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REPUBLIQUE
DU BURUNDI
PARTI
UPRONA
B.P.1810-Tél.(257)22.89
BUJUMBURA
COMMUNIQUE
DE PRESSE N°003/2001
1.
Le Parti UPRONA rappelle encore une fois que les bandes des terroristes génocidaires
FDD et FNL continuent à semer la désolation
dans certaines provinces du pays.
Ils
se livrent comme à l’accoutumée à des actes honnis par la morale
universelle à l’encontre des populations civiles innocentes. Comme
d’habitude ils tuent, brûlent, rancànnent, détruisent
des infrastructures communautaires.
1° Le
28 août 2000, ils
n’ont pas
daigné répondre
au rendez-vous historique de la signature de l’Accord de Paix.
2 ° Le 20 septembre 2000,
ils ont tourné le dos aux Chefs d’Etat de
l’Initiative Régionale de Paix sur
le Burundi
qui ont
dû leur donner un
ultimatum de
30 jours.
Pour toute réponse,
ce fut l’intensification des violences contre les populations civiles innocentes.
3° Le 26 février
2001, les
mêmes groupes de tueur ont boycotté le
sommet des Chefs d’Etat de
l’Initiative Régionale de
Paix sur
le Burundi qui, en toute magnanimité,
a accordé au
Vice-Président sud-africain un délai de 30 jours pour
les ramener à
la raison.
4° Le rendez-vous du 28 mars 2001 à Libreville qui devait couronner
les efforts du Vice-Président Jacob
ZUMA vient
de tourner
court, vraisemblablement à
cause de l’intransigeance
des groupes terroristes.
3.
Le Parti UPRONA est
étonné que
face à
ce comportement inadmissible des groupes
terroristes qui ont opté pour l’escalade de la violence, la médiation
tanzanienne s’évertue à
vouloir faire convoquer un sommet pour la désignation du leadership de la
transition, comme si cela pouvait
mettre fin au long calvaire du peuple burundais.
4.
Nous pensons, quant, à
nous, qu’il
est temps
que la Facilitation,
les pays de
l’Initiative Régionale de
Paix sur le Burundi
ainsi que toute la Communauté
Internationale, constatent avec
nous que les groupes terroristes FDD et FNL ont opté pour l’intensification
de la violence aveugle
contre les poupulations civiles innocentes.
5.
En conséquence,
le Parti
UPRONA demande à la
Facilitation, les pays de la Région et à la Communauté
Internationale de tout mettre en oeuvre, conformément aux recommandations du
Conseil de Sécurité des Nations
Unies pour qu’un sommet
soit convoqué en vue d’appliquer
l’article
2 de l’Accord d’Arusha
pour la
Paix et
la Réconciliation
au Burundi
à savoir
"démobiliser, désarmer et le cas échéant, arrêter, détenir les
membres de ces groupes armés, et
en outre de
prendre toutes les mesures appropriées
contre toute partie qui encourage
ou soutient de telles activités".
Fait
à Bujumbura, le 29 mars 2001
Prof.
Luc
RUKINGAMA,
PRESIDENT DE L’UPRONA
