NET PRESS

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Burundi - Processus de paix.
Retour au pays du chef de l'Etat.
Bujumbura, le 16 décembre 2001 (Net Press). Le chef de l'Etat burundais, M. Pierre Buyoya est revenu au pays dans la soirée de ce samedi 15 décembre 2001, après un bref séjour (d'à peine 24h) en Afrique du Sud. Pour sa part, le président de l'aile dure du Frodebu, le Dr. Jean Minani, est rentré ce dimanche 16 décembre 2001 en provenance du même pays. On ne connaît pas encore le contenu des contacts qu'ils auraient eus entre eux. On notera cependant que l'entourage des deux hommes insiste pour faire savoir qu'ils n'ont signé aucun accord secret entre eux, comme veulent le faire croire certaines informations.
Signalons tout de même que le nouveau véritable homme fort du Cndd-Fdd, M. Hussein Radjabu, indique pour sa part, dans un communiqué circulant sur internet, que "l'accord intervenu entre Buyoya et Minani n'engage qu'eux seuls".
Burundi - Processus de paix.
"Tant que les réserves émises lors de la signature de l'accord d'Arusha ne sont pas négociées, la paix n'est pas pour demain au Burundi", estime le président du parti PRP.
Bujumbura, le 16 décembre 2001 (Net Press). Ce week-end a été marqué par une activité intense du président du "parti pour la réconciliation du peuple" (PRP). En effet, M. Mathias Hitimana a animé durant ce week-end deux conférences publiques, successivement au "centre cinématrographique de Ngagara" (CECINGA) ce samedi et à l'hôtel Source du Nil ce dimanche 16 décembre 2001. Au cours de ces conférences, la problématique des réserves émises par le G10 lors de la signature de l'accord d'Arusha, était le principal point à l'ordre du jour. Selon M. Hitimana, "tant que les réserves ne seront pas négociées, la paix n'est pas pour demain au Burundi, car appliquer l'accord sans considérer les réserves émises par le G10 est une peine de mort pour les Batutsi". C'est pourquoi, a-t-il ajouté, les membres du G10 tiennent à négocier ces réserves pour les lever. Ces dernières concernent le niveau de représentation tant à l'assemblée nationale que dans les autres institutions de l'Etat pour les différentes communautés ethniques, les majorités de décision à l'assemblée nationale (qui seraient de 2/3 pour les lois ordinaires et de 3/4 pour les lois organiques) ainsi qu'un nouveau code électoral. Pour le moment, selon toujours M. Hitimana, ces réserves sont "carrément foulées au pied" par, d'une part, le président de la République qui ne veut pas convoquer une réunion des signataires de l'accord en vue de négocier les réserves et d'autre part, par "certains Upronistes, comme Jean-Baptiste Manwangari, qui refusent ostensiblement que les Tutsi, aient 40% dans les institutions civiles, constituent un danger à ces réserves".
En outre, a regretté le conférencier, la désignation des députés ne respecte pas la représentation des communautés ethniques à l'assemblée nationale qui devrait être de 40% pour le G10 et de 60% pour le G7. Le président du PRP s'indigne que le parti Uprona, qui fait pourtant partie du G10 (supposé Tutsi) continue à envoyer des parlementaires Hutu à l'assemblée nationale, ce qui contribue à réduire la représentativité des Batutsi à Kigobe. Il regrette aussi que la nouvelle Constitution de transition ait réduit le nombre des députés provenant des partis signataires de l'accord d'Arusha autres que l'Uprona (négociateur) et le Frodebu, qui auront désormais 4 députés au lieu de 6 comme prévu au préalable.
Le président-fondateur du PRP estime que c'est une autre façon de mettre en minorité les Batutsi dans cette institution où leurs voix fondraient dans celles des Bahutu qui y sont beaucoup plus nombreux. Raison pour laquelle le PRP a décidé de ne pas envoyer ses représentants à lui. Un des participants à la conférence publique de ce dimanche, Me Isidore Rufyikiri, a insisté sur la nécessité des réserves, car, selon lui, "la question des réserves est le dernier rempart de notre combat par rapport au processus d'Arusha"... Aussi, a-t-il demandé aux signataires de cet accord de mener de vraies négociations au sujet de ces réserves, "maintenant que le processus d'Arusha a été définitivement rapatrié". M. Hitimana, alias "Difficile" (qui occupe le poste de ministre de l'énergie et des mines dans le nouveau gouvernement dominé par le G7) a lancé un appel à tous ses partenaires du G10 à lui emboîter le pas en animant des conférences publiques du genre afin d'éclairer l'opinion sur l'état d'avancement de la mise en application de l'accord que d'aucuns dénoncent sans en connaître le contenu.
Enfin au sujet de la fameuse nouvelle rébellion pro-Tutsi qui serait basée au Congo, le président-fondateur du PRP a indiqué qu'à son avis celle-ci n'existe pas : "C'est tout simplement et probablement une façon de casser certaines personnes ou personnalités", a-t-il déclaré. Je suis sûr qu'il ne s'agit que de simples bruits, car, sinon, je serais au courant, a-t-il conclu.
Burundi - ONU.
"Il est grand temps que le Cndd-Fdd et le Palipehutu-Fnl se retrouvent sur la liste des organisations terroristes", déclare le représentant permanent du Burundi aux Nations-Unies.
New York, le 16 décembre 2001 (Net Press). Lors de la récente réunion du conseil de sécurité de l'ONU qui avait à l'ordre du jour la discussion publique du rapport S/2001/1072 du groupe d'experts sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres richesses en RDC, le représentant permanent du Burundi auprès de l'ONU, l'ambassadeur Marc Nteturuye, a indiqué qu'il est "de plus en plus évident que l'intransigence des groupes armés terroristes FDD et FNL est liée au soutien de quelques pays voisins du Burundi".
Il a fait remarquer que la commission de l'ONU qui a mené des enquêtes au Congo a consacré un chapitre à la description des liens entre les ex-FAR, les Interahamwe rwandais et les FNL burundais avec des documents faisant état des accords de coopération entre ces "groupes terroristes". Et d'ajouter que ces conclusions convergent avec les "renseignements des services de police burundais sur la coopération entre les rebelles ADF ougandais de Jamilu Mukulu et les mouvements terroristes FDD-FNL burundais". En conséquence, l'ambassadeur Nteturuye a demandé au conseil de sécurité de l'ONU de faire suite aux conclusions de ses missions d'enquête en ce moment où l'ONU est appelée à jouer un rôle de plus en plus accru dans le processus de paix au Burundi : "Les Burundais estiment que la barbarie de ces tueurs sans foi ni loi n'est pas différente de celle des combattants du R.U.F. sierra-léonais ou de l'UNITA angolaise contre lesquels l'ONU a pris des sanctions étendues aux pays et organisations qui les soutiennent". Et d'ajouter que les groupes terroristes burundais agissent au sein d'une coalition régionale qualifiée de "forces négatives" dans l'accord de Lusaka. "Il serait donc logique que les Fdd et Fnl se retrouvent sur la même liste d'organisations terroristes que l'ALIR rwandaise (armée de libération du Rwanda), l'ADF (alliance of democratic forces) et la LRA ougandaises (lord resistance army) déjà rendue publique par les gouvernements américain et briannique, tous deux membres du conseil de sécurité de l'ONU", a poursuivi l'ambassadeur Nteturuye.
Il a conclu sa communication en demandant au conseil de sécurité, à la région, à la facilitation et à toute la communauté internationale de concentrer tous leurs efforts sur "ce qui est aujourd'hui la priorité des priorités au Burundi, c'est à dire le cessez-le-feu".
Burundi - Politique.
L'Uprona négociateur réagit sur la situation politique dans le pays.
Bujumbura, le 16 décembre 2001 (Net Press). L'Uprona, aile Rukingama fait remarquer, dans le nouveau numéro de son bulletin d'informations "Reconstruire la Nation", qu'un des défis auxquels fait face le nouveau gouvernement est celui de l'inefficacité, car "certains membres issus de quinze partis politiques ignorent l'éthique d'un gouvernement et de fonctionnement d'une vraie administration".
L'Uprona négociateur réagit ainsi aux propos tenus par le président-fondateur du PRP, également ministre de l'énergie et des mines au sein du nouveau gouvernement, M. Mathias Hitimana, au cours de l'émission "Akari ku mutima" du 9 décembre 2001 produite par la radio nationale, au cours de laquelle ce politicien se serait "faussement et ouvertement attaqué à la personne au chef de l'Etat". Ce parti rappelle que les présidents de parti qui ont choisi d'entrer au gouvenement sont "astreints, au même titre que les autres membres du gouvernement, au devoir de réserve".
Concernant les institutions de transition, l'Uprona négociateur indique que la mise en place de l'assemblée nationale de transition risque d'être compliquée par les candidatures déposées au ministère de l'intérieur par les membres de certains partis non représentés à Arusha. L'Uprona, tendance Rukingama invite les signataires de l'accord d'Arusha à ne pas s'enliser dans des querelles sans fin et de mettre en place rapidement toutes les institutions de transition qui devront à leur tour s'attaquer aux questions fondamentales dont la fin des violences et de la guerre.
Burundi - Communication.
Les Etats Généraux de la communication proposent la création d'un observatoire national des media.
Bujumbura, le 16 décembre 2001 (Net Press). Les travaux des tout premiers Etats Généraux de la communication ont été clôturées ce 15 décembre 2001. Au cours des 3 jours qu'auront duré ces travaux, 8 thèmes visant la mise en place d'une politique nationale de la communication ont été débattus en long et en large.
Parmi les recommandations émises par les participants à ce forum, certaines sont axées sur la formation en cours d'emploi des journalistes et la réouverture dans les meilleurs délais de l'école de journalisme. Les participants à ce forum ont en outre recommandé l'octroi de la carte de presse à tous les professionnels de média. A propos de la répression des délits de presse, il a été proposé qu'on se réfère désormais au code pénal car le journaliste est un citoyen comme les autres et la loi sur la presse en vigueur est trop répressive, de l'avis de tous les communicateurs présents à ces assises. Concernant le conseil national de la communication, le gouvernement devrait le doter de moyens suffisants afin qu'il puisse s'acquitter de ses tâches et que le nombre de ses membres soit réduit en vue d'une plus grande efficacité. Enfin, un observatoire national des media devrait être rapidement mis sur pied pour superviser en quelque sorte et au jour le jour la bonne marche du travail des communicateurs.
La Compagnie Air Burundi met en vente aux enchères une voiture dont les caractéristiques sont les suivantes :
Marque : Renault Type : Laguna Année de fabrication : 1995 Châssis : VFIB 56NK 512 708532 Plaque : 01 BA 1170
La voiture est dédouannée et en règle de paiement au niveau du Département des impôts. Elle peut être visitée tous les jours ouvrables dans les enceintes de Air Burundi de 8h à 12h et de 14h à 17h 30.
Cette vente aux enchères aura lieu dans les enceintes de Air Burundi, sise avenue du Commerce n°40, le 12/12/2001 à 10h.
Les personnes désireuses de participer à ces enchères doivent payer une caution de cinquante mille francs (50.000 Fbu) à la caisse de Air Burundi avant le 21/12/2001 à 17h 30.
La caution sera restituée aux personnes non adjugées après la séance des enchères. Quant à la personne adjugée, elle dispose de quatre jours ouvrables maximum pour payer le montant adjugé. La caution sera décomptée dans son paiement et en cas de désistement, la caution sera absorbée.
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