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Ligue Burundaise des Droits de l'Homme
SEMINAIRE FIDH - ITEKA
BURUNDI – JUSTICE Le gouvernement
burundais est appelé à ratifier les conventions internationales relatives à
la justice : Itek@,
28 juillet 2002 – Les travaux du séminaire sur la justice
internationale et nationale organisé depuis le 22 juillet à Bujumbura
par la Ligue Burundaise des Droits de l’Homme, ITEKA et la
Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, (FIDH)
ont pris fin le 26 juillet dans l’après-midi.
Les
responsables politiques, les magistrats et les membres de la société
civile qui participaient au séminaire ont exprimé une série de
recommandations.
Ils ont
déploré l’impossibilité de la justice burundaise à affronter des
dossiers implicant certains responsables politiques. Ils ont ainsi
recommandé au gouvernement burundais de ratifier les conventions
internationales relatives à la justice tel que le statut de Rome
créant la cour pénale internationale. Les dirigeants burundais ont
été invités à ne pas recourir aux immunités, à l’amnistie des
criminels et aux pratiques qui font la promotion de l’impunité
discriminatoire. D’après
le Président de la Ligue Iteka, M. Pie Ntakarutimana, cela ne ramène
pas la paix durable. C’est une façon de se voiler la face en disant
qu’on recherche la paix. Les
participants ont en outre plaidé pour la réparation des victimes du
conflit burundais. L’indemnisation des victimes doit être payée par
les auteurs de ces crimes ou par la saisie de leurs biens. Concernant
les crimes commis par des agents de l’Etat, celui-ci doit indemniser
les victimes par le principe de la continuité de l’Etat. L’Etat est
le garant d’exécution de la réparation au cas où les auteurs ne
sont pas indentifiés ou ne sont pas solvables. Une taxe de réparation
devait être imposée obligatoirement ou volontairement à toute la
population ou à des groupes spécifiques pour financer ces fonds de
réparation. Concernant
la mise sur pied de la commission « Vérité
réconciliation » chargée de mener l’investigation sur le
passé du pays et de proposer des mesures de réconciliation, les
participants au séminaire ont estimé que la commission ne peut pas
être fonctionnelle tant que la guerre continue. Les séminaristes ont
en outre demandé, en cas de mise sur pied de cette commission, que l’on
veille à ce que la commission compte un grand nombre de politiciens
parce que l’expérience montre que les hommes politiques burundais se
soucient moins de l’intérêt général. Ils ont proposé que la
commission soit constituée par des personnes intègres de la base au
niveau des collines, des communes et de provinces. D/NF Ces nouvelles sont disponibles sur le site internet de la Ligue ITEKA http://www.ligue-iteka.bi Retour à la page des nouvelles
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