RUGAMBA-NET PRESS

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FONDATION HIRONDELLE - AGENCE DE PRESSE HIRONDELLE A ARUSHA
POURPARLERS DE PAIX INTERBURUNDAIS
NEWS DU 25 NOVEMBRE 2000

LES NEGOCIATEURS BURUNDAIS ACCUSES DE TERGIVERSATIONS

 

Arusha, 25 novembre 2000 (FH) - Le représentant du médiateur dans la crise burundaise s'est déclaré déçu face au manque de progrès constaté depuis la signature de l'accord de paix du 28 août dernier.

Le Tanzanien Mark Bomani, qui représente le médiateur dans la crise burundaise, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, a lancé samedi un appel aux dix-neuf parties signataires de l'accord de paix pour le Burundi pour qu'elles s'entendent sur certains points saillants encore en suspens, le plus rapidement possible. "La période entre votre dernière rencontre (le 29 septembre) et aujourd'hui semble n'avoir pas produit les résultats escomptés" a déclaré Mark Bomani à l'ouverture d'une session de pourparlers qui devrait être clôturée mercredi.

  "Les deux points principaux concernant l'arrêt des hostilités et la gestion de la période de transition n'ont pas été résolus. Même là où l'on attendait une action rapide, il y a encore beaucoup de tergiversations!", a-t-il dit.

Nelson Mandela est attendu à Arusha dimanche. Il va inaugurer le comité de suivi de l'application de l'accord (CSA) lundi matin.

  Le représentant du médiateur a regretté qu'il n'y a eu guère de progrès sur la suspension des hostilités, malgré des pourparlers en Afrique du Sud auxquels ont été conviés les groupes rebelles dissidents, le CNDD-FDD et le FNL.

Ces groupes n'ont pas été impliqués dans le processus de négociation de l'accord d'Arusha, mais ils ont eu des entretiens séparés avec le médiateur.

Mark  Bomani a rappelé que lors du sommet de Nairobi le 20 septembre dernier, les chefs d'Etat de la région avaient donné  un délai de trente jours aux groupes armés, afin qu'ils s'entendent sur "l'arrêt ou tout au moins la suspension des hostilités."

"Aucun progrès n'a été encore réalisé, bien que le délai fixé soit déjà dépassé" a poursuivi Mark Bomani. "J'espère cependant que ceux-là même qui sont impliqués dans ces efforts se rendent compte qu'une solution doit être

trouvée rapidement avant que la patience du peuple burundais, de la région et de la communauté internationale ne s'épuise", a-t-il fait remarquer.

Le représentant du médiateur a indiqué que la région devra réexaminer bientôt cette situation. "J'espère donc que vous tous, ferez tout votre possible pour encourager les parties concernées à aborder le sujet avec plus de sérieux".

Mark Bomani a en outre souligné que les parties en négociations n'avaient pas réussi à résoudre la question du leadership de la transition et un certain nombre d'autres problèmes. Il a également déploré le fait que l'assemblée nationale n'a pas encore ratifié l'accord de paix.

"Je crois que bien d'observateurs ne comprennent pas, sont même déçus de ce retard inexplicable. En effet, il y en a qui se demandent pourquoi l'on devrait faire pression sur les groupes armés pour décider de la cessation des hostilités, alors que les responsables politiques qui ont négocié et signé l'accord ne montrent aucun compromis convainquant", a-t-il dit.

Mark Bomani a enfin demandé aux négociateurs de s'entendre rapidement sur l'ordre du jour des pourparlers, en évitant de tergiverser. "Comme je l'ai plusieurs fois répété, il est irréaliste de viser la perfection. L'accord continuera à être amendé ou modifié au fur et à mesure. Ce dont vous avez besoin pour commencer, c'est un document de base qui dure" a-t-il souligné.


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