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COMMUNIQUE
DE PRESSE N° 2/2001
CONTRE
L'EMPRISONNEMENT DES JOURNALISTES
Depuis
lundi 12 mars 2001, le journaliste de radio BONESHA FM, Gabriel NIKUNDANA est détenu
par la police présidentielle dans ses cachots situés dans les enceintes-mêmes
de ce département de la Présidence de la République. Jeudi matin, son collègue
Abbas MBAZUMUTIMA a également été interpellé par la même police. Le patron
de RADIO BONESHA FM, Monsieur Antoine NTAMIKEVYO a également subi des harcèlements
de la même police…
Le
pouvoir en place reprocherait à ces journalistes d'avoir diffusé un entretien
avec un des chefs de l'organisation génocidaire qui bombardait les populations
civiles de Cibitoke et Ngagara et exterminait les populations de Kinama, il y a
quelques jours.
Le
Parti UPRONA dénonce et condamne sans réserves ces pratiques ainsi que les
tortures morales et physiques qui les accompagnent.
Le
Parti UPRONA rappelle à l'opinion nationale et internationale que le pouvoir en
place, dominé par les organisations racistes et génocidaires, n'a aucun
reproche à formuler contre ces journalistes.
C'est
ce même pouvoir en effet qui a propulsé les organisations racistes et génocidaires
sur la scène mondiale en les décrétant piliers incontournables des
institutions de l'Etat burundais.
La
presse mondiale couvre en permanence l'actualité et les évènements créés
quotidiennement par le pouvoir en place qui en a fait des partenaires privilégiés.
Pierre
BUYOYA est allé lui-même personnellement rencontrer officiellement un de ces
leaders des organisations racistes et génocidaires à Libreville.
La
RTNB a diffusé il n'y a pas longtemps des reportages où les chefs des
organisations racistes et génocidaires avaient la part belle sur ce réseau
gouvernemental. Une de ces émissions a été diffusée le jour où l'on procédait
aux funérailles d'une de leurs victimes, le Colonel Stanislas MANDI!
Le
Parti UPRONA exige la libération immédiate et sans conditions des journalistes
Gabriel NIKUNDANA et Abbas MBAZUMUTIMA: ils sont détenus arbitrairement et dans
des conditions inhumaines par la police présidentielle.
FAIT
A BUJUMBURA LE 16/3/2001
LE
PRESIDENT DU PARTI UPRONA
Charles
MUKASI
