NET PRESS
Burundi - Politique.
Le président du parti Abasa exige du ministre de la mobilisation pour la paix et la réconcilitiation des "réparations pour atteinte très grave" à son honneur.
Bujumbura, le 17 mars 2002 (Net Press). Le président du parti Abasa, M. Térence Nsanze, vient d'adresser une correspondance au ministre chargé de la mobilisation pour la paix et la réconciliation, M. Luc Rukingama, pour condamner les violations de l'accord d'Arusha et les atteintes à son honneur encaissées lors du séminaire d'explication de l'accord d'Arusha, tenu du 4 au 6 mars 2002 à l'hôtel Source du Nil. Il lui réclame pour cela des "réparations au terme des dispositions pertinentes du code pénal burundais".
En effet, M. Nsanze indique dans cette correspondance dont une copie a été transmise au président et au vice-président de la République que M. Rukingama l'a privé du droit "élémentaire" de prendre la parole en date du 4 et 5 mars 2002. M. Nsanze s'indigne d'avoir été calomnié et ménacé d'être expulsé de la salle de conférence par M. Rukingama alors qu'il est président d'un parti comme lui et même ambassadeur.
Il a aussi précisé que lors de son intervention de la matinée du 4 mars 2002 il avait plaidé pour la représentation de l'armée et de la magistrature au sein du parlement par des membres actifs de ces 2 corps et réellement mandatés par ceux-ci. M. Nsanze souligne enfin que l'accord d'Arusha est l'oeuvre de toutes ses parties prenantes. Et d'ajouter que l'Abasa et les autres jeunes partis du G10 se dresseront contre "tout complot ouvert ou latent visant à les inférioriser ou a fortiori à les phagocyter pour s'approprier et monopoliser les droits et les acquis de l'accord d'Arusha".
Burundi - Enseignement.
Les assistants de l'université du Burundi irrités par les récentes mesures du ministre de l'éducation nationale.
Bujumbura, le 17 mars 2002 (Net Press). Le collège des assistants de l'université du Burundi a tenu une assemblée générale ce vendredi 15 mars 2002, dans les enceintes de l'université du Burundi pour analyser les dernières mesures prises par le ministre de tutelle et visant à réduire les coûts des bourses d'études en ce qui concerne la formation à l'étranger. Ces mesures sont contenues dans la correspondance du ministre Prosper Mpawenayo du 14 décembre 2001 adressée au bureau des bourses et des stages et dont aucune copie n'a été transmise aux assistants qui ne l'ont appris que grâce à une dépêche du 13 mars 2002 de l'Agence Net Press. Le climat était très tendu dans la matinée de ce 15 mars 2002 à l'amphithéâtre des sciences économiques. Les assistants considèrent que ces mesures ne sont là que pour décourager toute formation doctorale. Au terme de leurs échanges, les assistants ont unanimement proposé d'adresser, le plus tôt possible, une correspondance renfermant toutes leurs revendications au ministre de tutelle pour exiger qu'il revienne sur ses décisions controversées. Ils se sont en outre entendus de mettre sur pied un comité de rédaction qui sera chargé de rédiger un mémorandum à adresser à tous les partenaires de l'éducation. En troisième lieu, les assistants ont convenu d'adresser des correspondances à tous les étudiants burundais boursiers du gouvernement résidant à l'étranger pour leur demander comment ils ressentent les retombées de ces mesures "dramatiques" afin qu'ils fassent à leur tour une déclaration qui les condamne.
Les assistants ont en outre échangé à propos des problèmes rencontrés par les étudiants qui suivent la formation DEA (diplôme d'études approfondies). En effet, les étudiants qui suivent cette formation manquent de professeurs, d'équipement, de locaux de travail et même de statut.
Malgré cette situation et en raison d'un premier mouvement de grève en cours depuis plus d'un mois, les assistants se sont convenus de ne pas en déclencher un autre. Ils comptent plutôt demander aux responsables du syndicat STUB d'inclure dans leurs revendications celles des assistants mais aussi chercher leur appui total dans ce nouveau front social.
Burundi - Athlétisme.
Le président de la fédération d'athlétisme du Burundi recommande aux athlètes burundais d'adhérer uniquement à des associations reconnues.
Bujumbura, le 17mars 2002 (Net Press). Les compétitions d'athlétisme du Burundi organisées ce week-end (les 16 et 17 mars 2002) se sont relativement bien déroulées au stade prince Louis Rwagasore, même si elles n'avaient pas rassemblé beaucoup de monde. L'une des raisons à l'origine de cette situation est que les élèves qui devraient prendre part à ces compétitions étaient en pleins examens. Cela a occasionné l'absence des jeunes athlètes des clubs de Mukike, Gisozi et Mugamba qui sont de véritables viviers pour les courses de fond et de demi-fond. L'autre probable raison est que les grands athlètes militaires qui attiraient d'habitude beaucoup de spectateurs s'étaient envolés ce 16 mars 2002 à destination de la Turquie où vont se dérouler les compétitions du CISM (conseil international du sport militaire), compétition dans lesquelles les Burundais se défendent souvent très bien.
Les spectateurs qui étaient sur les lieux ont pu se rendre compte du climat malsain qui règne au sein des clubs Rumuri, EAB et Nderagakura regoupés au sein de l'AMA (associaton municipale d'athlétisme) qui n'est toujours pas reconnue au sein de la FAB. Les athlètes membres de ces clubs, qui constiuaient d'ailleurs la majorité des athlètes présents, ont improvisé une mini-manifestation en criant haut le nom de leur association chaque fois qu'ils étaient interpellés.
Notre reporter a approché le président de cette fédération, le colonel Juvénal Niyoyunguruza pour en savoir plus. Ce dernier a fait savoir qu'il se "réjouit que les compétitions se sont bien déroulées". Il a en outre affirmé que la situation de l'athlétisme au Burundi est bonne mais qu'il reste beaucoup de choses à faire surtout dans les courses de vitesse et dans les autres disciplines surtout les concours (le lancer, les sauts, ...). Il a également évoqué le cas de l'AMA qui n'est pas encore agréée. D'après lui, les statuts de la FAB reconnaissent une seule association d'athlétisme pour chaque province, la mairie ne faisant pas exception à la règle. Ce qui explique que l'AMA ne peut pas être agréée par la FAB tant qu'il existe une autre association municipale dénommée AMABU. Le président de la FAB a saisi cette occasion pour inviter tous les athlètes à adhérer à des associations reconnues et à se conformer au règlement en vigueur.
De son côté, M. Adolphe Rukenkanya, président de l'association AMA a déclaré que "le president de la FAB dicte sa loi à la fédération, alors que la constitution de la FAB est de la compétence exclusive de l'assemblée générale". M. Rukenkanya a conclu en indiquant que "le président de la FAB devrait modérer ses prétentions et ne pas se permettre d'affirmer que l'AMA ne sera jamais reconnue puisqu'il appartient à la seule assemblée générale d'adopter, de modifier, d'interpréter ou d'amender les statuts".
Burundi - Enseignement.
Mwaro : les ressortissants d'une colline érigent et remettent à l'Etat une école primaire ...
Mwaro, le 17 mars 2002 (Net Press). Il s'agit des ressortissants de la colline Vyuma, zone Kigarama, commune Ndava (province Mwaro) qui ont officiellement remis ce samedi 15 mars 2002 à l'Etat du Burundi les bâtiments qui abritent l'école primaire de Vyuma. A l'inauguration de cette école fonctionnelle depuis la rentrée de l'année scolaire en cours avaient pris part de nombreuses personnalités au nombre desquelles on voyait le gouverneur de la province, le directeur provincial de l'enseignement ainsi que quelques ressortissants de cette colline résidant à Bujumbura. Il y avait également des ressortissants des communes voisines de Nyabihanga et Kayokwe qui avaient exprimé le souhait de s'associer à leurs voisins et amis.
Dans son discours de circonstance, le gouverneur de la province Mwaro, M. Nestor Niyungeko a loué les efforts des ressortissants de Vyuma et a exhorté ceux des autres collines à imiter leur joli exemple.
Pour sa part, le représentant des ressortissants de Vyuma, M. Evariste Gatogato a remercié tous ceux qui ont contribué à l'édification de cette école et a déclaré que lui et ses partenaires ont pris cette initiative afin de faciliter la tâche aussi bien aux enfants et aux parents de cette colline qui n'était jusque là pourvue d'aucune école. Selon lui, cela permettra aux enfants natifs de cette colline de commencer l'école à 6 ans comme tous les autres et non plus à 10 ans comme c'était le cas jusque là (sur demande des parents qui craignaient que leurs enfants se noyent dans les rivières qu'ils devaient franchir). Il a demandé que la population veille constamment au maintien en bon état de cette école et a promis que, si tout va bien, un centre de santé verra prochainement le jour sur la même colline.
Signalons que la nouvelle école primaire a été construite exclusivement grâce aux cotisations des ressortissants de Vyuma regroupés au sein de l'assciation CASOV. Les responsables de cette école ont sensibilisé, depuis son ouverture (septembre 2001), les parents Batwa pour une scolarisation universelle et leur appel semble avoir été suivi puisque 25 enfants Batwa se sont fait inscrire à cette école où ne sont fonctionnelles que les 1ère et 2è années.