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FONDATION HIRONDELLE - AGENCE DE PRESSE HIRONDELLE A ARUSHA
POURPARLERS DE PAIX INTERBURUNDAIS
NEWS DU 21 MARS 2001
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BURUNDI - NEGOCIATIONS.

LES OPPOSANTS A BUYOYA GAGNENT LE SOUTIEN DE DEUX AUTRES PARTIS.


Arusha, le 21 mars 2001 (FH). Deux autres partis pro-tutsi, l'ABASA et le PSD, ont rallié mardi le camp des partis soutenant la candidature de l'ancien ministre de l'intérieur, le Colonel Epitace Bayaganakandi à la présidence de la première phase de la transition au Burundi.

Au sein des dix partis pro-tutsi (G10), l'actuel président Pierre Buyoya n'est plus soutenu que par son propre parti, l'UPRONA, tandis que le PARENA de l'ancien président Jean-Baptiste Bagaza maintient la candidature de Bagaza. Le secrétaire-général du PARENA, Rémy Nkengurutse, a indiqué à Hirondelle que "ce candidat [Bayaganakandi] n'est pas le mieux indiqué pour diriger le Burundi pendant la période de la transition".

Le PSD a rejoint cette famille du G6 à la suite d'une communication téléphonique de son comité exécutif à Bujumbura, qui a donné l'ordre au vice-président du parti, Daniel Ngendakuriyo, d'endosser la candidature de Bayaganakandi. Cette décision du comité exécutif du PSD a été perçue comme un "coup d'état" contre son président Godefroid Hakizimana, qui a déclaré mardi soir soutenir toujours l'actuel président Pierre Buyoya. L'ABASA avait auparavant soutenu son propre président, l'ambassadeur Térence Nsanze. Six des sept partis pro-hutu du G7, qui avaient déjà annoncé leur soutien à la candidature de Domitien Ndayizeye ont déclaré mardi soir qu'ils le soutiennent en tant que "Vice-Président de la République du Burundi pendant la première période de dix-huit mois de la transition et Président de la République du Burundi pendant la deuxième période de dix-huit mois de la transition". Le CNDD de Léonard Nyangoma a déclaré quant à lui ne pas soutenir la candidature de Ndayizeye à cause de ce qu'il appelle "une vision différente des choses", mettant plutôt la priorité sur la réforme de l'armée.

Lors d'un sommet à Arusha le 26 février, les chefs d'Etat de la région ont soutenu une proposition du médiateur dans le conflit burundais, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, qui consistait à diviser la période de transition en deux phases de dix-huit mois, la première devant être dirigée par un président tutsi avec un vice-président hutu, et vice-versa pendant la deuxième période. Le sommet a recommandé que le candidat tutsi soit désigné par le G10 et le candidat hutu par le G7.

Un communiqué de presse de la Facilitation daté du 20 mars précise que "le rapport final des deux groupes sera transmis au prochain sommet régional qui devrait se tenir prochainement". Les représentants des partis signataires de l'accord de paix devraient quitter Arusha mercredi.

Les travaux de la Commission de Suivi et de l'Application de l'accord (CSA), au sein duquel tous les partis sont représentés, vont continuer jusqu'à samedi.

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