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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Processus de paix.

700 militaires sud-africains déguisés en policiers "pour ne pas heurter certaines sensibilités", bientôt à Bujumbura.

Bruxelles, le 17 octobre 2001 (Net Press). Le médiateur dans le conflit burundais, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, se trouve depuis ce lundi 16 octobre 2001 en Belgique (qui assure actuellement la présidence tournante de l'Union Européenne) afin de demander l'appui financier de ce qu'il a présenté comme une "force de police" qui devrait permettre, selon lui, le lancement des activités du gouvernement de transition.

M. Mandela a expliqué aux dirigeants belges au cours des entretiens qu'il a eus avec eux, que le retour des 150 politiciens hutu exilés est "impératif" et qu'il ne lui manque que les moyens afin de "pacifier définitivement le Burundi". C'est pour cela qu'il a demandé et obtenu du gouvernement sud-africain qu'un bataillon entier de l'armée sud-africaine, soit près de 700 hommes, soit mis à sa disposition pour être très prochainement envoyé au Burundi où, par ailleurs, des "missions de préparation du terrain sont déjà sur place".

M. Mandela qui se déplaçait très difficilement en raison de son âge et de la maladie (il venait juste de subir plusieurs séances de chimiothérapie pour son cancer de la prostate), a obtenu de la Belgique la promesse de 5 millions de dollars américains. Mais il n'est pas certain que les 14 autres pays de l'Union Européenne acceptent de verser les 22 millions de dollars réclamés par Mandela. Certains dirigeants européens ne verraient pas en effet d'un très bon oeil un financement européen d'une opération militaire même si on cherche à la qualifier de "force de police". C'est Mandela lui-même, du moins selon la presse belge, qui aurait suggéré et insisté pour que ces militaires soient présentés comme des policiers "afin de ne pas heurter certaines sensibilités locales" (c.à d. burundaises). (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

A Bujumbura pendant ce temps, des rumeurs persistantes font état de l'arrivée imminente ("d'un moment à l'autre", entend-on par ici par là) des militaires sud-africains.

On apprend d'autre part qu'un appareil de l'armée sud-africaine était attendu ce 17 octobre 2001 à 12h 48' à Bujumbura, avec à son bord 30 "passagers". Cet avion qui n'est pas venu à l'heure indiquée pourrait arriver demain matin (vers 6h), mais on ne connaît pas encore les raisons qui l'ont poussé à différer son arrivée.

Burundi - Politique.

Les membres du G10 réunis au Novotel pour discuter de la composition et de la mise en place des institutions.

Bujumbura, le 17 octobre 2001 (Net press). De source proche du G10, des discussions sur la composition et la mise en place des institutions de transition sont en cours depuis 3 jours au Novotel. Dans l'après-midi de ce 15 octobre 2001, le président de la République a soumis aux dirigeants des partis du G10 une proposition d'une structure gouvernementale, "structure négociée entre lui et le Frodebu Minani ", selon les propres termes de M. Alphonse Rugambarara. Celui-ci ajoute, "nous avons critiqué cette proposition car elle diverge enormément de celle que nous lui avions soumise il y a quelque temps. Beaucoup de différences ont été remarquées sur cette nouvelle structure proposée par le président de la République. C'est ainsi que le ministère de l'intérieur reviendrai au G7, mais par contre, celui des relations extérieures reviendrait au G10". De plus, tous les ministères économiques ont été cédés au G7, à l'exception du ministère de l'agriculture et de l'élevage qui reviendrait au G10. C'est la raison pour laquelle les membres du G10 continuent à discuter jusqu'aujourd'hui sur cette proposition du président de la République en attendant de lui remettre leurs nouvelles propositions qui tiendront compte des deux structures (celle du G10 proposée il y a deux semaines et celle du président de la République négociée avec le Frodebu- Minani).

Le président de la République était donc attendu aujourd'hui au Novotel pour discuter avec le G10 de la nouvelle structure gouvernementale. Rappelons que les membres du G10 ont eu à échanger au cours de la matinée du 16 octobre 2001 de la fameuse "immunité provisoire". Ils ont ainsi décidé, selon toujours M. Alphonse Rugambarara, "de ne pas accepter de cautionner l'impunité et de ne pas adopter non plus une loi portant sur l'immunité provisoire". Cela est en effet "contraire à la morale et au droit. Elle blesserait les victimes du génocide, du moment qu'il n'y a pas encore une loi permettant de poursuivre les génocidaires".

Burundi - Propriété foncière.

L'association pour le développement de la commune Gihanga déplore la "mauvaise attribution des terres cultivables par l'administrateur communal ..."

Bujumbura, le 17 octcbre 2001 (Net Press). L'association pour le développement de la commune Gihanga (ADCG) vient d'adresser une lettre au gouverneur de la province Bubanza afin de lui demander d'user de sa compétence pour que leur commune puisse récupérer ses terrains qui ont été "irrégulièrement attribués à certains particuliers" par l'administrateur communal.

L'ADCG s'en prend vigoureusement à l'administrateur communal qui procède à "la spoliation des terrains communaux au profit de ses proches collaborateurs". Cela s'est déjà passé dans le secteur de Buringa où l'administrateur communal a attribué une partie d'un terrain normalement exploité par une association de fabricants de briques. A Gihungwe, un terrain exploité par la population depuis 30 ans a été attribué à ses proches collaborateurs. La même association se demande pourquoi un administrateur qui s'est efficacement opposé à l'attribution des terrains dans la Rukoko ne le ferait pas pour les terrains communaux exploités par des misérables populations au lieu de rejeter sa responsabilité sur son supérieur hiérarchique, en l'occurence, le gouverneur de la province. Aussi, implore-t-elle l'autorité provinciale qui a été induite en erreur par l'administrateur, de revoir ces attributions en remettant le patrimoine communal à la population.

Burundi - Sécurité.

L'insécurité revient en force en province de Rutana.

Rutana, le 17 octobre 2001 (Net Press). Selon des informations recueillies à Rutana, toute la journée de lundi 15 octobre 2001 a été marquée par un mouvement de terroristes-génocidaires commettant des forfaits sur leur passage. Ainsi, 4 personnes ont été tuées à Matutu (localité située à environ 5 km du chef-lieu de la province Rutana) au cours d'une embuscade tendue à un minibus qui transportait des passagers aux environs de 16h 30. Selon nos sources, il y aurait eu beaucoup de blessés qui ont été aussitôt évacués sur l'hôpital de Rutana. Ces terroristes-génocidaires se sont ensuite dirigés vers la zone de Gitaba où ils ont tué pendant la même nuit un enseignant au collège communal de Buta (en commune Rutana) avant de poursuivre leur chemin en direction de Gitega. Rappelons que ces attaques interviennent au moment où toute la population de cette province s'était déjà rendu compte des mouvements anormaux des bandes des terrorites-génocidaires. Cela a déjà occasionné une psychose généralisée auprès des populations Tutsi, ce qui fait que la plupart de ceux-ci se dirigent chaque jour à la tombée de la nuit vers des positions militaires les plus proches.

Burundi - Société.

Des devises continuent à être volées aux domiciles de certaines personnes.

Bujumbura, le 17 octobre 2001 (Net Press). Une jeune fille du nom de Consolate Muremere vient d'être appréhendée par la police nationale pour "vol domestique". Elle est actuellement incarcérée à la prison centrale de Mpimba, après un bref séjour dans les geôles de la police judiciaire des parquets. Il lui est reproché d'avoir piqué à son patron (elle était bonne chez un agent de la société UCAR se prénommant Jean-Pierre) une somme de 900 dollars américains. Il est à noter que la jeune fille a immédiatement remis à la police, dès son arrestation, une somme de 700 US$, plus 115.000 Fbu.

Rappelons qu'il y a deux semaines, deux autres jeunes filles accusées d'avoir volé 1.000 US$ et 600 US$, avaient été elles aussi appréhendées par la police et achéminées elles aussi à Mpimba.

Pour sa part, l'opinion s'interroge sur ces vols perpétrés aux domiciles de certains citoyens. Si le vol est une infraction repréhensible par la loi, il est aussi en tort celui qui conserve de telles sommes d'argent à son domicile, car il se rend alors coupable d'opposition à la circulation de la monnaie par thésaurisation. On se rappelle d'un vol perpétré il y a quelques semaines chez un Ouest-africain; l'argent avait été retrouvé dans la voiture de l'ancien ministre de la défense ntionale, le colonel Charles Ntakije. Rappelons également l'argent (en dollars) qui avait été volé aux domiciles du ministre des finances, du vice-gouverneur de la banque centrale.

Burundi - Anniversaire.

"Il n'a rien compris celui qui a critiqué nos fleurs", s'exclame la princesse Esther Kamatari.

Bujumbura, le 17 octobre 2001 (Net Press). En date du 13 octobre 2001, le Burundi a fêté le 40e anniversaire de l'assassinat du prince Louis Rwagasore. Certains participants aux festivités de dépôt des gerbes de fleurs au mausolée du prince Rwagasore ont sérieusement critiqué la qualité des fleurs déposées par la famille Kamatari. Pour eux, cela démontrait le peu d'estime que cette famille a pour le prince assassiné.

La princesse Esther Kamatari n'a pas tardé à réagir. Selon elle, "il n'a rien compris celui qui a critiqué ces fleurs. Ce sont les plus jolies fleurs et en les plaçant sur les 'ingata' (matériel qui généralement, servait de support pour quelqu'un qui portait un fardeau sur la tête), on a voulu respecter la tradition", selon toujours la princesse Kamatari. Et d'indiquer que les fleurs que l'on dépose habituellement emballées dans des sachets sont très mauvaises pour l'environnement. En effet, a-t-elle expliqué, les fleurs s'usent mais le sachet reste, ce qui n'est pas bon pour la protection de l'environnement. Et de conclure que sa famille, contrairement à ce qui s'est dit, a beaucoup d'estime pour "ce digne fils du pays qui a été assassiné pour l'indépendance du pays".

Burundi - Politique.

M. Onésime Bugabo conteste son exclusion du parti Raddes.

Bujumbura, le 17 octobre 2001 (Net Press). Réagissant au récent communiqué de presse signé par le président du parti Raddes et selon lequel M. Onésime Bugabo était définitivement exclu des rangs de ce parti (voir "Net Press" du 15 octobre 2001), ce dernier rejette, dans un "droit de réponse" à notre rédaction, ce qu'il prend pour "des affirmations mensongères, grossières et diffamatoires" portées à son endroit. M. Bugabo, qui se prend toujours pour le "président intérimaire du Raddes", souligne qu'il ne saurait être exclu par un "prévenu", en l'occurence M. Joseph Nzeyimana, qui est "actuellement en liberté provisoire et qui a été frappé d'une incapacité qui ne l'autorise pas à engager le parti Raddes dans aucun forum reconnu par la loi burundaise".

Selon M. Bugabo en effet, M. Joseph Nzeyimana est "poursuivi pour gestion frauduleuse ayant causé un préjudice financier de 156 millions de Fbu à l'entreprise LONA". Concernant enfin le titre de secrétaire exécutif lui contesté, M. Bugabo a exhibé fièrement un "ordre de mission" signé en date du 12 juillet 2000 selon lequel le président du Raddes l'autorisait à le représenter à une session des négociations d'Arusha en tant que secrétaire exécutif.

NDLR : La rédaction prend bonne note du "droit de réponse" de M. Onésime Bugabo. Elle voudrait néanmoins lui rappeler que M. Joseph Nzeyimana a toujours représenté le parti Raddes dans tous les fora et qu'il le représente même actuellement aux pourparlers en cours qui visent la prochaine mise en place des institutions de transition. Ce n'est pas M. Bugabo tout seul qui saurait lui contester sa qualité de président et de représentant légal de ce parti alors que même le gouvernement le prend ainsi.

AVIS DE MISE EN VENTE PUBLIQUE

LA BANQUE POPULAIRE DU BURUNDI, SM PORTE A LA CONNAISSANCE DU PUBLIC QU'ELLE MET EN VENTE LE VEHICULE DONT LES CARACTERISTIQUE SONT LES SUIVANTES :

- TYPE ET MARQUE DU VEHICULE : VOITURE MERCEDES BENZ 230 E - PLAQUE : 01 BA 6833 - LIEU DE VISITE : B.P.B SIEGE - OBSERVATION : DEDOUANE.

CE VEHICULE SERA VENDU A L'ETAT OU IL SE TROUVE ET SERA VISITE A L'ADRESSE CI-DESSUS TOUS LES JOURS OUVRABLES DE 9H 00 A12H 00 ET DE 14H 00 À 17H 00.

LES PERSONNES INTERESSEES PAR CET AVIS PEUVENT REMETTRE LEURS OFFRES SOUS PLIS FERMES A LA DIRECTION GENERALE DE LA BANQUE POPULAIRE DU BURUNDI SISE ROHERO I CHAUSSEE PRINCE LOUIS RWAGASORE N° 245 C, B.P. 1780 BUJUMBURA, AVEC LA MENTION "OFFRE POUR ACHAT DU VEHICULE PLAQUE N° 01 BA 6833" AU PLUS TARD LE 26 OCTOBRE 2001.

L'OUVERTURE DES ENVELOPPES AURA LIEU DANS LES BUREAUX DE LA BANQUE POPULAIRE DU BURUNDI SIEGE LE 27 OCTOBRE 2001 À PARTIR DE 10H00.

LES SOUMISSIONNAIRES DEVRONT PAYER UNE CAUTION DE BIF 50 000 QUI SERA DEDUITE DU MONTANT À PAYER SI LE SOUMISSIONNAIRE EST RETENU. DANS LE CAS CONTRAIRE, ELLE SERA REMBOURSEE.

LE RESULTAT DU DEPOUILLEMENT SERA COMMUNIQUE PAR VOIE D'AFFICHAGE À LA BANQUE POPULAIRE DU BURUNDI SIEGE.

 

Rwanda, plus de 60.000 réfugiés rwandais (de 1994) se sont volontairement rapatriés dans leur pays d'origine entre janvier 1999 et décembre 2000.

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