NET PRESS

Burundi - Justice.
Les anciens gouverneurs de Bujumbura Rural et de Muyinga sous le régime Ndadaye pourraient très prochainement bénéficier d'une libération conditionnelle ...
Bujumbura, le 17 juillet 2001 (Net Press). Les anciens gouverneurs des provinces de Bujumbura Rural et de Muyinga au moment du déclenchement du génocide en cours visant la communauté tutsi, respectivement MM. Aloys Hakizimana et Balthazar Ndimurwanko, pourraient très bientôt bénéficier d'une libération conditionnelle. En effet, les autorités habilitées considèrent que les deux hommes ont fait preuve d'un comportement exemplaire durant leur incarcération. Ils avaient été condamnés à une peine de 20 ans d'emprisonnement ferme pour "incitation à commettre des massacres" juste après l'assassinat du président Melchior Ndadaye.
A Bujumbura, on se demande si leur libération ne constituerait pas un premier pas vers l'application de l'une des clauses des accords d'Arusha et de Pretoria, en l'occurence "la libération des 'prisonniers politiques'" selon l'entendement du Frodebu responsable du génocide en cours contre la minorité tutsi, de son G7 mais aussi du médiateur Mandela.
Burundi - Justice.
L'ancien ministre Charles Ntakije à Mpimba ...
Bujumbura, le 17 juillet 2001 (Net Press). L'ancien ministre de la défense nationale sous le président Ndadaye, le colonel Charles Ntakije, a été arrêté hier soir sur ordre de l'auditeur général militaire et conduit directement à la prison centrale de Mpimba où il est arrivé à 18h. Il est accusé de "complicité de vol qualifié" et le ministère public a donc trouvé utile de le placer en détention préventive en attendant l'aboutissement des enquêtes relatives au dossier de vol à main armée dans lequel il est soupçonné d'être impliqué.
Burundi - Société.
Les gérants de cinq boîtes de nuit menacent d'enclencher une action judiciaire contre le maire de la ville de Bujumbura.
Bujumbura, le 17 juillet 2001 (Net Press). Depuis que le maire de la ville de Bujumbura, M. Pie Ntiyankundiye, a écrit aux gérants des night clubs Le Consulat, L'Archipel, Le Calvados, Havana et Cyber Café pour leur signifier que le lieu où sont implantées leurs maisons "n'est pas propice pour le commerce de la musique (dancing)", le courant ne passe plus entre les deux parties.
Dans la même lettre, le maire Ntiyankundiye ajoutait qu'il les autorisait "exceptionnellement" à organiser des dancings les weeks-ends jusqu'à 23h!
De leur côté, les patrons de ces maisons ont indiqué ne pas comprendre le bien-fondé de cette mesure d'autant plus que c'est la même autorité qui leur avait accordé l'autorisation de travailler comme "dancings" et non "snacks-bars". Ils se sont demandé s'ils vont être désormais exemptés d'impôts. Rappelons que chacune de ces maisons paie au fisc une somme de 2,4 millions de FBu par an, alors que les "snacks-bars" traditionnels du centre-ville paient 600.000 FBu annuellement.
Ces maisons qui affirment être très lésées par cette situation qui ne frappe pas "Casanova/La Détente" ou le dancing de l'hôtel "L'Albatros", déclarent qu'elles pourraient être amenées, si les autorités de la municipalité de Bujumbura ne revenaient pas sur leur décision, à intenter une action en justice contre ces autorités.
Pour sa part, le cabinet du maire de la capitale a indiqué qu'il a pris cette décision dans l'intérêt des populations vivant au centre-ville qui avaient porté plainte pour protester contre le "tapage nocturne" de ces maisons. Le même cabinet a précisé que les 2 dancings non visés par la mesure ne l'ont pas été car elles se trouvent à la périphérie du centre-ville.
Burundi - Droits de l'homme.
"Le Burundi a tout intérêt à ratifier le "statut de Rome relatif à la mise sur pied d'une cour pénale internationale", estime la Ligue "Iteka".
Bujumbura, le 17 juillet 2001 (Net Press). Alors que le monde célèbre en ce jour le 3ème anniversaire de l'adoption par 120 Etats du statut de la Cour Pénale Internationale (CPI) au cours d'une conférence tenue dans la capitale italienne (Rome), la ligue burundaise des droits de l'homme "Iteka" vient de rendre publique une déclaration dans laquelle elle invite le gouvernement burundais à ratifier ce statut.
En effet, cela prouvera que ce gouvernement a réellement la volonté de mettre fin à l'impunité, car cette cour marque une évolution par rapport aux tribunaux pénaux internationaux ad hoc (comme ceux du Rwanda ou de l'ex-Yougoslavie) et à la Cour Internationale de Justice de La Haye, puisque le TPIR et le TPIY ont des compétences limitées à des événements précis, situés dans l'espace et dans le temps. Pour sa part, la CPI pourra juger tout crime contre l'Humanité, tout crime de guerre ou de génocide commis par n'importe qui, contre n'importe qui et dans n'importe quel pays. Elle aura son siège à La Haye (Pays-Bas) et jugera uniquement les crimes commis après sa mise en place, c'est-à-dire dès que la moitié des 120 Etats signataires auront ratifié le "Statut de Rome". Aujourd'hui, les pays qui ont déjà ratifié ce statut sont au nombre de 36.
La Ligue "Iteka" indique par ailleurs ne pas comprendre pourquoi les politiciens burundais sont unanimes à demander la mise en place d'un tribunal pénal international "pour le Burundi" (TPIB) prévu dans l'accord d'Arusha et hésitent en même temps à ratifier le "statut de Rome" de la CPI. Car, pour cette Ligue, les raisons qui ont prévalu pour soutenir le 1er sont toutes valables pour soutenir la 2ème. Bien plus, ajoute-t-elle, le TPIB est même plus contraignant que la CPI.
Enfin, estime la Ligue Iteka, nul ne peut réellement prédire ce dont demain sera fait le Burundi, car, les rapports de forces politiques et militaires intérieurs, sous-régionaux,..., peuvent évoluer dans tous les sens qu'on ne saurait prévoir : "ceux qui refusent la CPI en croyant que cela les maintiendra au pouvoir se trompent (...) demain, ils pourraient se retourner dans la position de victimes et regretter qu'ils ne soient pas protégés du crime de guerre, du crime de génocide, par une juridiction internationale forte, dans l'éventualité où le pouvoir et le système en place se déroberaient de leur devoir de justice" (Faites un peu plus connaissance avec la CPI en visitant notre site, rubrique "Agora").
Burundi - Sécurité.
Une tentative de meurtre dans la zone Buyenzi.
Bujumbura, le 17 juillet 2001 (Net Press). C'était aux environs de 20 h 25 minutes quand le prénommé Pancrace résidant à Buyenzi à la 23ème avenue n° 18 a été touché hier par une balle au dos tiré par un inconnu alors qu'il rentrait chez lui à moto. Selon des informatons recueillies sur place, le malheureux a été évacué immédiatement à l'hôpital militaire où il est jusqu'ici hospitalisé.
Le jeune homme serait victime de son attitude anti-génocidaire car, il ne se lassait jamais de dénoncer les terroristes-génocidaires quand il était chef de la zone Rukaramu. Contrairement à ce qui a été annoncé par certains media comme quoi la victime serait déjà morte, nous avons appris qu'elle est encore en vie. Notons que l'assassin n'a pas encore été identifié ni appréhendé mais les enquêtes continuent.
Burundi - Transition.
"Même si l'acceptation d'une transition avant le cessez-le-feu peut permettre une certaine décrispation, l'essentiel reste l'arrêt de la guerre et du génocide", selon une association de défense des droits de l'homme.
Bujumbura, le 17 juillet 2001 (Net Press). L'"accord de Pretoria" qui a permis la désignation du tandem Buyoya-Ndayizeye à la tête du pays pour la période de transition continue à susciter des réactions au Burundi. Ce matin, nous avons enregistré celle d'une association de défense des droits de l'homme dénommée "AIDD-Hanuza".
Pour cette association, "même si l'acceptation d'une transition avant le cessez-le-feu peut décrisper une certaine opinion intérieure et permettre au processus de paix d'avancer, l'essentiel reste l'arrêt de la guerre et du génocide". Sinon, a averti la même association, on risque d'entrer dans une nouvelle impasse.
Par ailleurs, l'association "AIDD-Hanuza" considère que l'alternance au sommet de l'Etat ne saurait être "ni mécanique ni une course contre la montre, mais doit plutôt répondre à l'attente du peuple pluriel". Cela signifie, selon la même association, que le gouvernement de transition devra s'attacher, avant tout autre programme, à éradiquer "les racines du mal en promulguant la loi sur le génocide et en créant une commission nationale d'enquête sur le génocide".
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires attaquent une fois de plus la zone Kamenge.
Bujumbura, le 17 juillet 2001 (Net Press). Les terroristes-génocidaires ont attaqué la nuit dernière vers 23h la zone Kamenge. Au cours de cette attaque, un jeune homme qui venait de terminer ses humanités a été tué dans le quartier Gituro. Par ailleurs, ces tueurs ont pillé toutes les boutiques et toutes les maisons situées dans ce quartier. Ces criminels seraient venus de Tenga et leurs tirs ont résonné jusqu'à 2h du matin.
SRD BUYENZI
AVIS DE MISE EN VENTE PUBLIQUE.
La Société Régionale de Développement du Buyenzi en liquidation (SRD Buyenzi) porte à la connaissance de toute personne intéressée qu'elle met en vente publique des maisons d'habitation et des parcelles sises dans les enceintes de la DPAE Ngozi (Ngozi).
Ces immeubles sont vendus dans leur état actuel. La visite de ces immeubles et de ces parcelles est organisée pour tous les intéressés pendant les jours ouvrables de 9h 00' à 12h et de 14h à 17h 30' à partir de ce jeudi 12 juillet 2001. Les offres sous plis fermés avec un extrait de versement sur le compte BCB N°77170 d'une caution de 500.000 FBu pour les maisons d'habitation et 15.000 Fbu non remboursable pour les parcelles seront adressées à la commission de liquidation de la SRD Buyenzi.
Cette caution sera déduite du prix de ces immeubles pour le(s) soumissionnaire(s) gagnant(s) et restituée pour le(s) soumissionnaire(s) perdant(s). En cas de désistement d'un des soumissionnaires gagnants, la caution restera acquise à la commission de liquidation de la SRD Buyenzi.
L'ouverture des enveloppes est fixée au vendredi 20 juillet 2001 à 10 heures dans les enceintes de la DPAE Ngozi. Les soumissionnaires gagnants devront payer par chèque certifié dans les 8 jours après l'affichage des résultats. La cession de chaque bien immeuble s'effectuera après versement par l'acquéreur de taxes sur les transactions et les droits de mutation.
La commission de liquidation de la S.R.D. Buyenzi se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle des immeubles.
