ne mettront plus que 3 semaines, au lieu de 3 mois, pour arriver à Bujumbura.
Burundi - Presse.
Les professionnels des media de la sous-région s'inquiètent pour le sort d'un confrère équato-guinéen arrêté par la police de son pays.
Malabo, le 16 mai 2001 (Net Press). A son retour de Windhoek où s'est tenue du 3 au 5 mai 2001 une conférence régionale des hommes de media et où a été créée l'OMAC (Organisation des Media d'Afrique Centrale, regroupant tous les pays de la sous-région), M. Pedro Nolasco Ndong, président de l'association de presse de Guinée Equatoriale et membre-fondateur de l'OMAC, a été appréhendé dès sa descente d'avion le 13 mai 2001 par la police de son pays. Selon certaines informations recueillies à Malabo, cette police lui aurait extorqué une somme de 100 dollars et confisqué tous ses documents dont un rapport sur la situation de la liberté de la presse en Guinée Equatoriale.
Réagissant à cette interpellation, l'OMAC dont le secrétariat exécutif a été provisoirement confié au directeur de la Maison de la Presse du Burundi, M. Cyprien Ndikumana, a "condamné sans ambages ces réflexes d'intimidation" et a demandé au gouvernement équato-guinéen de restituer à son membre-fondateur son argent et ses documents.
COMMUNIQUE : UNE GRANDE FOIRE A PORT-LOUIS DE L'ILE MAURICE.
La Chambre de Commerce, d'Agriculture et d'Artisanat du Burundi (CCIB), en collaboration avec la société TEMBO BURUNDI (représentant au Burundi de la société MCFI), annonce la tenue d'une foire-exposition-vente du 18 au 21 mai 2001 à Port Louis, à l'île Maurice. - Environ 70 exposants venant de SHENZHEN en Chine; - Une grande variété d'articles sera exposée.
Tenez : Appareils électriques, électroniques, jouets, batteries, chaussures, ventilateurs, outils de jardinage, fleurs en plastique, appareils HI-FI, luminaires, montres, caméras, produits de textile, téléphones, VCD, DVD, et autres appareils similaires.
* Opérateurs économiques, hommes d'affaires, ne ratez pas cette occasion qui vous offre non seulement les produits exposés hors taxes, mais aussi de nouer des contacts avec les hommes d'affaires mauriciens et chinois.
* Pour toute information, contactez la CCIB au 228604 ou la maison TEMBO-BURUNDI au 211034.
