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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Négociations.

Le président Buyoya au Gabon pour rencontrer les FDD et les FNL.

Libreville, le 17 avril 2001 (Net Press). Le chef de l'Etat, M. Pierre Buyoya, a pris l'avion ce matin à destination de Libreville, la capitale gabonaise. Initialement, le président Buyoya devait effectuer ce voyage dimanche 15 avril 2001, juste après sa visite de Kigali, où il avait rencontré le chef de l'Etat rwandais, le général Paul Kagame. A Libreville, M. Buyoya devrait rencontrer les leaders des mouvements FDD et FNL qui ne cessent d'attaquer le Burundi et de tuer des innocents. Seront aussi présents les présidents gabonais et congolais, respectivement Omar Bongo et Joseph Kabila. Rappelons que la première rencontre du genre date du 9 janvier 2001 à Libreville même, quelques jours avant l'assassinat du président Laurent-Désiré Kabila.

Burundi - Justice.

Le Dr. Rugambarara toujours en "détention irrégulière depuis trois jours", selon ses proches.

Bujumbura, le 17 avril 2001 (Net Press). Le Dr. Alphonse Rugambarara qui est emprisonné depuis le 31 mars 2001 vient de dépasser les délais de détention préventive prévus par le nouveau code de procédure pénale, font remarquer aujourd'hui ses proches. En effet, depuis dimanche 15 avril 2001, le Dr. Rugambarara aurait dû être liberé et pour le moment, il reste détenu sans aucune pièce justificative, déplorent les mêmes sources. Signalons qu'il a passé une séance de confirmation ou d'infirmation de sa détention dans l'après-midi de ce 16 avril 2001 à la chambre judiciaire de la Cour Suprême. Cette dernière s'est déclarée incompétente pour son cas. L'affaire a été transmise au tribunal de grande instance.

Burundi - Télécommunications.

Un nouveau président du conseil d'administration à l'ONATEL : le dernier directeur général de la VERRUNDI actuellement en liquidation.

Bujumbura, le 17 avril 2001 (Net Press). Le conseil d'administration de l'Onatel (office national des télécommunications) est aujourd'hui doté d'un nouveau président, M. Evariste Simbarakiye, dernier directeur général de la verrrerie du burundi (VERRUNDI), actuellement en liquidation. Il remplace M. Evariste Nibasumba, cadre de la BRB. M. Simbarakiye avait été fort critiqué pour sa gestion jugée désastreuse par le personnel de la VERRUNDI avant que l'entreprise ne passe à la phase de liquidation. Le contexte de crise régionale avait aussi joué dans la faillite de l'entreprise. Quel mérite a le nouveau président du conseil d'administration de l'Onatel en matière de bonne gestion, se demandent aujourd'hui de jeunes cadres face à d'inamovibles gestionnaires de l'Etat burundais depuis plus de 20 ans et qui ont entraîné la faillite de plusieurs sociétés publiques ? M. Simbarakiye a été ministre dans les années 1980 et 1990 avant d'aller à la VERRUNDI qu'il a conduite à la liquidation. Il hérite de la société ONATEL au moment où celle-ci entre en phase cruciale de privatisation (51% des actifs de l'Etat ) et en période de polémique nourrie entre elle et la société TELECEL. C'est donc une période où les esprits avides de gain facile s'éveillent et l'on craint à l'ONATEL le glissement vers la voie des faveurs indues aux dépens de la société. Ce qui ne manquera pas de réveiller le syndicat de l'ONATEL, réputé pour sa vigilence et qui a toujours compliqué la tâche aux directeurs généraux de l'ONATEL.

Burundi - Sport.

Le ministre des Sports mis en cause pour les mauvais résultats du football burundais.

Bujumbura, le 17 avril 2001 (Net Press). "Week-end noir, débâcle, déculottée, ...", les fanatiques du football burundais ne trouvaient pas de mots assez durs pour qualifier ce week-end qui restera gravé dans leur mémoire comme des plus humiliants. Après l'élimination sans gloire des Intamba Séniors face à l'Algérie il y a quelques semaines, après l'humiliation tour à tour de l'équipe Arabica de Kirundo et surtout de Vital'o devant leur propre public le week-end dernier, des questions commencent à fuser de toute part et l'heure des reglèments de compte ne saurait tarder. Et comme toujours, cette incontournable question : à qui la faute ? Pour les deux principaux gestionnaires de notre football, à savoir le Ministère et la Fédération, la réponse est claire : l'enfer c'est l'autre. Mais l'on se souviendra que déjà lors de l'élimination du Burundi de la CAN 2002, le capitaine de l'équipe nationale avait mis en cause les controverses incessantes entre le Ministère et la Fédération, appuyée sur ce point à l'issue de ce week-end par l'entraîneur de Vital'o.

On a déjà évoqué dans ces mêmes colonnes, comment le Ministre des Sports, non content de pouvoir placer ses hommes de main à la tête de la fédération, a tout mis en oeuvre, tantôt pour bloquer le fonctionnement de l'actuelle direction, tantôt pour diviser le comité exécutif. Pour ce faire, il n'avait pas hésité à dépouiller de leurs pouvoirs des personnes qui avaient pourtant été légalement élues par l'assemblée générale, et redistribuer des rôles-clés à ses béni-oui-oui. Sans oublier qu'il a décidé unilatéralement que le ministère était le gestionnaire exclusif des stades de football. C'est ainsi que le 5 février 2001, le ministre Gérard Nyamwiza a opposé un "niet" catégorique sous de prétextes fallacieux, à ce que la finale opposant les équipes féminines de Kinama et Buterere se déroule au stade Prince Louis. De même, le comité d'encadrement de l'équipe nationale de football mis en place par la fédération a été dissout et remplacé par une autre désignée par lui-même. Enfin, faudrait-il rappeler que l'entraîneur Baudouin Ribakare plus connu sous le sobriquet de "Ndindi" a été choisi sans que la fédération ait été consultée ? A l'issue du match-aller à Alger, l'entraîneur a préféré s'embarquer pour l'Allemagne et laisser les joueurs à eux-mêmes, tout comme au lendemain du match-retour, laissant la fédération toute pantoise. Enfin, la fédération de football a toujours été tenue dans l'ignorance sur la composition des délégations devant accompagner les équipes qui jouent à l'extérieur du pays.

Tel est le triste constat de la gestion de notre football qui, il n'y a pas si longtemps, faisait l'admiration bien au-delà de nos frontières. Entre l'amour du football et son amour-propre, il faudrait que le ministre des Sports fasse le choix sur l'unique sujet où l'on voit encore Hutu et Tutsi chanter et danser ensemble. Grand amoureux du ballon rond, le président Buyoya a suffisamment de sujets à gérer qui fâchent pour que ne s'y ajoute pas le football.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires empêchés d'entrer dans la Kibira par les forces de l'ordre commettent des atrocités sur leur chemin de repli vers la Tanzanie.

Bujumbura, le 17 avril 2001 (Net Press). Dans la nuit de la fête pascale (du 15 au 16 avril 2001), les terroristes-génocidaires en provenance de la commune Mutaho dans la province Gitega ont attaqué la Commune Gitega. Ils ont ciblé la localité de Mirama, zone Mubuga de la même commune. Ils ont fait irruption vers 2 heures du matin et abattu froidement 11 personnes. Le lendemain (hier 16 avril 2001), ils ont tenté d'attaquer un camp de déplacés de Bugendana, qui compte plus de 1000 personnes, mais les forces de l'ordre ont déjoué l'attaque. Une autre tentative également déjouée avait été dirigée contre la localité de Mwurire, zone Bitare, commune Bugendana. Selon des sources sur place à Gitega, le même jour, ces terroristes-génocidaires ont attaqué les collines de Murenda et Rutanganika de la commune Makebuko, mais les dégâts humains et matériels ne sont pas encore connus. Les mêmes sources font remarquer que les terroristes-génocidaires qui ont été empêchés par les forces de l'ordre de se rendre dans la Kibira, ont décidé de s'en prendre à tout ce qui bouge et se trouvant sur leur chemin de retour vers la Tanzanie. Nos sources nous ont précisé que les autres communes de Gitega connaissent une accalmie relative.

Burundi - Transport.

Les transporteurs privés refusent d'être contrôlés techniquement par l'OTRACO qu'ils prennent pour leur concurrent.

Bujumbura, le 17 avril 2001 (Net Press). Depuis quelque temps, les transporteurs privés sont très mécontents et ils ont tenu à le faire savoir au ministre des transports. En effet, dans une lettre lui adressée en date du 13 avril 2001, l'association des transporteurs du Burundi (ATRABU) a expliqué au ministre Mbonigaba qu'elle ne conteste pas le bien-fondé du contrôle technique des véhicules de transport rémunéré des personnes, mais qu'elle est franchement contre le principe selon lequel c'est l'OTRACO (office du transport en commun) qui fera ce contrôle. Car l'OTRACO étant lui-même transporteur, l'ATRABU met en doute sa neutralité et ce serait même la raison pour laquelle beaucoup de véhicules tentent par tous les moyens d'échapper à ce contrôle.

Rappelons que ce contrôle consiste à vérifier le bon état de ces véhicules. Les mêmes transporteurs indiquent également ne pas comprendre pourquoi ils sont obligés de subventionner le transporteur de l'Etat qu'est l'OTRACO, en lui versant le coût du contrôle technique. Car pour eux, lui verser cet argent revient à financer l'achat d'un nouveau charroi de l'OTRACO qui viendra en fin de compte les concurrencer sur le marché. Ils s'insurgent contre le fait que le coût de ce contrôle a été sensiblement revu à la hausse depuis qu'il a été confié à cet office. Il a plus que doublé pour les minibus de 10 à 18 places (233,3% de hausse), triplé pour les minibus de 18 à 30 places et plus que quadruplé pour les bus de 30 à 60 places (466,6 % de hausse). Ces transporteurs sont d'autant plus mécontents que ces hausses intervenues en moins de 2 ans et demi les découragent beaucoup puisqu'elles entravent la promotion de leurs activités. Pour eux, l'augmentation de ces charges est tout simplement "incompréhensible" car leur secteur est reconnu comme étant déficitaire. C'est pour cela qu'ils demandent que ce contrôle soit désormais effectué par le département du transport intérieur, jugé plus neutre.

 

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mbre desquelles on voyait le gouverneur de la province, le directeur provincial de l'enseignement ainsi que quelques ressortissants de cette colline résidant à Bujumbura. Il y avait également des ressortissants des communes voisines de Nyabihanga et Kayokwe qui avaient exprimé le souhait de s'associer à leurs voisins et amis.

Dans son discours de circonstance, le gouverneur de la province Mwaro, M. Nestor Niyungeko a loué les efforts des ressortissants de Vyuma et a exhorté ceux des autres collines à imiter leur joli exemple.

Pour sa part, le représentant des ressortissants de Vyuma, M. Evariste Gatogato a remercié tous ceux qui ont contribué à l'édification de cette école et a déclaré que lui et ses partenaires ont pris cette initiative afin de faciliter la tâche aussi bien aux enfants et aux parents de cette colline qui n'était jusque là pourvue d'aucune école. Selon lui, cela permettra aux enfants natifs de cette colline de commencer l'école à 6 ans comme tous les autres et non plus à 10 ans comme c'était le cas jusque là (sur demande des parents qui craignaient que leurs enfants se noyent dans les rivières qu'ils devaient franchir). Il a demandé que la population veille constamment au maintien en bon état de cette école et a promis que, si tout va bien, un centre de santé verra prochainement le jour sur la même colline.

Signalons que la nouvelle école primaire a été construite exclusivement grâce aux cotisations des ressortissants de Vyuma regroupés au sein de l'assciation CASOV. Les responsables de cette école ont sensibilisé, depuis son ouverture (septembre 2001), les parents Batwa pour une scolarisation universelle et leur appel semble avoir été suivi puisque 25 enfants Batwa se sont fait inscrire à cette école où ne sont fonctionnelles que les 1ère et 2è années.

 


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