NET PRESS

![]()
Burundi - Processus de paix
Le président Buyoya et le Frodebu demeurent les seuls "key players" qui comptent dans le processus d'Arusha.
Bujumbura, le 17 décembre 2001 (Net Press). Malgré les dénégations officielles des deux personnalités, le président Buyoya et le Dr. Jean Minani, sont arrivés à un "accord important", selon les déclarations de Nelson Mandela à la presse à l'issue de 3h d'intenses discussions à Johannesbourg. Il n'a cependant pas révélé le contenu de cet accord qui ne sera "rapporté qu'au (seul) gouvernement de transition, par les deux parties". Selon l'AFP, le président Buyoya est reparti de Johannesbourg "très satisfait", comme son grand partenaire, M. Minani. D'après la même agence de presse, le chef d'Etat burundais aurait ajouté que lui et Minani se sont "convenus chaque fois" qu'ils auront "des problèmes" entre eux, ils iront "consulter" Nelson Mandela.
A Bujumbura, certains se demandent pourquoi le président de la République et celui du Frodebu ne veulent pas accepter qu'ils ont conclu un accord entre eux. Les deux hommes décident seuls de la suite à réserver à "leur" processus, sans consulter personne d'autre; tous les autres "Arushiens" semblent ne plus avoir aucun mot à dire sur ce processus auquel ils sont pourtant supposés être parties prenantes et donc acteurs.
Un observateur local a même déclaré que le Burundi est désormais dirigé par Mandela (qui représente la fameuse "communauté internationale et à qui les Burundais doivent constamment faire rapport sur la conduite des affaires burundaises), Pierre Buyoya et Jean Minani. Cette analyse a été confirmée par un mécontentement sans précédent des "petits" partis à qui le président Buyoya aurait refusé 6 sièges chacun à l'assemblée nationale de transition et auxquels il ne serait prêt à "concéder" que 4 sièges. Leur mécontentement tient aussi au fait que le cercle présidentiel (et non le G7) s'opposerait à une représentation à la nouvelle assemblée nationale à hauteur de 40% de la communauté tutsi comme convenu à Arusha.
Du coup, les Tutsi ont l'impression qu'ils sont finalement le dindon de la farce dans ce processus dit de "paix" qui, aux yeux de nombreux Tutsi, veut tout accorder aux Hutu au détriment des Tutsi. Pire, personne n'est informé sur les nouveaux "accords" qui sont pourtant supposés être les garants d'une "vraie paix" pour tous les Barundi, dont certains se sont mis, de ce fait même, à penser que ce fameux vrai-faux nouvel accord ne présage rien de bon.
Ceci dit, la guerre continue dans le pays malgré l'intense activité diplomatique des deux partenaires au pouvoir en faveur d'un cessez-le-feu qui se fait décidément trop attendre. A Tenga, vendredi dernier (14 décembre 2001) aurait été "le jour le plus noir" pour l'armée burundaise, selon un officier supérieur de cette même armée cité par l'AFP. Selon lui en effet, le commandant du camp Gatumba, le major Augustin Birwakanyange, un lieutenant, un commandant de compagnie et 12 autres soldats ont trouvé la mort ce jour-là. Les autorités du ministère de la défense nationale avaient pourtant laissé entendre, il y a quelques jours, que l'armée nationale était en train de procéder aux dernières opérations de nettoyage dans ce fief des terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl.
Burundi - Assemblée nationale.
La campagne pour la présidence de l'assemblée nationale bat son plein ...
Bujumbura, le 17 décembre 2001 (Net Press). Dans son édition du 11 décembre 2001, la rédaction avait donné l'identité des 4 personnes qui briguent la présidence de l'assemblée nationale de transition, à savoir MM. Jean Minani, Frédéric Bamvuginyumvira, Augustin Nzojibwami et Christian Sendegeya. Toutes ces personnes ont un dénominateur commun, celui d'appartenir au Frodebu, parti accusé par les Tutsi d'avoir conçu, planifié et exécuté un génocide contre eux à partir de 1993. MM. Jean Minani, Augustin Nzojibwami et Christian Sendegeya ont des dossiers judiciaires à leur charge. Pour leur part, MM. Nzojibwami et Bamvuginyumvira ont le mérite d'être restés au pays durant toute la crise qui a secoué le pays, les autres ayant pris le large pendant au moins cinq ans. On trouve donc d'emblée que toutes ces personnes sont différemment perçues dans l'opinion. Selon des informations non encore confirmées, MM. Nzojibwami et Sendegeya auraient retiré leurs candidatures à ce poste et il ne reste que les deux autres "poids lourds" de l'aile dure du Frodebu.
Selon des informations émanant des sources proches du parlement de Kigobe, M. Bamvuginyumvira est considéré comme le plus présentable. Et de rappeler l'appel lancé par Minani à partir de Kigali pour donner le coup d'envoi de l'extermination des Batutsi (qui se poursuit toujours, mais au compte-gouttes). Les mêmes informations précisent que quand Minani a failli être élu président de l'assemblée nationale au mois de décembre 1994, l'opinion publique s'est révoltée et le concerné a été contraint de renoncer à ce poste tant convoité au profit de Léonce Ngendakumana. En outre, selon toujours la même opinion, il a créé en exil, en collaboration avec Christian Sendegeya, des milices génocidaires qui tuent jusqu'à présent des personnes innocentes au Burundi.
De son côté, M. Bamvuginyumvira a terminé ses études en 1993 à l'université du Burundi et était enseignant à Muyinga quand le génocide a débuté. Selon des analystes, il doit assumer la lourde responsabilité de son parti politique mais il est "individuellement propre". Selon certains observateurs de la scène politique burundaise, l'ancien premier vice-président du partenariat, pour avoir été associé de près à la gestion du pays pendant plus de 3 ans, a une vision beaucoup plus réaliste et un sens de l'Etat. Ce qui lui permettrait de diriger l'assemblée nationale à la satisfaction d'une grande majorité de parlementaires et de Burundais en transcendant les clivages ethniques habituels, contrairement à Jean Minani qui a été absent du pays pendant plus de 5 ans et qui semble quelque peu décalé des réalités actuelles du terrain.
Burundi - ONG.
Le nouveau patron du CICR au Burundi rencontre les responsables des média publics et privés ...
Bujumbura, le 17 décembre 2001 (Net Press). Le nouveau chef de délégation du CICR Burundi s'appelle Christophe Beney. Il vient remplacer M. Cedric Piralla qui vient d'achever son mandat. Les deux hommes, accompagnés de leurs conseillers, ont rencontré ce dimanche 16 décembre 2001, les responsables des médias publics et privés dans un cadre relâché. Ils ont manifesté leur intention de collaborer avec la presse burundaise car le CICR et la presse font tous deux le terrain, selon lui. Ils ont indiqué que cette ONG a une bibliothèque qui est grandement ouverte aux hommes de la presse. M. Cédric Piralla a indiqué qu'il a appris beaucoup du Burundi, par la presse notamment, durant les deux ans qu'il vient d'y passer.
Les représentants des journalistes ont vivement salué cette initiative du CICR. Ils ont souhaité la bienvenue au Burundi au nouveau chef de délégation. Ils ont à leur tour assuré leur disponibilité à collaborer avec le CICR et ont promis de visiter sa bibliothèque le plus tôt et le plus possible. Cette rencontre a été possible grâce à l'appui technique de Christa Rottensteiner (déléguée à la communication) aidée par deux Burundais travaillant au CICR à savoir Gilbert Niyonkuru et Philippe Kabugubugu.
Burundi - Sécurité.
L'armée nationale mène des opérations contre des terroristes génocidaires à Bubanza.
Bubanza, le 17 décembre 2001 (Net Press). Selon des sources sur place à Bubanza, l'armée nationale mène actuellement des opérations contre les terroristes génocidaires qui se sont repliés sur Bubanza. Le premier groupe de ces tueurs en provenance de RDC s'est installé ce 15 décembre 2001 sur la chaîne de montagne de Zina, ce qui a occasionné la fuite des populations de cette région vers les secteurs de Muramba, Gitanga, et Nyakabanda.
Le deuxième groupe de ces criminels en provenance de la localité de Tenga (Bujumbura rural) où ils venaient d'essuyer des déroutes, s'est installé dans les localités de Ngara, Muramba et Buvyuko en commune Bubanza et à Masha en commune de Mpanda. Ce qui leur a permis de commettre de nombreux forfaits dans cette province.
Rappelons que ces criminels ont tué ce 13 décembre 2001, deux personnes au chef- lieu de la province où ils allaient récupérer de l'argent chez un de leurs frères d'armes.
Burundi - Malversations.
La COSYBU réclame une commission d'enquête parlementaire sur la gestion de l'INSS.
Bujumbura, le 17 décembre 2001 (Net Press). Alors que le parlement de Kigobe poursuit sa session extraordinaire destinée essentiellement au vote de la loi budgétaire pour l'exercice à venir, la principale centrale syndicale du Burundi, la COSYBU, vient d'écrire au président de l'assemblée nationale pour lui demander de désigner une commission d'enquête parlementaire sur la gestion de l'institut national de sécurité sociale (INSS). Car, selon le président de la COSYBU, le Dr. Pierre-Claver Hajayandi, l'INSS s'achemine lentement mais sûrement vers la banqueroute à cause d'une "très mauvaise gestion", comme l'aurait récemment attesté, d'après lui, une mission de l'inspection générale des finances. Pour lui donc, il n'est pas question de laisser s'écrouler une entreprise publique d'intérêt aussi capital pour tous les Barundi.
Rappelons que la dernière fois que la même centrale syndicale avait fait état de cette affaire, le directeur général de l'INSS, le colonel Léonce Ndihokubwayo (aujourd'hui en tournée à l'intérieur du pays) avait déclaré qu'il ne s'agit que d'une affaire d'une seule personne, en l'occurrence le Dr. Pierre-Claver Hajayandi, mécontent, selon lui, d'avoir été chassé de l'INSS. Pour sa part, l'actuel patron de la COSYBU estime qu'il agit poussé par amour patriotique et qu'il parle au nom du personnel de l'INSS qui est, à ses yeux, muselé et ne saurait rien dire, "tant il craint son colonel de directeur général".
L'Amicale des Anciens de l'Université de Louvain (UCL et KUL) invite tous les anciens à une conférence-débat qui sera animée par Madame Françoise NGENDAHAYO, Ministre de la Réinsertion et de la Réinstallation des Déplacés et des Rapatriés, sur le thème "Le T.P.I.R. : pourquoi ? Comment ?" le jeudi le 20 décembre 2001 à 19 heures à l'Entente Sportive. L'entrée est gratuite.
La Compagnie Air Burundi met en vente aux enchères une voiture dont les caractéristiques sont les suivantes :
Marque : Renault Type : Laguna Année de fabrication : 1995 Châssis : VFIB 56NK 512 708532 Plaque : 01 BA 1170
La voiture est dédouannée et en règle de paiement au niveau du Département des impôts. Elle peut être visitée tous les jours ouvrables dans les enceintes de Air Burundi de 8h à 12h et de 14h à 17h 30.
Cette vente aux enchères aura lieu dans les enceintes de Air Burundi, sise avenue du Commerce n°40, le 12/12/2001 à 10h.
Les personnes désireuses de participer à ces enchères doivent payer une caution de cinquante mille francs (50.000 Fbu) à la caisse de Air Burundi avant le 21/12/2001 à 17h 30.
La caution sera restituée aux personnes non adjugées après la séance des enchères. Quant à la personne adjugée, elle dispose de quatre jours ouvrables maximum pour payer le montant adjugé. La caution sera décomptée dans son paiement et en cas de désistement, la caution sera absorbée.
![]()