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Bujumbura-Burundi

Burundi - Processus de paix.

Le chef de l'Etat pourrait se rendre en Afrique du Sud au début de la semaine qui s'annonce.

Johannesbourg, le 17 juin 2001 (Net Press). Une délégation conduite par le ministre de l'énergie et des mines, M. Bernard Barandereka, a pris l'avion ce vendredi 15 juin 2001 en direction de l'Afrique du Sud, pays du médiateur dans le conflit burundais. Cette délégation comprenait également quelques éléments de la sécurité présidentielle. Selon certaines informations, le chef de l'Etat pourrait se rendre lui aussi dans ce pays au début de cette semaine qui s'annonce. Il était même prévu que le président Buyoya fasse ce voyage ce dimanche 17 juin 2001, mais ce dernier a été annulé à la dernière minute pour des raisons que la rédaction ignore encore.

Rappelons que les "poids lourds" du Frodebu-Minani, à savoir Léonce Ngendakumana (président de l'Assemblée Nationale), Sylvestre Ntibantunganya (ancien président de la République), Domitien Ndayizeye (candidat à la vice-présidence de la transition dans sa première tranche), Jean Minani (président de l'aile dure du Frodebu) ainsi que Mme Laurence Ndadaye (veuve de l'ancien président Melchior Ndadaye), se trouvent déjà en Afrique du Sud depuis une semaine. On ne sait pas encore si le président Buyoya rencontrera toute cette délégation autour du médiateur Mandela.

Burundi - Economie.

La société Heinekein International aurait convaincu le gouvernement burundais de revoir à la baisse les prix de la bière ...

Bujumbura, le 17 juin 2001 (Net Press). Une délégation de la multinationale Heinekein vient de séjourner au Burundi. Au cours de cette visite, elle a rencontré les hautes autorités de ce pays ayant dans leurs attributions la gestion des finances publiques et du commerce. Elle leur a expliqué qu'avec la récente mesure portant instauration de taxes indirectes sur certains produits dont ceux de la Brarudi (l'unique brasserie et limonaderie du Burundi dont la majeure partie des actions est détenue par Heinekein), celle-ci a déjà perdu environ un milliard de francs burundais pour cause de mévente de ses produits.

Selon des sources bien informées, le gouvernement burundais aurait compris les inquiétudes de la multinationale hollandaise qui, par ailleurs, sont partagées par le consommateur. C'est ainsi qu'il s'apprêterait d'ici peu à revoir à la baisse les prix des produits Brarudi.

Burundi - Télécommunications.

Télécel Burundi sollicite l'intervention du ministre de tutelle pour obliger l'ONATEL à signer l'accord d'interconnexion dans un délai ne dépassant pas 10 jours!

Bujumbura, le 17 juin 2001 (Net Press). La société Télécel Burundi a écrit ce 14 juin 2001 au ministre des transports, postes et télécommunications pour lui demander de faire de son mieux pour que soit signé "dans un délai ne dépassant pas 10 jours" un accord d'interconnexion entre elle et l'opérateur public ONATEL (Office National des Télécommunications) "dans le sens des décisions de l'ARCT".

Rappelons que l'ARCT (Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications) avait sommé en date du 28 mai 2001 l'ONATEL de rendre son dû à la société Télécel (308 millions de francs burundais pour l'utilisation de ses infrastructures pendant 10 mois), mais aussi de conclure au plus vite un accord d'interconnexion avec cette société. Les organes sociaux de l'ONATEL avaient aussitôt protesté en indiquant que le conseil d'aministration de l'ARCT ne pouvait pas réagir autrement, étant composé de 3 membres (sur 7) "ayant des intérêts évidents" dans Télécel. (voir "Net Press" du 5 juin 2001).

Pour la société Télécel par contre, passé ce délai de 10 jours, "Télécel Burundi se verra dans l'obligation de suspendre temporairement l'interconnexion de ses équipements avec ceux de l'ONATEL jusqu'à la date effective dudit accord". Car pour elle, "il serait aberrant de continuer à laisser l'ONATEL exploiter et générer des profits par l'exploitation gratuite" des investissements de Télécel. Cette société qui se dit non satisfaite par la proposition de "21 FBu par minute que l'ONATEL et Télécel doivent se reverser mutuellement" faite par l'ARCT, se déclare néanmoins prête à signer l'accord global d'interconnexion "conformément aux decisions du régulateur".

Il est à rappeler que le ministre Cyprien Mbonigaba avait cassé l'accord d'arrangement entre le directeur général de l'ONATEL et celui de Télécel Burundi qu'il avait qualifié d'"irrégulier". Ce qui avait amené l'affaire devant l'ARCT qui avait tranché l'affaire en faveur de Télécel et donc des 2 autres sociétés d'exploitation de la téléphonie mobile. Jusqu'à présent, seule Télécel semble vraiment préoccupée par cette question de reversement mutuel de fonds issus des communications interéseaux.

Burundi - Tanzanie - Sécurité.

Des mouvements anormaux sur la frontière tanzano-burundaise ...

Kigoma, le 17 juin 2001 (Net Press). On observe ces derniers temps des mouvements anormaux sur la frontière tanzano-burundaise surtout du côté des provinces Rutana et Makamba. Selon des sources sur place à Kigoma (Tanzanie), ce serait des terroristes-génocidaires qui quittent les provinces susmentionnées pour rejoindre leurs bases-arrière situées en Tanzanie pour s'approvisionner en munitions à Kanogo (Kigoma). Selon d'autres sources par contre, ces tueurs auraient fui les opérations de ratissage de très grande envergure lancées par l'armée burundaise au Sud du pays.

Signalons d'autre part qu'au cours des récentes rencontres organisées entre les gouverneurs des provinces Rutana, Makamba, Bururi et Ruyigi et leurs homologues tanzaniens de Kigoma et de l'Akagera, ces derniers ont assuré la partie burundaise qu'ils ne portent pas main forte aux terroristes-génocidaires burundais. Et pour preuve, ont-ils dit, une soixantaine de terroristes-génocidaires qui se faisaient passer pour des réfugiés avaient été dernièrement appréhendés et ils sont toujours détenus à Kasuru, district et province de Kigoma. Ils ont ajouté que c'est dans cette même optique de bon voisinage avec le Burundi qu'ils avaient saisi auprès de ces groupes de criminels qui attaquent régulièrement le Burundi un important arsénal de guerre qui comprenait beaucoup de munitions. Précisons néanmoins que les localités burundaises proches de la Tanzanie continuent à subir presque quotidiennement des vols à main armée pendant la nuit. Il est à noter enfin que malgré ces exfiltrations, des infiltrations de terroristes-génocidaires continuent à être signalées un peu partout sur cette frontière (surtout au Sud-Est du Burundi).

Burundi - Association.

"PA-Amasekanya" se plaint une nouvelle fois de la persécution de ses membres.

Bujumbura, le 17 juin 2001 (Net Press). Dans une déclaration rendue publique ce 17 juin 2001 en langue natinale, le mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya se plaint du fait que depuis 6 mois, le gouvernement "dominé par le Frodebu et le Palipehutu" réveille très tôt les policiers et les gendarmes pour barrer tous les grands axes afin d'empêcher aux militants de ce mouvement de faire leur jogging dominical. Selon ce mouvement, même ce dimanche 17 juin 2001, 5 de ses membres ont été arrêtés alors qu'ils ne faisaient que leur cross diminical. Ce mouvement pense donc qu'il est persécuté par le pouvoir en place car il l'a toujours dénoncé pour être dominé par des "génocidaires". Dans l'entre-temps, poursuit PA-Amasekanya, "le pouvoir envoit le Frodebu et ses acolytes à Naïrobi, en Tanzanie, en Afrique du Sud pour se concerter sur la façon de poursuivre le génocide". (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Justice.

Les chambres criminelles continuent à siéger ...

Bujumbura, le 17 juin 2001 (Net Press). Les 3 chambres criminelles du pays (Ngozi, Gitega et Bujumbura) continuent à siéger. Ce sont essentiellement les dossiers des présumés auteurs des divers massacres qui endeuillent ce pays depuis le 21 octobre 1993 qui occupent la session. Du 18 au 22 juin 2001, comparaîtront 29 personnes accusées de "meurtres", "assassinats", "massacres et pillages" originaires des provinces Bujumbura Rural, Cibitoke, Muramvya et Kayanza.

Au cours de cette même semaine, les 4 personnes impliquées dans le meurtre de l'ancienne administrateur directeur général de la Régie Nationale des Postes, Mme Angélique Kayibigi, comparaîtront pour la 2ème fois, de même que 11 personnes accusées de "détournement de deniers publics".

Signalons d'autre part qu'un homme originaire de Kamenge du nom de Nestor Niyonzima, qui avait été arrêté pour "participation aux bandes armées" et attrapé les armes à la main à Kamenge en mai 1994 vient de bénéficier d'une libération conditionnelle à la prison centrale de Mpimba pour son "comportement exemplaire". Il en est de même pour l'ancien administrateur communal de Buyengero, M. Alexis Ntirampeba alias Kigombo qui, selon l'acte d'accusation était à la tête des bandes de terroristes-génocidaires qui attaquaient les positions de l'armée nationale de Buyengero en novembre 1994 et détenait chez lui des armes de guerre. Il avait écoppé de 15 ans d'emprisonnement ferme. Leur libération ne manquera pas d'inquiéter les victimes potentielles à cause des dangers que présentent les deux hommes.

 

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size="2">Dans son discours de circonstance, le gouverneur de la province Mwaro, M. Nestor Niyungeko a loué les efforts des ressortissants de Vyuma et a exhorté ceux des autres collines à imiter leur joli exemple.

Pour sa part, le représentant des ressortissants de Vyuma, M. Evariste Gatogato a remercié tous ceux qui ont contribué à l'édification de cette école et a déclaré que lui et ses partenaires ont pris cette initiative afin de faciliter la tâche aussi bien aux enfants et aux parents de cette colline qui n'était jusque là pourvue d'aucune école. Selon lui, cela permettra aux enfants natifs de cette colline de commencer l'école à 6 ans comme tous les autres et non plus à 10 ans comme c'était le cas jusque là (sur demande des parents qui craignaient que leurs enfants se noyent dans les rivières qu'ils devaient franchir). Il a demandé que la population veille constamment au maintien en bon état de cette école et a promis que, si tout va bien, un centre de santé verra prochainement le jour sur la même colline.

Signalons que la nouvelle école primaire a été construite exclusivement grâce aux cotisations des ressortissants de Vyuma regroupés au sein de l'assciation CASOV. Les responsables de cette école ont sensibilisé, depuis son ouverture (septembre 2001), les parents Batwa pour une scolarisation universelle et leur appel semble avoir été suivi puisque 25 enfants Batwa se sont fait inscrire à cette école où ne sont fonctionnelles que les 1ère et 2è années.

 


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