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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Rébellion.

Le régionalisme fait des ravages au sein du CNDD-FDD.

Bujumbura, le 16 octobre 2001 (Net Press). On l'a appris par la presse tant nationale qu'internationale : Jean-Bosco Ndayikengurukiye et son équipe viennent d'être déposés par un certain Pierre Nkurunziza alias Commandant. Originaire de Buye en province Ngozi, le nouveau patron des terroristes-génocidaires est né en 1965 et a fait ses études universitaires à Bujumbura, institut d'éducation physique et des sports (IEPS). Il est entré en fonction comme assistant au même institut au mois de janvier 1992 pour déserter en décembre 1995. Jusqu'actuellement, il avait le grade de "capitaine" au sein du CNDD-FDD.

A Bujumbura, les milieux proches du G7, dont le futur vice-président de la 1ère tranche de la transition, M. Domitien Ndayizeye, jubilent en soulignant que le cessez-le-feu pourra enfin être signé par le CNDD-FDD.

Contacté par téléphone par la rédaction depuis Bruxelles, M. Jérôme Ndiho (originaire de Bujumbura rural) a parlé lui d'une "tentative de mutinerie d'un groupuscule qui a déjà échoué". Il en veut pour preuve que "tous ces gens, curieusement tous originaires du Nord du pays, se trouvent à l'instant que je parle, à 1 km de la frontière burundo-tanzanienne mais du côté tanzanien". Ils ont été, selon lui, "pris en chasse par les autres commandants FDD, dont beaucoup d'autres originaires du Nord du pays et ils ne doivent leur salut qu'à l'intervention de Jean-Bosco Ndayikengurukiye qui a demandé à ce qu'il n'y ait plus de versement de sang".

Il a indiqué que le "coup" a été orchestré par M. Hussein Radjabu, un ancien secrétaire exécutif du CNDD-FDD démis de ses fonctions suite à un bilan peu satisfaisant présenté lors d'un congrès tenu du 8 au 24 mars 2001. Malgré cela, a ajouté M. Ndiho, M. Radjabu (originaire de Muyinga) a été un peu plus tard nommé "conseiller politique principal" par M. Ndayikengurukiye, mais il a refusé, cherchant à récupérer coûte que coûte son poste. M. Ndiho a par ailleurs précisé qu'il est fort possible que certains dirigeants du Frodebu aient été à l'origine des dissensions internes au CNDD-FDD, d'autant plus que "Domitien Ndayizeye est originaire de Kayanza, Minani de Muyinga, et Jean-Marie Ngendahayo, tout comme Mamès Bansubiyeko, de Cibitoke".

Burundi - Politique.

L'ambassadeur Jean-Marie Nduwabike claque bruyamment la porte du Frodebu-Nzojibwami ...

Bujumbura, le 16 octobre 2001 (Net Press). A la suite d'un "nième geste d'humiliation" posé à son égard en date du 1er octobre 2001 et après une mûre réflexion, M. Jean-Marie Nduwabike vient de décider de démissionner du comité exécutif et de toutes les instances du parti Frodebu, aile Nzojibwami. Dans sa lettre de démission, M. Nduwabike fustige les "manoeuvres divisionnistes et destructrices" de M. Nzojibwami et ses "conseillers zélés". Il s'en prend particulièrement à M. Nzojibwami qu'il accuse de "vouloir organiser un front de refus devant se préparer à torpiller la mise en application des accords d'Arusha". M. Nduwabike a conclu sa lettre de démission en invitant "le peu de militants encore derrière Nzojibwami à se retirer gentiment et tranquillement comme les autres de ce noyau diviseur et destructeur du Frodebu". (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

La famille des Nzojibwami est actuellement contestée par leurs alliés d'hier. Au moment où M. Nduwabike, considéré comme le gros poisson de cette tendance du Frodebu, l'accuse de comportement peu recommandable et claque la porte, son frère, M. Jean-Bosco Ndayikengurukiye, est rejeté à son tour, presque simultanément par ses compagnons d'armes.

Burundi - Diplomatie.

Le nouvel ambassadeur britannique pour le Burundi attendu à Bujumbura.

Kigali, le 16 octobre 2001(Net Press). Le nouvel ambassadeur britannique pour le Burundi avec résidence à Kigali, Mme Susan Hogwood visite le Burundi du 17 au 20 octobre 2001 pour présenter ses lettres de créance au chef de l'Etat burundais.

La coopération burundo-britannique se manifeste à travers l'action des ONG oeuvrant au Burundi, dont Oxfam Grande-Bretagne, Tear Fund, Save the children, Concern, Christian Aid, Children Aid Direct, African Revival Ministries (Ministère du Réveil en Afrique) ...

A part l'action de ces ONG, la Grande-Bretagne appuie aussi les diverses associations locales à travers le programme "Small Grants Scheme ". Précisons que la Grande-Bretagne est actuellement un des principaux financiers de l'Union Européene, de la Banque Mondiale, et du système des Nations -Unies.

Burundi - Administration.

Le torchon brûle à la police de l'air, de la frontière et des étrangers...

Bujumbura, le 16 octobre 2001 (Net Press). La police de l'air, de la frontière et des étrangers (PAFE) connaît actuellement des problèmes entre sa direction et une partie de son personnel. Tout remonte au 23 décembre 1999, quand la loi n° 01/019 portant statut du personnel de la PAFE, a été promulguée et signée par le chef de l'Etat et le ministre de la justice. Selon certains, cette loi n'est jamais entrée en vigueur alors qu'elle touchait la réglementation des avancements de grades et des salaires. Par contre, une ordonnance ministérielle portant mesure d'application du statut du personnel de la PAFE en matière de discipline a été également mise en place en date du 4 octobre 2000 et signée par le ministre de l'intérieur.

Le personnel estime donc injuste le fait que le décret-loi qui vise les avantages du personnel ne soit pas appliqué et qu'on mette en avant plutôt les sanctions disciplinaires. C'est dans ce cadre qu'un groupe de 17 officiers de la PAFE ont écrit, en date du 8 octobre 2001, au directeur général de cette police pour lui présenter leurs doléances. Ils ont évoqué notamment l'article 82 qui stipule que "Dès l'entrée en vigueur du présent statut, les personnels en place seront reclassés dans les catégories correspondant à leurs situations respectives dans un délai n'excédant pas 12 mois. La décision de reclassement et de régularisation sera prise par le ministre de tutelle". Ils déplorent donc le fait que seul le texte en matière de discipline soit mis en vigueur. Ils demandent enfin de débloquer la situation d'avancement de grade.

En guise de réponse, les autorités de la PAFE ont dressé un procès-verbal de constat de faute disciplinaire et de notification d'ouverture de l'action disciplinaire. Dans cette même réponse du 12 octobre 2001, le directeur général de la PAFE les accuse d'"avoir en tant que auteur ou co-auteur, en date du 08/10/2001, signé une lettre-pétition de réclamation collective en groupe de dix-sept officiers. Fait prévu et puni par loi n° 1/01/99 en ses articles 9 d.g., 10 c. et l'O.M. 530/796 du 4/10/00 art.14". Il a donc demandé aux auteurs de la réclamation d'exposer leur justification par écrit dans un délai de huit jours. (Affaire à suivre).

Burundi - Droits de l'homme.

Un militaire ivre abat un civil innocent à Ruyigi...

Ruyigi, le 16 octobre 2001 (Net Press). Ce samedi 13 octobre 2001 vers 15 heures, alors qu'il rentrait chez lui à vélo, un paysan du nom de Jean-Marie Nahimana (24 ans), a été intercepté par le sergent Habonimana (alias "chauffeur"), chef de la position militaire assurant la protection de l'antenne de Birime (commune Bweru). C'était au niveau d'un bar et le sous-officier était visiblement ivre, du moins selon les témoins oculaires. Il l'a salué et l'a tout de suite informé qu'il vivrait ses dernières heures, car, c'était lui, a confirmé le sous-officier, l'assassin de son oncle maternel.

Il l'a dépouillé de tout son argent et l'a conduit vers une mission protestante afin qu'il se confesse pour une dernière fois. Le pasteur responsable de la mission a refusé d'administrer la confession et la victime a été ensuite conduite vers l'antenne de Birime sus-mentionnée qui devait être son lieu d'exécution. Le sous-officier et un complice à lui ont commencé à donner des coups de cross et de pied au malheureux jeune homme, malgré les cris de la population locale, à la tête de laquelle se trouvait son chef de zone. Ce dernier a été même gifflé et est allé alerter son chef hiérarchique direct qui n'est autre que l'administrateur de la commune Bweru, M. Rugoke. Malheureusement, celui-ci qui était en déplacement sur le terrain, est intervenu alors que le malheureux jeune homme avait déjà rendu l'âme. Il était aux environs de 19 heures. La victime aurait été achevée par un coup de baïonnette au niveau de la gorge. Les deux assassins ont été immédiatement arrêtés et conduits par l'administrateur communal vers le cachot du 25e bataillon de Ruyigi. Mais curieusement, ce matin, les deux hommes auraient été conduits, à bord d'une camionnette du disctrict de Ruyigi, vers une destination inconnue.

La famille de la victime, qui soupçonne les commandants du 25e bataillon et du district (respectivement majors Bayemere et Joseph Ndimunkwenge) d'avoir facilité cette "fuite", implore les pouvoirs publics que "justice soit rendue" en procédant rapidement à leur arrestation.

Burundi - Travail.

Les revendeurs licenciés au PMU menacent de traîner en justice cette entreprise.

Bujumbura, le 16 octobre 2001 (Net Press). Le Pari Mutuel Urbain de Bujumbura est en mal de stabilité. Des licenciements et des recrutements sont chaque jour observés dans cette entreprise. Ce matin, 35 revendeurs et revendeuses qui avaient déserté cette entreprise emportant avec eux tout le matériel et l'argent collecté au cours du tiercé du 9 octobre 2001, s'étaient rassemblés devant cette maison en attendant de porter l'affaire plus loin.

Selon toujours ces revendeurs et revendeuses, leur contrat signé en octobre 2000 n'a jamais été respecté. En effet, il était entendu qu'ils percevraient 50.000 Fbu par mois plus les 3% d'encouragement calculés sur le chiffre de vente mensuel par individu.

Cela n'a duré que 3 mois car cette somme fut ramenée à 35.000FBU/mois dès janvier jusqu'en août 2001, contre la volonté des employés et toute réclamation étant sanctionnée dès le mois d'août 2001. Dans l'entre-temps, le contrat est passé de 35.000 Fbu à 24.000 Fbu par mois, à condition que chaque revendeur fasse un versement de 300.000FBU de chiffre de vente mensuel. Dans le cas contraire, on était interpellé pour sa contre-performance et licencié par la suite. Ce qui a révolté certains revendeurs et revendeuses qui ont ainsi agi en emportant tout ce qui était à leur portée.

Le directeur commercial de l'entreprise a tenu à informer les journalistes de la presse écrite que ces fluctuations observées au niveau du traitement, sont dues au fait que "l'entreprise depuis son lancement, ne fait pas de bénéfice suite au manque de qualité commerciale chez certains revendeurs". Ce qui explique en partie ces va-et-vient à répétition au sein de l'entreprise. Notons qu'au terme de ce nouveau contrat, les avantages familiaux dont les soins de santé, cotisations à la mutuelle et à l'INSS ne sont mentionnées nulle part. C'est d'ailleurs suite à ces avantages qui n'ont pas été accordés alors que les frais alloués avaient été retirés à la source que les revendeurs licenciés comptent traîner le PMU devant la justice, ce qui ne fait nullement peur au directeur commercial de l'entreprise.

Burundi - Reconstruction.

Le CICR réhabilite le système d'eau potable à Kirundo.

Kirundo, le 16 octobre 2001(Net Press). Le Comité International de la Croix Rouge vient d'entreprendre un projet de réhabilitation afin d'augmenter la quantité d'eau dans la ville de Kirundo.Le CICR a développé ce projet, dont la réalisation durera six mois, en coopération avec la Régideso. Son objectif est de porter la production en eau potable de 25 litres à environ 100 litres "par jour et par habitant". Les travaux prévus incluent l'exploitation d'un puits et le renforcement de la station de pompage existante, ainsi que la réhabilitation de dix bornes-fontaines. Le CICR assistera également la Régideso dans la pose de nouvelles conduites de pompage et de réservoir de Kanyinya. Notons que cette réhabilitation à Kirundo s'intègre parmi plusieurs activités menées par cette ONG au Burundi dans le domaine de l'eau et de l'habitat dont un projet similaire est en cours d'exécution à Ngozi.

Rwanda - USA.

L'USAID signe deux accords de coopération avec le gouvernement rwandais ...

Kigali, le 16 octobre 2001 (Net Press). L'agence américaine pour le développement international (USAID) vient de signer deux accords de coopération avec le gouvernement rwandais pour un montant total de 3,7 millions de dollars américains. Cet argent sera alloué à deux projets qui sont chargés de la promotion de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance, mais aussi de la promotion des soins de santé primaire en faveur des masses paysannes rwandaises, des entreprises agricoles ainsi que du transfert des technologies et d'argent. Signalons que depuis l'année 1994, les Etats-Unis ont déjà accordé au Rwanda une aide estimée à quelques 500 millions de dollars américains dont 400 millions au titre de l'aide alimentaire d'urgence.

Dans un tout autre registre, il est à noter que les réfugiés rwandais qui s'étaient exilés dans les pays voisins depuis 1994 continuent à regagner massivement leur pays. Aux 1359 réfugiés de la RD.Congo rentrés en août 2001 (après le retour de la sécurité dans les provinces septentrionales de Gisenyi et Ruhengeri, frontalières au Congo-Kinshasa), se sont ajoutés 446 autres rapatriés en septembre 2001, en provenance de la Tanzanie. Ces derniers rapatriements sont intervenus après la visite dans les camps de réfugiés rwandais de Tanzanie de la commission rwandaise pour les réfugiés.

Selon le gouvernement de Kigali et le HCR-Rwanda, plus de 60.000 réfugiés rwandais (de 1994) se sont volontairement rapatriés dans leur pays d'origine entre janvier 1999 et décembre 2000.

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