RUGAMBA-NET PRESS

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REPUBLIQUE DU BURUNDI

PARTI UPRONA

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BUJUMBURA

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°003/2001

 

1. Le Parti UPRONA rappelle encore une fois que les bandes des terroristes génocidaires FDD et FNL continuent à semer la désolation dans certaines provinces du pays.

Ils se livrent comme à l’accoutumée à des actes honnis par la morale universelle à l’encontre des populations civiles innocentes. Comme d’habitude ils tuent, brûlent, rancànnent, détruisent des infrastructures communautaires.

  2. Il nous nous revient aussi de constater que ces groupes terroristes sont devenus intraitables et se sont donné pour mission de narguer le médiateur Nelson Mnandela, Son Excellence Jacob Zuma, Vice-Président de la République sud-africaine, leurs Excellences les Chefs d’ Etat de la Sous-Région ainsi que toute la Communauté Internationale.

  L’on se souviendra en effet que : 

              Le  28  août  2000, ils  n’ont  pas  daigné   répondre  au  rendez-vous historique de la signature de l’Accord de Paix.

            2 °  Le 20 septembre 2000, ils ont tourné le dos aux Chefs d’Etat de         l’Initiative Régionale de  Paix  sur  le  Burundi  qui  ont    leur donner  un  ultimatum   de  30  jours.  Pour toute réponse, ce fut  l’intensification des violences contre les populations civiles innocentes.

             3° Le  26  février  2001,  les  mêmes groupes de tueur ont boycotté le    sommet des Chefs d’Etat  de l’Initiative Régionale  de  Paix  sur  le  Burundi  qui, en toute magnanimité, a accordé  au  Vice-Président   sud-africain un  délai  de 30 jours  pour les  ramener à  la  raison.

              4° Le rendez-vous du 28 mars 2001 à Libreville qui devait couronner les efforts du Vice-Président  Jacob  ZUMA  vient  de  tourner court,   vraisemblablement  à  cause  de l’intransigeance des groupes terroristes.

 3. Le  Parti  UPRONA  est  étonné  que  face  à  ce  comportement inadmissible  des  groupes  terroristes qui ont opté pour l’escalade de la violence, la médiation  tanzanienne  s’évertue à vouloir faire convoquer un sommet pour la désignation du leadership de la transition, comme  si cela pouvait mettre fin au long calvaire du peuple burundais.

 4. Nous  pensons,  quant,  à  nous,  qu’il  est  temps  que  la Facilitation,  les pays  de  l’Initiative Régionale  de  Paix sur le  Burundi  ainsi que  toute la Communauté Internationale,  constatent avec nous que les groupes terroristes FDD et FNL ont opté pour l’intensification de la violence aveugle contre les poupulations civiles innocentes.

 5. En  conséquence,  le  Parti  UPRONA  demande à la Facilitation, les pays de la Région et à la Communauté Internationale de tout mettre en oeuvre, conformément aux recommandations du Conseil de Sécurité  des Nations Unies  pour qu’un  sommet soit  convoqué en vue d’appliquer l’article  2  de  l’Accord   d’Arusha   pour  la   Paix  et  la  Réconciliation  au   Burundi  à  savoir  "démobiliser, désarmer et le cas échéant, arrêter, détenir les membres de ces groupes armés, et  en  outre de  prendre toutes les  mesures  appropriées contre  toute partie qui encourage ou soutient de telles activités". 

 

                                                                        Fait à Bujumbura, le 29 mars 2001 

                                                                                    Prof. Luc RUKINGAMA, 

                                                                            PRESIDENT DE L’UPRONA  

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