Aujourd'hui, nous sommes le

 
 

 

Dépêches antérieures

Burundi - Sécurité13 février 2018
|Fouille-perquisition dans la zone de Cibitoke

Burundi - Sécurité 12 février 2018
|Une personne tuée à Bukeye

Burundi - Rca - Sécurité10 février 2018
|Encore des grognes dans l’armée burundaise

Burundi - Sécurité 9 février 2018
|Quand la justice populaire refait surface !

Burundi - Sécurité8 février 2018
|Deux policiers trouvent la mort dans un accident de roulage

Burundi - Sécurité 7 février 2018
|Des crépitements d’armes entendus à Cibitoke

Burundi - Sécurité6 février 2018
|Accident mortel dans la province de Cankuzo

Burundi - Sécurité 5 février 2018
|Une personne tuée à Marangara en province de Ngozi

Burundi - Rdc - Sécurité3 février 2018
|"Trente-quatre présumés miliciens Yakutumba extradés du Burundi vers la RDC", dixit Rfi

Burundi - Sécurité2 février 2018
|Un homme se donne la mort à l’Est du pays

Burundi - Sécurité1er février 2018
|Deux personnes tuées dans un accident de roulage

Burundi - Sécurité 31 janvier 2018
|Des combattants Mai Mai signalés sur le territoire burundais

Burundi -Sécurité30 janvier 2018
|Feu au ministère de l’environnement

Burundi - Sécurité 29 janvier 2018
|Une personne tuée par un administratif de Karuzi

Burundi - Sécurité - Santé27 janvier 2018
|Un Congolais réfugié à Rumonge décède

Burundi - Sécurité26 janvier 2018
|Deux filles soupçonnées d’infanticide aux mains de la police à Gihanga

Burundi - Sécurité 25 janvier 2018
|Des corps sans vie retrouvés un peu partout

Burundi - Sécurité - Justice 24 janvier 2018
|Une peine lourde requit contre les malfaiteurs se servant des armes blanches

Burundi - Sécurité 23 janvier 2018
|Une personne tuée et une autre blessée lors d’un accident de roulage

Burundi - Sécurité 22 janvier 2018
|Une personne tuée et trois blessées suite aux pluies torrentielles

Burundi - Sécurité 20 janvier 2018
|Une pluie torrentielle occasionne seize maisons détruites dans Mutimbuzi

Burundi - Sécurité19 janvier 2018
|Disparu depuis une semaine, une famille se met à la recherche de son fils

Burundi - Sécurité18 janvier 2018
|Un homme soupçonné d’avoir assassiné son épouse appréhendé

Burundi - Sécurité 17 janvier 2018
|Un avion échappe de justesse à un crash à Bujumbura

Burundi - Sécurité16 janvier 2018
|Découverte d’un cadavre dans un caniveau de la zone Buyenzi

Archives

 

 

 



Burundi -Sécurité

Feu au ministère de l’environnement

30 janvier 2018

Bujumbura, le 30 janvier 2018 (Net Press) . Il était midi et 30 minutes quand, à partir de leur bureau, les reporters de Net Press ont entendu les sirènes d’un camion extincteur de la police, se dirigeant précipitamment vers la Cathédrale Regina Mundi. Sortis de leur bureau, ils ont vu une fumée noire en l’air dans les parages de cette église et ils ont dépêché un parmi eux qui s’est rendu sur les lieux.

A son arrivée, il a constaté que ce n’était pas la Cathédrale qui était en difficultés, mais plutôt un appartement du ministère de l’environnement, derrière l’église, qui sert de stock- magasin, qui a pris feu. C’était également la direction générale de l’Ecosat logée au ministère de l’environnement qui a vu ses bureaux attaqués par l’incendie. Selon des fonctionnaires de ce ministère qui prenaient une pause, ce stock-magasin contenait des archives des parcelles de la ville de Bujumbura.

Sur place, il était difficile de connaître les dégâts causés par cet incendie car des éléments de la police, fortement présents, ont empêché tout accès audit ministère. A un certain moment, ils ont repoussé non sans violence les foules, devenues de plus en plus nombreuses, jusqu’au boulevard du Japon, sur la route goudronnée.

C’est à ce moment que notre reporter a trompé la vigilance des policiers en entrant à l’institut des sciences agronomiques du Burundi, Isabu, tout proche. Les fonctionnaires ont indiqué à notre reporter qu’à partir de leur bureau, ils ont vu le feu monter dans la salle du magasin. Contacté par la rédaction, un cadre de ce ministère a indiqué que le feu a attaqué les bâtiments en provenance du compteur de la Regideso. Malgré l’intervention rapide de la police de protection civile, d’après toujours notre interlocuteur, le feu n’était pas encore maîtrisé vers 14 heures et que plusieurs archives ont été réduites en cendres.

Burundi - Information

Quand les désirs deviennent une fausse information !

Bujumbura, le 30 janvier 2018 (Net Press) . Dans l’après-midi d’hier, des rumeurs les plus folles circulaient sur les réseaux sociaux, annonçant la mort certaine du général Cyrille Ndayirukiye, n° 2 du réseau putschiste de 2015, aujourd’hui sous les verrous dans la province de Gitega.

Après vérification de l’information, l’on a constaté que l’information est fausse et que le détenu en question ne souffre d’aucune maladie. Cette information erronée rappelle une autre qui faisait état du décès du journaliste Innocent Muhozi au Rwanda alors que là aussi, c’était un pur désir de ses détracteurs.

Burundi - Politique

A l’approche des rendez- vous, l’opposition dans la peur-panique

Bujumbura, le 30 janvier 2018 (Net Press) . A l’approche des élections de mai 2018 quand la population burundaise va dire oui ou non à la retouche de la constitution du rendez-vous de 2020, les membres de l’opposition burundaise sont toujours inquiétés par la mouvance présidentielle, la police et la justice. Des éléments de la coalition Amizero y’Abarundi sont toujours traqués et emprisonnés avec accusations à charge : " Atteinte à la sécurité intérieur de l’Etat ".

Des sources de Kirundo (Nord du pays) indiquent que lors de la fête de la Saint Sylvestre, une bagarre a éclaté entre les membres de la ligue des jeunes du parti présidentiel (Imbonerakure) et les membres du Fnl, aile d’Agathon Rwasa. Jusqu’à présent, seuls les membres proches de Rwasa sont inquiétés par la justice et les Imbonerakure qui ont partageaient le même délit se la coule douce. « Serait-il une justice partiale ? », se demande un membre de l’opposition.

Toujours dans Kirundo, l’on parle de Hadji Ndorimana, enseignant à l’école fondamentale de Muhenduzi, en commune de Busoni, province de Kirundo et président du Fnl pro-Rwasa dans cette même commune. En se rendant au service, il a rencontré par hasard son directeur de l’école en cours de route et ce dernier a alerté les membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir (Imbonerakure), arguant qu’il voulait le tuer. Ces derniers l’on arrêté et emprisonné au cachot de Rusarasi, en commune de Busoni en province de Kirundo. La même source poursuit que ce membre influent pro –Rwasa avait fui les intimidations des Imbonerakure pour habiter dans la ville de Kirundo. L’opposition de cette entité dit qu’elle est toujours inquiétée par la ligue des jeunes du parti présidentiel pour n’avoir pas adhéré de force à cette formation politique.

Burundi - Politique

"Burundi : les oppositions réunies à Nairobi pour un « Front uni »", dixit Rfi

Nairobi, le 30 janvier 2018 (Net Press). Au Burundi, des leaders de l’opposition en exil réunis au sein du Cnared et ceux de l’intérieur du pays se sont retrouvés, samedi et dimanche 28 janvier, à Nairobi, au Kenya. Ils se sont engagés à harmoniser leurs positions, notamment contre un référendum constitutionnel qui pourrait permettre au président Pierre Nkurunziza de diriger le pays jusqu’en 2034.

Cette rencontre est une première, depuis le début de la crise qui frappe le pays, en 2015, qui est née de la volonté de Nkurunziza de briguer un troisième mandat qu’il a obtenu la même année. Malgré les pressions internationales et les sanctions européennes, il est bien décidé à aller au bout de son projet de révision constitutionnelle.

De l’aveu même de certains participants, il y avait « urgence »

Le président Pierre Nkurunziza compte organiser, d’ici trois mois, un référendum constitutionnel qui devrait, selon l’opposition, enterrer définitivement l’accord de paix, signé en 2000, à Arusha, et qui a ouvert la voie à la fin de la terrible guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts, au tournant des années 2000. Ce référendum devrait lui permettre également de diriger le Burundi jusqu’en 2034.

Cinq représentants de l’opposition en exil, sous la direction du président du Cnared, Jean Minani, ainsi que cinq autres en provenance de Bujumbura, dirigés par un proche du leader historique des Fnl, Agathon Rwasa, se sont donc retrouvés pendant ce week-end, à Nairobi.
Ils ont finalement décidé d’enterrer la hache de guerre et de présenter, désormais, un front uni pour faire barrage au référendum projeté, mais aussi pour tenter de ramener le pouvoir burundais à la table des négociations.

Leur stratégie ? Harmoniser leurs positions d’ici la fin de la semaine, puis élargir leur alliance, dès février, à un Forum citoyen qui englobe la société civile et les médias en exil. Ils en appellent aussi aux garants de l’Accord de paix d’Arusha, notamment l’Onu, l’Union africaine, l’Afrique du Sud ou encore les pays de la région « pour empêcher au président Nkurunziza de replonger le Burundi dans la guerre civile ».

« Il s’agit désormais de parler d’une même voix », résume le porte-parole du Cnared, Pancrace Cimpaye.

Néanmoins et déjà, des militants d’opposition ne cachent pas leur inquiétude. Des leaders de l’opposition en exil ont dénoncé, à l’avance, un processus de réunification qui les aurait exclus. De quoi faire craindre, à ces militants, une nouvelle guerre des chefs.

Burundi - Economie

Les banques de plus en plus critiquées par leurs clients

Bujumbura, le 30 janvier 2018 (Net Press) . Le client en question est Nixon Habonimana. Il y a quelques jours, il se plaignait pour les mauvais services de la banque Bcb, mais il estime que la banque Kcb est de loin la plus désordonnée en matière de prestations envers ses clients. A 15 h 35’, il n’avait pas encore été servi alors qu’il avait son ticket à partir de 14h10’. Il se plaignait du fait qu’il y avait un seul guichet opérationnel alors que d’habitude, au moins 10 personnes y sont affectées.

Il ne comprend pas pourquoi la banque de la République du Burundi, qui a la mission de contrôle des banques commerciales, ne donne jamais de remarques à de telles banques dont les services sont défaillants. A l’entendre parler, il semblait ne pas être sûr d’être servi aujourd’hui.

Burundi - Rdc - Sécurité

Manifestations de l’autre rive du lac Tanganyika

Fizi, le 30 janvier 2018 (Net Press) . Les refugiés burundais vivant dans la localité du camp de Lusenda (territoire de Fizi dans la province du sud Kivu) ont effectué une manifestation contre l’insuffisance de la ration alimentaire donnée par le programme alimentaire mondial, Pam.

Les réfugiés affirment que suite à la faim, leurs enfants ne fréquentent pas régulièrement l’école. Emmanuel Ntirampeba dit que la rareté de cette aide alimentaire est causée par la lenteur administrative de la part du Pam pour pouvoir signer le contrat avec ses fournisseurs de vivres.

Et dans la même foulée, l’Ong Amnesty international tire une sonnette d’alarme affirmant que les réfugiés burundais éparpillés dans la sous-région ne sont pas bien assistés. Elle dénonce le manque d’assistance médicale, en vivre et scolaire et plaide pour une augmentation de l’enveloppe destinée à leur assistance.

Burundi - Médias

Revue annuelle de la presse, le mois d’octobre 2017 (suite et fin)

21 octobre 2017

La date du 21 octobre fêtée de façon diverse par les Burundais. C’est une date qui rappelle plusieurs événements à la fois. Tout d’abord, en matière politique, la date du 21 octobre rappelle l’assassinat du président Melchior Ndadaye, 102 jours après son investiture le 10 juillet 1993. Cette mort subite d’un président populaire va entraîner une résistance des Hutu du Frodebu qui a abouti à des massacres que l’Onu a qualifiés plus tard d’actes de génocide. Consécutivement à cette situation, est née une association de lutte contre le génocide, Ac-Génocide Cirimoso, une association qui a créé des ramifications à l’extérieur du pays, notamment au Canada. Cette association a organisé chaque 21 octobre une semaine de réflexion et d’informations sur le génocide. Des conférences - débats étaient prévues pour toute une semaine qui était clôturée par des matchs de basketball et la remise de la coupe de la mémoire vigilante. Cette association a profité aujourd’hui de cette date pour se rendre sur les tombes des élèves victimes du génocide de Kibimba dans la province de Gitega. Pour la journée d’aujourd’hui, elle s’était donnée comme thème " Seule la justice réconcilie". Ac-Génocide est aujourd’hui en perte de vitesse car ses organisateurs ont soit vieilli soit alors vivant à l’étranger. Elle ne sort plus de déclarations comme elle le faisait les 21 de chaque mois. Cette date est également fêtée par les défenseurs des droits de l’homme car elle rappelle la charte africaine des droits de l’homme et des peuples. La plupart des activistes des droits de l’homme se retrouvaient également dans les associations de défense des droits de l’homme comme Ac-Génocide Cirimoso, raison pour laquelle cette fête avait moins de visibilité.

23 octobre 2017

4 cadres du Fpb arrêtés en Tanzanie. Des sources non encore confirmées officiellement indiquent que 4 cadres du mouvement armée (Force patriotique du Burundi), dont le numéro 1, le général –major Jérémie Ntiranyibagira, le lieutenant-colonel Edouard Nshimirimana, numéro 2 , Libère Nzeyimana connu sous le sobriquet de Mahopa et une dame prénommée Liberate, représentante de ce mouvement en Tanzanie, ont été arrêtés ce dimanche le 22 octobre 2017 par le service secret tanzanien et conduits manu militari dans les enceintes du service national des renseignements à Muyinga, où selon les même sources, ils y subissent le même sort que Jésus Christ sur la croix. Interrogé par plusieurs medias, les deux porte –parole de la police et du ministère de la défense se gardent de tout commentaire. Cependant, de sources du pays de John Pombe Magufuli Lt-Col Edouard Nshimirimana et le Gnl-Major J. Ntiranyibagira, connu sous le sobriquet de Nyenye, étaient en conflit ouvert avec Radjabu Hussein.

24 octobre 2017

Maintien des sanctions contre 4 officiers de police. L’Union européenne a décidé hier de prolonger d’une année, - jusqu’au 31 octobre 2018 -, les sanctions prises à l’encontre de 4 officiers de police burundais. Il s’agit de Godefroid Bizimana, l’adjoint du patron de la police nationale du Burundi, le général Gervais Ndirakobuca connu sous le sobriquet de Ndakugarika, Mathias Joseph Niyonzima alias Kazungu et le général Léonard Ngendakumana, ancien proche de Pierre Nkurunziza mais qui est soupçonné d’avoir tenté un putsch en date du 13 mai 2015. Outre le putschiste, les autres sont accusés d’actes contraires à la démocratie et d’empêcher un dialogue inclusif afin de trouver une solution durable à la crise burundaise. Ils sont donc interdits de poser leurs pieds dans les pays membres de l’Union européenne et leurs biens se trouvant dans ces pays doivent être gelés. Enfin, si l’Union européenne a décidé de maintenir des sanctions à l’endroit de ces autorités burundaises, c’est qu’elle estime que depuis 2015, il n’y a aucune avancée vers l’amélioration de la situation.

25 octobre 2017

Le ministre Alain Guillaume Bunyoni percute des piétons. Le porte-parole de la police burundaise, Pierre Nkurikiye, affirme que le ministre de la sécurité publique a eu un accident aujourd’hui vers 9 heures en commune Mabanda de la province de Makamba au sud du pays. Selon Pierre Nkurikiye, le véhicule s’est écarté de la route, percutant des piétons, faisant 1 mort sur place et 3 blessés. Pierre Nkurikiye indique que le ministre Bunyoni et ses agents de transmission sont sortis indemnes de cet accident. Les prisons du pays restent le théâtre des morts suite au mauvais traitement carcéral et à la négligence des autorités pénitentiaires qui ne facilitent pas les transferts des prisonniers malades vers les établissements sanitaires. En témoigne un prisonnier originaire de la province de Muramvya détenu dans celle de Murembwe, dans la province de Rumonge, qui est mort ce mardi 24 octobre 2017 suite au paludisme qui n’a pas été traité à temps. Pour rappel, l’ancien diplomate rwandais est mort dans des conditions similaires l’année dernière à la prison centrale de Mpimba. Des tueries sont signalées presque dans tous les coins du pays, le porte-parole de la police burundaise Pierre Nkurikiye affirme que la nommée Antoinette Ntaconishimiye, agée de 63 ans, de la commune Matongo, province Kayanza, a été assassinée dans la nuit de mardi à mercredi le 25 octobre 2017 vers 1 heure du matin par des éléments non encore identifiés. Dans la même foulée, Bienvenu Nsengiyumva, âgé de 25 ans, est mort suite à l’éboulement de terre lors de l’extraction du coltan sur la colline Kibuba, commune Kabarore, province de Kayanza et 4 autres hommes ont été blessés et transférés à l’hôpital de Kayanza.

26 octobre 2017

Le conseil des ministres adopte un projet de révision en profondeur de la constitution. Le conseil des ministre a tenu une réunion extraordinaire ce 24 octobre 2017 et a adopté un projet de révision de la constitution qui doit également être adopté par référendum. La nouvelle constitution devrait permettre au président Pierre Nkurunziza de briguer un quatrième mandat en 2020. Selon ce projet de loi, l’article 96 qui limite le nombre de mandat à deux devrait être élagué du texte fondamental et les mandats deviendraient désormais des septennats. Dans ces conditions, le président Nkurunziza se voit à la tête du pays jusqu’en 2034 à la Kagame. Avec la nouvelle mouture, le système de deux vice-présidences serait aboli et faire place à un premier ministre chef du gouvernement issu du parti présidentiel et à un vice-président issu de l’opposition, apparemment sans pouvoir. Désormais, si le projet est adopté, les lois simples seraient adoptées à la majorité absolue au parlement alors qu’il fallait avant deux tiers des voix, obligeant le Cndd-Fdd à négocier avec ses adversaires politiques. Ce référendum pourrait donc avoir lieu au mois de février 2018.

27 octobre 2017

Les présumés auteurs de l’attaque de Mukoni récusent l’officier du ministère public. Les 18 présumés auteurs de l’attaque du camp militaire de Mukoni en province de Muyinga (Nord est du Burundi), lors de leur procès tenu ce jeudi le 26 octobre 2017 à la cour d’appel de Ngozi, ont récusé l’officier du ministère public qui avait commandité leurs tortures dans l’instruction du dossier. Les prévenus affirment qu’ils ont été torturés par le chef du service national des renseignements de Muyinga, de concert avec le procureur de la République à Muyinga qui, lors de l’audience publique, était l’officier du ministère public et ont plaidé pour l’annulation de tous les procès verbaux tenus à Muyinga après leur arrestation. L’un deux témoigne en montrant le cliché de la radiographie « j’ai été sérieusement tabassé avant d’être torturé aux organes génitaux". L’officier du ministère public indique que ce sont des manœuvres dilatoires pour distraire le siège, le procès a été reporté au novembre prochain.

28 octobre 2017

Le ministère de l’intérieur fête le retrait du Burundi du statut de Rome. Le ministère de l’intérieur et de la formation patriotique a organisé des manifestations à travers tout le pays pour exprimer la satisfaction du peuple burundais, - mais surtout des autorités de ce pays -, de voir le Burundi retiré du statut de Rome régissant la cour pénale internationale basée à La Haye en Hollande. Dans la capitale Bujumbura, le rassemblement a eu lieu ce matin à 7h30 au rond point des Nations Unies dans la zone de Ngagara, non loin de la permanence nationale du parti au pouvoir Cndd-Fdd. La marche devait suivre ce rassemblement jusqu’au centre ville, à la place de l’indépendance où une tente avait été construite en pleine rue, entre deux effigies très importantes, celle du prince Louis Rwagasore et l’effigie du président Melchior Ndadaye. Ceci a rappelé aux personnes présentes de la récente déclaration du premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, qui disait que se retirer de la cour pénale internationale est synonyme d’une seconde indépendance du Burundi. Plusieurs personnalités avaient pris part à ces cérémonies. L’on citerait notamment l’Ombudsman Edouard Nduwimana, le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, la ministre de la justice et garde des sceaux, Aimée Laurentine Kanyana, celui des relations extérieures et de la coopération internationale, Alain Aimé Nyamitwe, celui de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema, le ministre du commerce, des postes et télécommunications ainsi que l’assistant au ministère de l’intérieur, Thérence Ntahiraja. Celui-ci a fait savoir à l’assistance que le gouvernement du Burundi continuera à renforcer la paix et la sécurité à travers tout le pays, sans oublier la promotion de la justice indépendante. Pour lui, le retrait du Burundi de la cour pénale internationale ne veut pas dire favoriser l’impunité, le gouvernement va plutôt promouvoir le respect des droits de l’homme. A ses yeux, ces valeurs étaient devenues comme un prétexte car ils (Union européenne et les ennemis du Burundi, Ndlr) ont perdu la guerre, d’où l’idée de faire des montages que les autorités foulent aux pieds les droits humains pour que la cour puisse s’en occuper. Enfin, il a annoncé que le gouvernement s’apprête à combattre toute personne qui tenterait de semer les troubles au Burundi. Mais l’opposition et les associations de la société civile, surtout celles qui sont en exil, n’ont pas vu d’un bon œil cette décision du gouvernement qu’elles accusent de faire la politique de l’autruche croyant que les crimes commis par les autorités resteront impunies.

30 octobre 2017

Le collectif des avocats des parties civiles "Justice for Burundi" s’exprime. D’entrée de jeu, ce collectif et les familles des victimes et leurs avocats maintiennent leur confiance dans la justice internationale. Avec le retrait effectif du Burundi de la Cpi le 27 octobre 2017, les crimes qui relèvent du champ de compétence de la cour pénale internationale et qui sont commis après le 27 octobre, ne peuvent plus être poursuivis devant la cour, exception faite si le conseil de sécurité de l’Onu décide de déférer la situation à la cour et de poursuivre les auteurs malgré le retrait. Le collectif fait savoir que les crimes commis antérieurement continuent à relever de la compétence internationale de la cour parce qu’ils sont sous enquête préliminaire du procureur. Pour lui donc, les familles et leurs avocats n’ont pas à implorer que la cour se saisisse de leur dossier car elle est compétente et l’enquête préliminaire a été menée. Il poursuit que les familles savent qu’elles disposent d’un dossier solide et bien étayé, basé non sur des slogans et des manifestations, mais sur des éléments de preuve susceptibles d’être présentés en justice. Les mêmes familles croient fermement que la justice internationale ne peut pas se dérober et ne se dérobera pas. Ceci n’est pas une question politique mais juridique. Il suffit d’appliquer les dispositions du traité et le règlement de procédure de la cour. A tous les citoyens, le collectif recommande de n’avoir aucune inquiétude car la justice est en marche et le collectif est plus déterminé que jamais. Même pour les crimes d’après le 27 octobre, le collectif entend poursuivre son travail de justice. Il se concentrera sur la collecte des preuves et la préservation de dossiers permettant de poursuivre les auteurs de ces crimes.

31 octobre 2017

Pierre Nkurunziza félicite son homologue kenyan. Le président de la République, Pierre Nkurunziza, a félicité son homologue kenyan, Uhuru Kenyatta, pour sa victoire au deuxième tour des élections qui ont eu lieu le 26 octobre dernier. Sur son compte Twitter, Pierre Nkurunziza a écrit en anglais "Je vous félicite encore une fois Frère Uhuru Kenyatta pour votre victoire à l’élection. Meilleurs vœux à vous et au peuple du Kenya de la part du Burundi". Uhuru Kenyatta, président sortant, avait gagné le premier tour des élections du 8 août 2017 mais il avait vu la cour suprême de son pays les invalider. Au deuxième tour, son rival de toujours, Raila Odinga, s’était retiré de la course présidentielle, entraînant également le retrait de ses supporters, notamment à Kisumu au Sud du pays, son principal fief. Lors de ces élections du 26 octobre 2017, seuls 39% de Kenyans avaient participé au vote et le président sortant a remporté à concurrence de 98%. Au mois d’août 2017, le président Pierre Nkurunziza avait été le premier et l’unique président à féliciter Uhuru Kenyatta, mais n’avait rien dit lors de la victoire de Paul Kagame du Rwanda alors que les élections dans les deux pays avaient eu presqu’au même moment, une des conséquences des mauvaises relations entre Kigali et Bujumbura. Les observateurs de la vie politique kenyane estiment que le président Kenyatta est malgré tout sorti affaibli de ces élections car, pour eux, il faudrait mieux une victoire de 51% après un suffrage où participe toute la population que 98% issus de moins de la moitié de la population en âge de voter.

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INTERCAFE-BURUNDI

AVIS DE RECRUTEMENT

Dans le cadre de l’encadrement de la recherche sur le café, une convention a été signée entre l’Association Interprofessionnelle du Café du Burundi « INTERCAFE-BURUNDI »a l’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi « ISABU ».

L’InterCafé-Burundi désire recruter un cabinet pour l’évaluation de la mise en œuvre de cette convention.

Le cabinet devra avoir au moins un cadre détenteur d’un diplôme universitaire en Agronomie ou en biotechnologie et un autre en gestion, finance, comptabilité avec une expérience avérée en gestion des programmes/projets agricoles.

Les termes de référence complets peuvent être retirés à l’adresse ci-après :

INTERCAFE-BURUNDI

ROHERO II, jonction Boulevard de l’Uprona et Avenue Muyinga

B.P. 3789 Bujumbura II

Tél. 22 27 67 07

La date limite de dépôt des offres est fixée au 28/8/2014à 17h30.


 

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Burundi - France - Démocratie23 octobre 2017
|Lettre ouverte des coordinateurs de la campagne “Tournons la page” à Emmanuel Macron

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Embassy of the United States of America Bujumbura, Burundi 25 novembre 2015
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|ASSASSINAT DE CHARLOTTE UMUGWANEZA - SIX CADAVRES RETROUVES DANS LA PROVINCE DE KAYANZA

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|DECLARATION CONSECUTIVE A LA DECISION DE LA 515ème REUNION DU CONSEIL DE PAIX ET SECURITE DE L’UNION AFRICAINE TENUE A JOHANNESBURG EN DATE DU 13 JUIN 2015 SUR LA CRISE PREVALANT AU BURUNDI.

ACCORD CADRE POUR LA RESTAURATION DE L’ETAT DE DROIT AU BURUNDI7 avril 2015
|Troisième mandat présidentiel

Politique - Sécurité4 mars 2015
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Burundi – Médias – Sécurité25 janvier 2015
|Le directeur de la radio Isanganiro en clandestinité

Comité contre la torture1er décembre 2014
|Observations finales concernant le deuxième rapport périodique du Burundi

Burundi - Politique24 septembre 2014
|DECLARATION DU PARTI CNDD-FDD NO. 007/2014 PAR RAPPORT A LA RECENTE RESOLUTION DU PARLEMENT EUROPEEN SUR LE BURUNDI

Burundi – Droits de l’Homme - Union européenne19 septembre 2014
|Résolution du Parlement européen sur le Burundi, en particulier le cas de Pierre Claver Mbonimpa (2014/2833(RSP))

La commémoration du centenaire de la 1ère guerre mondiale 1914-1918.6 août 2014
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Administration5 août 2014
|Petite note sur l’arrêté n°1 du 10/6/2014

Opinion28 juillet 2014
| J’OBSERVE ET J’ACCUSE :

Section UPRONA en Belgique : Conférence publique24 mars 2014
|Gouvernance démocratique au Burundi : défis et propositions de solutions.