Bref aperçu sur l’économie burundaise
Le Burundi est un pays à vocation agricole et plus de 90%
de la population habitent le monde rural. L’explosion démographique pèse
lourdement sur l’espace agricole et conduit à l’atomisation des terres et aux
problèmes de promiscuité. Les activités pastorales se trouvent ainsi limitées
suite à l’extension du domaine cultivé qui empiète sur le domaine pâturé.En
outre, l’insuffisance des revenus tirés du secteur primaire est partiellement
compensée par les profits réalisés dans les domaines secondaire et tertiaire.
Malheureusement, l’industrialisation, les échanges et le tourisme sont encore
au stade embryonnaire.
A . L’agriculture.
L’agriculture burundaise ne parvient même pas à
satisfaire les besoins alimentaires de la population. Autant dire que les
périodes de soudures caractérisées par de courtes famines s’observent sur tout
le territoire national. C’est une agriculture extensive, de subsistance. La
moitié des terres exploitées reste consacré aux cultures vivrières notamment
les tubercules, les légumineuses, les céréales et les fruits. Tandis que les
cultures industrielles n’occupent que 2%des terres cultivées. Parmi les
cultures de rente; le café, le thé, et le coton rapportent la grande part des
devises aux pays.
B. L’Élevage.
La mentalité paysanne de la population burundaise devient
un obstacle majeur à l’activité pastorale qualitative. Le prestige social
de disposer d’un grand nombre de cheptel animal mal entretenu reste une
préoccupation de l’éleveur burundais. Toutefois, des efforts d’amélioration de
la race bovine par croisement ou par insémination artificielle sont vulgarisés
à travers tout le pays. Ainsi, des centres vétérinaires et des projets
d’élevages multiplient de nouvelles races Jersey et Sahiwal.
C.La pêche.
L’activité de pêche se pratique exclusivement sur le Lac
Tanganyika. L’on déplore l’étroitesse de l’étendue des Eaux territoriales du
Burundi et les moyens rudimentaires alloués à la pêche. Trois sortes de pêche
s’exercent au Burundi:
1.La pêche coutumière avec des pirogues.
2. La pêche artisanale avec des catamarans.
3. La pêche industrielle par certaines unités de pêche.
La quantité des prises ne couvre pas tous les besoins alimentaires de la
population. Aussi, le manque de matériel de conservation et d’usine de
traitement du poissonnepermet pas son transport sur une longue distance.
D. L'industrialisation.
Si le Burundi demeure sous- industrialisé et talonné par
presque tous les pays c’est que des raisons militent à sa défaveur. L’on citerait
l’insuffisance des recherches dans le secteur minier et énergétique, l’absence
totale d’une technologie industrielle adaptée, le manque de capitaux et
l’insuffisance de cadres qualifiés
1° Les sources minières.
L’insuffisance des recherches et l’absence d’une carte minière
poussent les chercheurs et politiciens burundais à se résigner à l’affirmation
non vérifiée que le sous-sol burundais est pauvre. Seuls les gisements de la
Colombo-tentalite, la Cassitérite et l’Or sont actuellement localisés et exploités
à ciel-ouvert. On entrevoit aussi l’exploitation du gisement nickélifère de
Musongati et de Waga mais les moyens techniques font encore défaut. Il est à
souligner que le Burundi est un prolongement de la structure morphologique
congolaisequi normalement devrait regorger une multitude de gisements
miniers à l’instar due la R.D.C.
2° L’énergie
Le potentiel hydroélectrique est trop rependu au Burundi.
Cette énergie est fournie à partir des centrales. Hydroélectriques
installées sur les rivières RUVUBUet NDURUMU au centre-Est du pays, sur la
Mugere et sur la Rusizi à l’Ouest, sans oublier la centrale de RWEGURAau Nord.
Aussi, l’exploitation de la tourbe dans la région de RYANSORO et la production
du BIOGAZ dans certains centres vétérinaires viennent compléter
l’hydroélectricité.
3° Types d’industries
Au Burundi, l’industrie est au stade naissant, Quelques
usines alimentaires se trouvent disséminées dans la ville de Bujumbura. L’on
citerait la Brasserie et limonaderie de Bujumbura , la laiterie, le complexe
textile de Bujumbura ( COTEBU), la COGERCO, LOVINCO la VERRUNDI,....sans
oublier la sucrerie Mosso et les usines à thé échelonnées le long de la crête.
Des problèmes subsistent tels que: l’exiguïté de marché d'écoulement; le faible
pouvoir d’achat de la population et le manque d’une politique de
décentralisation.
E. Les échanges
Le Burundi est un pays enclavé qui, pour exporter ou importer
doit emprunter les voies des pays ayant une auverture sur l’Océan d’où : -Le
Corridor Nord (Buja-Kigali-Ouganda-Kenya)
-
Le corridor central ( Bujumbura
-Kobero-Dodoma-Dar-es-salam
-
Le corridor Est( Bujumbura-Kigoma
-Tobora-Dar-Es-sal)
- Le corridor Sud (
Bujumbura-Mpurungu-Mozambique
-
Le Corridor Ouest (Bujumbura-Kassai-Matadi-Océan
Atlantique)
Les partenaires Commerciaux restent l’Union européennes la
chine, le Japon, le Proche-Orient, l’Afrique et le Moyen -Orient). La balance
Commerciale est déficitaire puisque le Burundi importe la totalité des biens
manufacturés et n’exporte qu’une infinie quantité de produits agricoles le café
et le thé).
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