NET PRESS
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Burundi - Processus de paix.
"La réforme de l'armée demeure l'enjeu central du processus", selon l'International Crisis Group.
Bujumbura, le 16 août 2001 (Net Press). Trois semaines après l'intronisation du tandem Buyoya-Ndayizeye, l'ONG européenne "International Crisis Group" (I.C.G) basée à Bruxelles vient de publier un nouveau rapport sur le Burundi dans lequel elle semble être très satisfaite. L'ICG se félicite en effet que l'une de ses principales recommandations émises dans son dernier rapport (négociations exclusives entre l'Uprona et le Frodebu), a été prise en compte : "Cette fois, priorité a été donnée aux négociations entre l'union pour le progrès national (Uprona) de Pierre Buyoya et le front pour la démocratie au Burundi (Frodebu) de Jean Minani, qui doivent devenir les locomotives du processus de paix". La même Ong se félicite aussi que "le cycle d'Arusha reposant sur la fiction de négociations à dix-neuf partenaires égaux est enfin clos, et les deux principaux partenaires de la transition, l'Uprona et le Frodebu, sont mis en demeure de prendre leurs responsabilités".
L'ICG regrette énormément l'absence d'un cessez-le-feu en soulignant que dans ces conditions, "l'application de l'accord d'Arusha ne pourra pas bénéficier de la présence d'une force internationale de maintien de la paix". Globalement, l'ICG, que certains observateurs de la scène politique burundaise n'hésitent pas à accuser de faire la propagande du pouvoir en place à Bujumbura, conclut son rapport en faisant remarquer : "la question du leadership de la transition étant réglée, les parties au conflit vont également se pencher sur l'enjeu central du processus de paix : la réforme des forces de sécurité". (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires en provenance de la Tanzanie continuent à perturber la sécurité en province de Ruyigi.
Ruyigi, le 16 août 2001 (Net Press). D'importants mouvements d'infiltration de terroristes-génocidaires en provenance de la Tanzanie continuent à être signalés dans plusieurs communes de Ruyigi, apprend-on sur place. Ces criminels auraient l'intention de poursuivre leur route vers la province de Gitega afin de rééditer l'insécurité qu'ils avaient causée dans tout le centre et tout l'Est du pays. Simultanément, d'autres terroristes-génocidaires commettent assez régulièrement, depuis quelques jours, des vols à main armée, principalement dans les communes Kinyinya et Nyabitsinda. Dans ces 2 communes, des vols pareils ont été perpétrés dans les nuits du 12 au 13 août et du 13 au 14 août 2001. Ils visaient essentiellement le ravitaillement en argent. Malgré ce regain d'insécurité, cette province a enregistré, depuis le début de ce mois d'août, le retour de 1.000 personnes qui avaient trouvé refuge en Tanzanie il y a 5 mois. Ces rapatriés vivent provisoirement, avant de réintégrer leurs domiciles, un site localisé à Kabuyenge, zone Ndemeka, commune Gisuru.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires délogés par les forces de l'ordre de Bujumbura rural se replient sur la Kibira.
Bujumbura, le 16 août 2001 (Net Press). Après trois jours d'intenses bombardements de l'armée nationale dans Bujumbura rural, les terroristes-génocidaires du Fnl qui y avaient élu domicile ne savent plus où donner de la tête. Ils étaient ce matin en train de chercher à battre en retraite et à se réfugier vers la Kibira. Ainsi, ce matin, la circulation routière sur la RN1 (route nationale n°1) a été perturbée à cause de ces mouvements des terroristes-génocidaires. Les véhicules qui devaient emprunter l'axe Bujumbura-Gitega ont été bloqués à la "Gare du Nord" jusqu'à 9h 30. Vers 11h, deux autres barrages routiers ont été érigés par les forces de l'ordre aux niveaux de la localité de Mageyo (Bujumbura rural) et de Bugarama (Muramvya) pour éviter aux usagers de cette route de tomber dans des embuscades des terroristes-génocidaires. Des coups de feu étaient perceptibles presque toute la journée dans les montagnes surplombant la capitale.
On enregistre actuellement dans Bujumbura rural beaucoup de déplacés fuyant ces affrontements. Nos dernières informations font état d'une embuscade tendue par les terroristes-génocidaires à Bugarama. Au cours de cette embuscade, 3 personnes ont été kidnappées.
Burundi - Administration.
Ruyigi : un chef de zone accusé par la population d'être commanditaire des meurtres à répétition observés ces derniers temps dans sa circonscription.
Ruyigi, le 16 août 2001 (Net Press). Le chef de zone Kayongozi, en commune Bweru, province Ruyigi vient d'être écroué à la prison de Ruyigi. Selon certaines sources locales, il serait bel et bien celui qui a donné l'ordre de tuer 2 personnes qui n'avaient, d'après les mêmes sources, d'autre tort que de ne pas disposer de pièces d'identité. La population locale se serait opposée à la tentative d'assassinat d'une 3ème personne, originaire de Karusi qui était allée rendre visite à des parentés à lui.
Pour en savoir davantage, la rédaction a contacté le gouverneur de la province Ruyigi, M. Isaac Bujaba. Il a indiqué que le chef de zone en question a été arrêté "non pas pour avoir donné la mort, mais plutôt pour une grosse maladresse d'ordre administratif" en ordonnant aux policiers de la zone de battre à mort un voleur qui avait été attrapé le sac dans la main un jour de marché. Le bandit avait été ensuite incarcéré au cachot de la zone où il aurait trouvé la mort plus tard, selon le gouverneur Bujaba, pour avoir "mangé et bu goulûment après plusieurs heures passées sans rien mettre sous la dent", mais aussi en raison de la très sévère bastonnade.
Quant aux 2 autres personnes qui auraient été tuées ou qui auraient disparu, le gouverneur Bujaba a déclaré qu'elles étaient soupçonnées d'être des terroristes-génocidaires. "C'est pour cela que la population elle-même qui les avait arrêtées, les a remises à l'administration", a ajouté le gouverneur selon lequel le chef de zone les a ensuite remises aux forces de l'ordre. "Pour le reste, nous ne savons rien de ce qui pourrait leur être arrivé plus tard", a-t-il conclu.
Burundi - Divers.
Deux femmes libres tentent de violer un jeune homme.
Bujumbura, le 16 août 2001 (Net Press). Cette drôle d'histoire s'est passée dans la nuit du 15 au 16 août 2001 au Sud du quartier Kinanira (aux confins de la rivière Kanyosha et de la route Bujumbura-Rumonge), dans un coin surnommé "Tchéchenie", réputé comme étant une plaque tournante de la fabrication de la boisson locale et illégale appellée "Kanyanga". Deux femmes libres en état d'ébriété ont intercepté un jeune homme lui-même ivre et l'ont forcé à leur faire l'amour, ce qu'il a rejeté catégoriquement. Il a payé cher ce refus car, blessées dans leur amour-propre, les deux femmes se sont ruées sur lui et l'ont sérieusement tabassé. Des voisins ont accouru pour secourir le malheureux mais il était déjà blessé au niveau de la figure. Ils l'ont hébergé cette nuit-là car le jeune homme n'était pas du quartier. Le lendemain matin, les notables se sont réunis et ont décidé que les deux femmes coupables de cette agression lui donnent immédiatement de l'argent pour les soins médicaux en attendant que l'affaire soit portée à un échelon supérieur.
RD Congo - Burundi - Sécurité.
La région de Sange (Uvira) victime d'un vol de vaches qui aurait été perpétré par un groupe de bandits en provenance de la province burundaise de Cibitoke.
Uvira, le 16 août 2001 (Net Press). Selon des sources sur place à Uvira, un groupe de bandits armés en provenace de la province de Cibitoke (Nord du Burundi) a volé un troupeau de 40 vaches à Sange, Uvira, RDC, dans la nuit du 13 au 14 août 2001. Ces vaches ont été acheminées à Cibitoke mais l'on ne connaît pas encore où elles seraient pour le moment. D'après certaines sources, ces vaches seraient gardées en commune Rugombo et 4 d'entre elles auraient été déjà vendues. Elles appartenaient à des Bafulero (une des tribus du Sud-Kivu, RDC) qui ne se sont pas encore présentés au Burundi pour les chercher. Cela serait dû au fait que la frontière burundo-congolaise reste fermée depuis 2 mois, du côté de Cibitoke du moins, pour des raisons de sécurité.
Dans le cadre de l'initiative mondiale d'éradication de la poliomyélite, le Burundi organise les 5èmes journées nationales de vaccination contre la poliomyélite, du 20 au 24 août 2001 pour le premier passage et du 24 au 28 septembre pour le 2ème passage.
La particularité de ces 5èmes journées est l'utilisation de la stratégie "porte-à-porte" pour la ville de Bujumbura et les chefs-lieux des provinces afin d'atteindre la totalité des enfants âgés de moins de 5 ans. Ces 5èmes journées répondent à un impératif de prévenir le risque de réintroduction du virus de la poliomyélite au Burundi à partir des pays voisins. En effet, le Congo Kinshasa, le Congo Brazzaville et l'Angola regorgent encore d'innombrables cas de polio-virus.
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