NET PRESS

Burundi - Politique.
"Il faut un nouveau leadership propre et un nouvel ordre politique", déclare le tout-nouveau parti MRC-Rurenzangemero.
Bujumbura, le 16 juin 2002 (Net Press). C'est ce samedi 15 juin 2002, que l'assemblée constituante du parti "mouvement de rassemblement pour la réhabilitation du citoyen" (MRC-Rurenzangemero) a eu lieu autour de la piscine de l'hôtel Source du Nil. Ainsi, ce nouveau parti a pris désormais la place de l'ASBL (association sans but lucratif) du même nom qui a changé de statut. Une foule immense de membres et sympathisants de ce nouveau parti avaient fait le déplacement, des 4 coins du pays. Le nouveau parti politique a élu à cette occasion ses organes dirigeants : un comité national de 146 membres, à la tête duquel ont été reconduits MM. Epitace Bayaganakandi et Basile Gateretse, respectivement en tant que président et vice-président.
Le colonel Bayaganakandi a alors pris la parole pour déclarer que la naissance du nouveau parti s'explique par la ferme volonté de restaurer la sécurité dans le pays, de combattre les divers crimes, sans oublier la lutte contre la pauvreté. Il a ajouté que son parti se veut sur les traces du héros national, le prince Louis Rwagasore, dont il admire et appuie les idéaux. Et d'ajouter que le paysage politique actuel du Burundi est dominé par une "alliance néfaste de deux formations politiques aux idéologies très différentes, mais qui s'allient pour la circonstance et partagent depuis neuf ans la responsabilité de la gestion désastreuse du pays".
Cela a entraîné une crise socio-politique sans précédent endurée par la population burundaise, a poursuivi le président du MRC-Rurenzangemero, selon lequel son parti mettra en priorité une action visant à éradiquer l'impunité contre les crimes de génocide et les malversations économiques qui ont jalonné l'histoire de ce pays. Il a souligné que le MRC est pour une bonne gouvernance "systématique" visant la promotion d'un environnement institutionnel, juridique et sociétal fondé sur l'Etat de droit.
Un terme définitif doit être mis au règne de l'arbitraire par l'exercice plein et entier des droits individuels et des libertés publiques - dont les libertés d'opinion et d'expression, des libertés de presse et syndicales -, a martelé le colonel Bayaganakandi. C'est pourquoi, a-t-il poursuivi, il est impérieux qu'émerge un "nouveau leadership politique propre et un nouvel ordre politique qui puisse redonner espoir au peuple". Même si le MRC-Rurenzangemero n'est pas signataire de l'acccord d'Arusha, a fait observer son président, il partage la même vision sur certains points avec les initiateurs de cet accord. Mais tant que la question des réserves ne sera pas réglée, ce parti n'adhérera pas à cet accord dont la mise en place a été "confisquée" par le président Buyoya et le Dr Minani. Le président du MRC a démenti les rumeurs colportées par ses détracteurs et selon lesquelles son parti est constitué uniquement de gens originaires des provinces Mwaro et Muramvya, en soulignant que son parti comprend des militants de toutes les régions du pays dont beaucoup étaient d'ailleurs membres de l'asbl MRC-Rurenzangemero. Et d'ajouter que sa formation politique a dans ses rangs des Burundais de toutes les ethnies. Aussitôt après, le colonel Epitace Bayaganakandi s'est entrenu, dans les salons de l'hôtel Source du Nil, avec le chef de la diplomatie tanzanienne, M. Jikaya Morisho Kikwete, qui lui a indiqué que le Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza a finalement accepté d'entamer des négociations avec le gouvernement burundais.
Signalons d'autre part qu'aussitôt après sa naissance officielle, le parti MRC-Rurenzangemero a enregistré l'appui de 7 associations de la diapora burundaise résidant en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique. Dans un messsage de félicitation à ce nouveau part, ces associations indiquent qu'elles "réitèrent sans équivoque leur soutien ferme à ce parti national rassembleur, démocratique, patriotique, multi-ethnique et anti-génocidaire, ainsi qu'à son président, le colonel Epitace Bayaganakandi, président de la République désigné par la majorité des négociateurs d'Arusha". A noter enfin que la radio-télévision nationale (RTNB) est le seul médium national à avoir boycotté ces assises. Le porte-parole du MRC, Me Laurent Nzeyimana, a vivement protesté contre cette absence que le directeur général de la RTNB a expliquée par des "problèmes d'ordre purement technique".
Burundi - Enseignement.
Les enseignants s'insurgent contre l'octroi de "primes sélectives".
Bujumbura, le 16 juin 2002 (Net Press). Les ministres des finances et de la fonction publique ont conjoitement signé, ce 14 juin 2002, une ordonnance ministérielle (OM) qui risque de créér plus de problèmes qu'elle n'en résoudra en ce qui concerne la crise actuelle de l'enseignement. C'est du moins l'avis de plusieurs enseignants rencontrés à Bujumbura ce week-end qui fustigent cette OM qu'ils accusent d'être "sélectice" et à la limite "ségrégationnistes même", puisqu'elle accorde des primes de fonction aux seuls cadres du ministère de l'éducation nationale (du directeur général aux responsables d'écoles). Ces enseignants estiment que d'une telle mesure ne vise qu'à les marginaliser davantage, car elle reflète, selon eux, le fameux principe de diviser pour régner. Ils ne comprennent pas en effet comment le gouvernement a pensé à "régulariser les seuls cadres du ministère qui n'étaient d'ailleurs pas en grève", sans songer aux "enseignants debout".
De source bien informée, les représentants des syndicats enseignants ont, au cours de leur rencontre de vendredi et samedi le 15 juin 2002 avec le vice-président de la République, fait leur "grande déception" face à cette ordonnance ministérielle. Ils lui ont indiqué que cela ne changera rien sur leur position, bien au contraire.
Signalons que les représentants du syndicat Conapes de la zone ouest (Bujumbura mairie) qui ont tenu une réunion ce dimanche 16 juin 2002, ont eux aussi déploré l'attitude du gouvernement de vouloir contenter les uns et de frustrer les autres. Malgré "toutes les tentatives du gouvernement à les diaboliser et à les diviser", ces syndicalistes ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la grève jusqu'à la satisfaction de leurs revendications. Notons enfin que les travailleurs du secteur de l'enseignement des métiers affiliés au syndicat libre des enseignements au Burundi entament un arrêt de travail à durée indéterminée dès ce lundi 17 juin 2002.
Burundi - Sécurité.
Une roquette tombe sur une maison à Kiriri.
Bujumbura, le 16 juin 2002 (Net Press). Dans la nuit du 15 au 16 juin 2002, une roquette tirée par on ne sait qui est tombée sur une maison située dans le quartier huppé de Kiriri. Une partie de la toiture a été endommagée. Cette maison devrait abriter l'ambassade de la République unie de Tanzanie fermée depuis quelques années. Le ministre tanzanien des affaires étrangères, M. Jakaya Kikwete, peu avant son retour à Dar-es-Salaam, après une visite de 3 jours au Burundi, a minimisé l'incident en déclarant qu'il ne sentait pas son pays particulièrement visé. "C'est normal en tant de guerre parce que ce n'est ni la première, ni la dernière maison du Burundi à être endommagée ou détruite", a fait simplement observer le ministre Kikwete.
Burundi - Enseignement.
Le conseil académique de l'école normale supérieure (ENS) invite les étudiants à "sauvegarder leurs intérêts et à ne pas se laisser distraire".
Bujumbura, le 16 juin 2002 (Net Press). Suite à l'arrêt des activités académiques déclenché par les étudiants de l'ENS en date du 13 juin 2002, le conseil académique de cette école a rendu public, à l'issue de sa réunion du 15 juin 2002, un communiqué dans lequel il invite les étudiants à "sauvegarder leurs intérêts et à ne pas se laisser distraire". Il a indiqué qu'il comprend la situation difficile dans laquelle se trouvent bon nombre d'étudiants suite au retard de la perception de leur bourse, mais cette situation "précaire ne peut aucunement justifier les méthodes violentes qui sont utilisées par certains étudiants pour réclamer leur bourse". Selon ce conseil, le retard dans l'octroi de la bourse est dû à un problème de trésorerie publique et non à une quelconque négligence de la direction; ce dont régulièrement informés les étudiants. Quand ceux-ci pose comme condition pour reprendre les activités académiques, la garantie des paiements prochains, cela relève, ajoute le même conseil, d'une "ignorance des réalités nationales et de la conjoncture difficile que traverse le pays". La seule garantie que peut donner la direction de l'école est celle du suivi régulier de ce dossier, conclut le communiqué.
BANQUE DE GESTION ET DE FINANCEMENT s.a
AVIS DE RECRUTEMENT
La Banque de Gestion et de Finacement (BGF s.a) désire recruter un personnel remplissant les conditions ci-après : - Etre de nationalité burundaise - Avoir un Diplôme de niveau A2 section Gestion - Avoir une bonne moralité - Etre âgé de 25 ans maximum - Etre disponible immédiatement - Avoir un casier judiciaire vierge.
Les candidats intéressés peuvent déposer leurs offres comprenant une lettre de demande d'emploi, leur curriculum-vitae, une copie certifiée conforme de leur diplôme au secrétariat de la Direction Générale de la BGF. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au vendredi 21/06/2002 à 17h 00.
N.B : Les dossiers déposés ne sont pas récupérables.
