RUGAMBA-NET PRESS

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Burundi - Anniversaire.

L'Uprona-Rukingama commémore dans le faste le 40ème anniversaire de la victoire du parti de l'indépendance nationale.

Bujumbura, le 16 septembre 2001 (Net Press). Le parti Uprona, tendance Rukingama, a célébré ce samedi 15 septembre 2001, avec 3 jours d'avance, le 40ème anniversaire de la victoire du parti du prince Louis Rwagasore aux législatives du 18 septembre 1961. Ce parti n'avait ménagé aucun effort pour que la fête soit grandiose. On aurait dit une parade de l'ère des anciens partis-Etats : il n'y avait pratiquement pas de militants de la base connus mais juste des hauts cadres de l'Etat qui avaient été invités (il reste à savoir si tous sont réellement membres de ce parti ou s'ils avaient été invités en tant que dignitaires de la République), quelques gouverneurs de province, quelques chefs de zone et de quartier de la capitale, de jeunes étudiants de l'Université du Burundi appartenant à la "Jeunesse Solidaire et Responsable" (mouvement évoluant dans le sillage de l'Uprona négociateur et soupçonné par plus d'un d'avoir été créé pour remplacer la JRR accusée d'être trop proche de la tendance Mukasi).

Les principaux orateurs du jour ont été, successivement, un ancien compagnon de lutte du prince Louis Rwagasore, M. Félix Katikati, le président de l'Uprona négociateur, M. Luc Rukingama et le 2ème vice-président de la Répubique, M. Mathias Sinamenye. Tous les trois ont regretté que les nobles idéaux qui ont conduit à la victoire du parti uprona (Unité, amour de la patrie, ...) ont presque disparu. Le Dr. Rukingama a ainsi publiquement regretté que "certains de nos politiciens, quand ils ont des problèmes, ils les exposent à des étrangers au lieu d'en parler aux Bashingantahe (sages) du pays comme au temps du héros national".

Il a indiqué que même si la question de la mise en place des institutions de transition va bientôt être définitivement réglée, il reste d'autres questions non moins importantes comme l'arrêt de la guerre et la lutte contre le génocide. Il a invité pour cela tous les "Badasigana" (militants de l'Uprona) et tous les Burundais épris de paix à barrer la route aux génocidaires et au génocide qui a emporté d'innombrables membres de l'Uprona depuis octobre 1993. Enfin, M. Rukingama a appelé "les militants égarés de l'Uprona qui se sont laissé distraire par ce qu'ils voient et entendent, à revenir au bercail, car les portes de notre parti sont grandement ouvertes". Pour sa part, le 2ème vice-président de la République, qui représentait le chef de l'Etat en déplacement en Afrique du Sud, a abondé dans le même sens en soulignant que "depuis 40 ans, beaucoup de bonnes choses ont été réalisées dans le pays et presque toutes par l'Uprona". Selon lui, chaque fois que l'on voit quelque chose qui a été édifiée, il faut savoir que c'est grâce aux Badasigana, alors que s'il y a eu des destructions, c'est qu'il n'y avait pas du tout de "Badasigana" dans les parages. Il a ajouté que tous les problèmes que l'on voit sont survenus sous le multipartisme mais que cela ne dit pas nécessairement qu'il y a une relation de cause à effet. Et d'inviter tous les autres partis à "nous aider à combattre le génocide et tous les autres maux qui assaillent actuellement notre pays".

Burundi - Manifestation.

Les forces de l'ordre répriment sévèrement la marche-manifestation du Parena.

Bujumbura, le 16 septembre 2001 (Net Press). Les forces de l'ordre n'ont pas lésiné sur les moyens ce samedi 15 septembre 2001 pour empêcher la tenue d'une marche-manifestation du "parti pour le redressement national" (Parena) qui entendait ainsi protester contre la "recolonisation du Burundi, la venue des troupes étrangères et le démantèlement de l'armée nationale, dernier rempart contre le parachèvement du génocide des Tutsi". Depuis très tôt le matin en effet, beaucoup de gendarmes avec un équipement complet anti-émeutes (boucliers, gaz lacrymogène, d'innombrables camionnettes, ...) avaient investi toutes les places publiques stratégiques de la capitale, prêts à l'action. Cela n'a pas néanmoins empêché que quelques dizaines de manifestants se réunissent près de la présidence de la République et brandissent des pancartes hostiles au régime actuel et au processus d'Arusha. Au cours de cette journée, une vingtaine de militants et dirigeants à la base du Parena ont été appréhendés par les forces de l'ordre au centre-ville alors qu'ils tentaient de se réunir pour une marche-manifestation pacifique. Il s'agit entre autres de Bernard Rutegeka qui dirige le comité de base du Parena dans la zone Musaga, d'Antoine Bukuru (président du comité de base de Gikungu), du Dr. Alexis Banuma (du comité de Kinindo) et de beaucoup d'autres militants qui ont été aussi éparpillés dans les différents cachots des brigades de la gendarmerie.

Malgré toutes ces interpellations, le porte-parole du Parena, M. Zénon Nimubona, qui vit pratiquement en clandestinité depuis son arrestation ratée en date du 14 septembre 2001, s'est "réjoui de la réussite de cette manifestation". "Que nos militants acceptent de braver l'interdiction de manifester illégalement édictée par le pouvoir en place, est une très bonne chose", a déclaré M. Nimubona pour qui "le peuple a parfaitement le droit de s'exprimer et de manifester, et personne n'est autorisé à lui retirer ce droit inaliénable".

Burundi - Media.

Une délégation de la Maison de la Presse du Rwanda attendue à Bujumbura.

Bujumbura, le 16 septembre 2001 (Net Press). Une délégation de la Maison de la Presse du Rwanda visite celle du Burundi du 17 au 21 septembre 2001. La délégation est composée de Mme Yvonne Uwanyirigira, directrice de la Maison de la Presse du Rwanda, de MM. Antoine Kapiteni et Emmanuel Rushingabirwi, respectivement président de la Maison de la Presse et conseiller chargé de la communication à l'Unesco-Kigali. Ils seront accueillis par leurs confrères du Burundi dont MM. Jean-Claude Kavumbagu et Cyprien Ndikumana, respectivement président et directeur de la Maison de la Presse du Burundi.

Au cours de son séjour à Bujumbura, la délégation rwandaise aura l'occasion de visiter les organes de presse tant publics que privés. Elle animera aussi deux conférences publiques au siège de la Maison de la Presse du Burundi : "le rôle et place des maisons de presse dans la promotion des media" (en date du 18 avril 2001) et "les opportunités et les tares de la presse dans la sous-région, quelles perspectives ?" (le 20 septembre 2001). Signalons que cette délégation sera par ailleurs reçue, au cours de son séjour au Burundi, par le représentant résident de l'Unesco, M. Sow Yacouba, ainsi que par le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, le Dr. Luc Rukingama.

Burundi - Détention.

La JRR exige la "libération immédiate et sans condition" du président de PA-Amasekanya.

Bujumbura, le 16 septembre 2001 (Net Press). Quatre jours après l'arrestation et l'incarcération dans les cachots de la BSR (Brigade Spéciale de Recherche) du président du mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya", la "Jeunesse Révolutionnaire Rwagasore" (JRR) vient de rendre publique une déclaration dans laquelle elle exige la "libération immédiate et sans condition" de l'Ir. Diomède Rutamucero. La JRR ne comprend pas en effet "quel crime aurait commis cette fois-ci ce grand ennemi du pouvoir Frodebu?" Car entonner des chansons louant les actes du "prélat exemplaire" qu'a été Mgr. Joachim Ruhuna et condamner les génocidaires rassemblés au sein du Frodebu, ses alliés et ses milices n'est aucunement un crime. Et de se demander si ces chansons et les pancartes brandies ce jour-là auraient troublé l'ordre public ou si décrier et condamner publiquement les génocidaires serait devenu un crime au Burundi. (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora"). Par ailleurs quelques 118 rescapés du génocide des Tutsi vivant dans la zone de Cibitoke (mairie de Bujumbura) viennent de signer une pétition dans laquelle ils condamnent l'emprisonnement de M. Rutamucero.

Burundi - Santé.

La "polyclinique centrale de Bujumbura" se dote d'un bloc opératoire et de deux lits dans la salle de réanimation.

Bujumbura, le 16 septembre 2001 (Net Press). La polyclinique centrale de Bujumbura (privée) vient de se doter d'un bloc opératoire et de deux lits dans la salle de réanimation. Depuis un mois donc, toutes les interventions chirurgicales sont actuellement faites à cette polyclinique. Celle-ci a déjà procédé à une dizaine d'interventions sur des femmes venues accoucher, couronnées toutes de succès. Signalons qu'il y a trois ans cette polyclinique s'est dotée d'un service de radiographie.

Burundi - Sécurité Sociale

L'INSS donne des précisions à une information récemment parue dans "Net Press".

Bujumbura, le 16 septembre 2001 (Net Press). Dans son édition du 5 septembre 2001, la rédaction de "Net Press" a fait état d'une "jolie somme" de 1.143.842.189 Fbe que l'office de sécurité sociale d'outre-mer (OSSOM) doit à son successeur, l'Institut National de Sécurité Sociale (INSS), que le gouvernement belge est prêt à rembourser (en nature) mais que l'INSS n'a jamais réclamée. A la lecture de cette dépêche, la direction de l'INSS a tenu à préciser que "depuis longtemps, plusieurs rencontres entre des délégations belges et burundaises ont été organisées sur ce dossier" et que "plusieurs correspondances ont été échangées entre les 2 parties". L'INSS, "appuyé par le gouvernement, n'a donc cessé de réclamer son dû à l'OSSOM en privilégiant la voie de négociation", selon cet institut qui croit savoir qu'aux dernières nouvelles, une décision gouvernementale nécessitant le vote d'une loi budgétaire à ce sujet devrait être prochainement prise.

 

AMRI ABEID D'ARUSHA, LES DIRIGEANTS DES 3