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Dépêches antérieures

Burundi - Sécurité5 décembre 2018
|Un policier tue son épouse pour des raisons de vagabondage sexuel éventuellement

Burundi - Sécurité4 décembre 2018
|Peur-panique des réfugiés burundais dans plusieurs camps de réfugiés

Burundi - Sécurité3 décembre 2018
|Quand des policiers se transforment en bandits !

Burundi - Sécurité1er décembre 2018
|Un corps sans vie découvert dans la province de Gitega

Burundi - Tanzanie - Sécurité30 novembre 2018
|Un jeune Imbonerakure du Cndd-Fdd tué en Tanzanie

29 novembre 2018
|Burundi - Eac - Politique La communauté...

Burundi - Politique - Opinion28 novembre 2018
|Vers l’arrestation de Pierre Buyoya ?

Burundi - Sécurité27 novembre 2018
|La police procède à des rafles dans le centre-ville de Bujumbura

Burundi - Sécurité26 novembre 2018
|La police de Cibitoke à la recherche des éléments armés

Burundi - Sécurité - Politique24 novembre 2018
|Arrestation de plusieurs officiers supérieurs en retraite

Burundi - Sécurité - Environnement23 novembre 2018
|Les pluies diluviennes occasionnent beaucoup de dégâts dans le Sud du pays

Burundi - Sécurité22 novembre 2018
|La police fait face à l’intifada à la burundaise

Burundi - Rdc - Sécurité 21 novembre 2018
|Arrestations des Burundais et Congolais en République Démocratique du Congo

Burundi - Sécurité20 novembre 2018
|Des éléments pris pour rebelles aperçus en Tanzanie

Burundi - Sécurité19 novembre 2018
|Un homme du centre ville de Gitega tué par un policier

Burundi - Sécurité17 novembre 2018
|Une trentaine de maisons emportées par une pluie diluvienne au Sud du pays

Burundi - Rdc - Sécurité16 novembre 2018
|Une quinzaine de personnes tuées dans la localité d’Uvira

Burundi - Rwanda - Ouganda - Sécurité15 novembre 2018
|Le Burundi et l’Ouganda soupçonnés de déstabiliser le Rwanda

Burundi - Somalie - Sécurité14 novembre 2018
|Vers la fin de l’Amisom ?

Burundi - Sécurité13 novembre 2018
|Bujumbura aux prises avec des rébellions tous azimuts

Burundi - Sécurité 12 novembre 2018
|Deux militaires trouvent la mort dans une bagarre

Burundi - Sécurité10 novembre 2018
|L’administration de Bubanza face à une insécurité causée par des mineurs

Burundi – Politique9 novembre 2018
|Après le refus de l’agrément du parti Fnl – Amizero y’Abarundi, qu’est-ce Agathon Rwasa réserve à l’opinion ?

Burundi – Politique8 novembre 2018
|Le ministre de l’intérieur refuse la demande des Fnl - Amizero y’Abarundi.

Burundi - Politique.7 novembre 2018
|Les membres de l’Uprona préoccupés de leur sécurité en province Cibitoke.

Archives

 

 

 



Burundi - Sécurité

Une découverte d’un nourrisson sans vie à Rumonge

5 janvier 2018

Rumonge, le 5 janvier 2018 (Net Press) . Un corps sans vie d’un nourrisson a été découvert ce jeudi 4 janvier, tout près du site des eaux thermales de Mugara, situé dans la zone de Gatete, commune et province de Rumonge (Sud du pays). D’après nos sources, le corps a été vu pour la première fois par des touristes et elles privilégient l’hypothèse qu’il aurait été emporté par une forte intensité de ces eaux. Les autorités policières et administratives conseillent aux parents de veiller sur leurs enfants, surtout quand ils fréquentent de tels sites.

Dans nos éditions antérieures, la rédaction avait informé sur l’arrestation d’un membre influent du Fnl fidèle à Agathon Rwasa, Sultan Hamissi, à Ruyigi, pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Le procureur de la République de Ruyigi a trouvé les accusations contre lui non fondées.

Burundi - Politique

Ombudsman aux habitants de la mairie : "Ne me faites pas honte, votez oui"

Bujumbura, le 5 janvier 2018 (Net Press) . L’Ombudsman de la République du Burundi, Edouard Nduwimana, dont la mission constitutionnelle, en son article 237, est d’assurer la médiation entre l’administration et les citoyens, de recevoir des plaintes et mener des enquêtes concernant les fautes de gestion et de violation des droits des citoyens commises par des agents de la fonction publique, judiciaire, des établissement publics et de tout organisme investi d’une mission de service public, a rencontré les populations de la mairie de Bujumbura pour sensibilisation autour de la retouche de la constitution.

La réunion a eu lieu ce matin au lycée de Nyakabiga, connu sous le nom de Scheppers. Ainsi, il a demandé aux représentants de la mairie de Bujumbura de « ne pas lui faire honte et de voter oui à la retouche de la constitution prévue au mois de mai 2018. Même si vous aller voter non, vous allez être soumis à cette retouche", a-t-il fait savoir.

L’Ombudsman Nduwimana affirme que sous d’autres cieux, les constitutions sont révisées à l’exponentielle, en témoigne, selon lui, que la constitution autrichienne qui date de 1942 a été révisée plus de 670 fois. Même au pays de Museveni, a-t-il renchéri, la loi fondamentale révisée permettra au président ougandais Yoweli Kaguta Museveni de se présenter aux présidentielles autant de fois qu’il veut et le Kenya n’est pas à l’abri des courants de la révision de la constitution.

S’exprimant sur l’enrôlement des partis politiques lors des différentes élections, l’Ombudsman écarte les diverses coalitions car, estime-t-il, « seuls les partis politiques ont droit de faire les activités politiques. L’ombudsman Nduwimana dit que le pays n’est pas gouverné par des accords, mais plutôt par la loi fondamentale bien retouchée qui permet au bon fonctionnement du pays « bien approuvée par voie référendaire".

Un intervenant qui était dans la salle et qui s’exprimait sur les accords d’Arusha dit « nous nous inscrivons en faux contre les accords d’Arusha qui départagent les différentes ethnies dans les institutions étatiques à hauteur de 40 % Tutsi , et 60 % Hutu. "Nous les Hutu, nous devrions partager le gâteaux national à hauteur de 85 % , car nous sommes de loin les plus nombreux.

Une large opinion dit que l’Ombudsman de la République du Burundi Edouard Nduwimana considéré comme un "neutre" qui arbitre les différents entre les citoyens et le pouvoir public, ne devrait pas être parmi les plus zélés de la République tout au moins sur la question de la révision de la constitution. Signalons qu’une équipe de journalistes a approché l’Ombudsman pour interview, mais en a été empêchée par sa garde.

De son côté, Gad Niyukuri, gouverneur de la province de Makamba, dans une réunion tenue à l’intention des chefs de service et administration locaux ce jeudi 4 janvier au centre de cette province, a lancé une sévère mise en garde contre ceux qui voteront « non " à la révision de la constitution prévu au mois de mai 2018, y compris les prêtres de l’église catholique et les pasteurs des églises protestantes. Celui qui sera surpris, incitant les gens à voter non sera candidat aux sanctions" a-t-il ajouté dans son discours. M. Niyukuri parle de "Tolérance zéro contre les détracteurs de la prochaine constitution".

Au cours de la même réunion, le gouverneur a exigé aux participants d’exhiber chacun leurs bordereaux de versement de leur contribution aux élections de 2020. Selon nos sources, le gouverneur Niyukuri exige également par force une contribution pour la construction d’un immeuble qui va abriter les bureaux de la province de Makamba

Burundi-Amsterdam-Justice

La Cpi recrute un Rundiphone

La Haye, le 5 janvier 2018 (Net Press) . La bureau du procureur de la cour pénale internationale, service linguistique, à travers son appel d’offre, recrute un Rundiphone pour permettre à celui-ci de remplir sa mission. À cet égard, l’Unité fournit des services d’interprétation de liaison, lors de manifestations et par téléphone au stade de l’examen préliminaire, de l’enquête et des poursuites ; elle effectue la transcription d’enregistrements sonores et audiovisuels, la traduction des éléments de preuve et des documents fondamentaux du Bureau ainsi que d’autres services nécessitant une expertise linguistique tels que le résumé, l’expurgation ou la correction de documents.

Selon cet appel d’offre, le titulaire du poste travaille au sein de l’Unité des services linguistiques du Bureau du Procureur sous la direction du traducteur/réviseur. Il s’agit d’un environnement exigeant mais également gratifiant où l’intéressé sera amené à travailler sous pression. Le candidat retenu s’acquittera des tâches suivantes :Traduire en auto-révision des documents du kirundi vers le français et éventuellement inversement : il s’agit de documents ayant trait à un large éventail de sujets, notamment mais pas exclusivement, des textes juridiques, militaires, médicaux, administratifs, financiers et relatifs aux techniques de la police scientifique et aux droits de l’homme ; assurer la relecture de traductions et effectuer des relectures croisées pour ses collègues ; contribuer à l’élaboration de bases de données terminologiques et de références ; s’acquitter d’autres tâches qui pourraient lui être confiées (notamment la transcription de documents audio ou vidéo en kirundi et/ou des tâches informatiques connexes).

Nombreux observateurs indiquent que l’étau se resserre pour ceux qui ont trempé dans les crimes contre l’humanité lors de la crise qui a endeuillé le Burundi depuis le printemps d’avril 2015. Selon ces analyses, le bureau du procureur va entamer très prochainement ses enquêtes sur les crimes commis au Burundi depuis avril 2015.

Burundi - Droits de l’Homme

La ligue Iteka sort son rapport mensuel du mois de décembre 2017.

Bujumbura, le 5 janvier 2018 (Net Press) . Il couvre le mois de décembre 2017 la ligue Iteka indique qu’il est un condensé des bulletins hebdomadaires numéros 88, 89, 90 et 91. Au cours de ce rapport, les grandes tendances observées ont été notamment des cas d’allégations de violations du droit à la vie, des cas de tortures, des cas de violences basées sur le genre, des cas d’enlèvement suivis de disparitions forcées, des cas d’arrestations et détentions arbitraires, des allégations des violations et des violations des droits économiques, sociaux et culturels, des cas de règlement de compte, cas de justice populaire et autres faits relevés.

Au cours de la période couverte par ce rapport, des allégations de violations et des violations des droits de l’Homme ont été enregistrées : au moins 30 personnes ont été tuées dont 16 cadavres, 11 portées disparues, 12 torturées, 119 arrêtées arbitrairement et 2 victimes de violence basée sur le genre. Le phénomène de cadavres continue à se manifester dans plusieurs endroits du pays et aucune enquête n’a été diligentée, ce qui est très inquiétant.

Les auteurs présumés de ces allégations des violations des droits humains sont des jeunes Imbonerakure affiliés au parti Cndd-Fdd au pouvoir, des agents du Snr, des policiers, des militaires et des administratifs. Les personnes les plus visées sont les présumés opposants du 3ème mandat du Président Pierre Nkurunziza en général et en particulier les membres des partis politiques de l’opposition entre autres Fnl aile d’Agathon Rwasa, Msd, Uprona aile de Charles Nditije ainsi que des activistes de la société civile.

Ce rapport émet des recommandations qui sont dirigées à l’endroit de toute personne susceptible d’influer pour le changement de la situation précaire des droits de l’Homme dans le pays.

Burundi-Usa-Politique

Etats-Unis : le livre qui déclenche « le feu et la fureur » de Trump

Washington, le 5 janvier 2018 (Net Press). Donald Trump tente d’empêcher la parution du livre « Le feu et la fureur » dont de larges extraits ont déjà été publiés dans la presse et qui doit sortir ce vendredi au lieu de mardi prochain. Le président américain a cherché à obtenir la suspension de la parution de l’ouvrage, où il est décrit comme un « crétin » par ses proches, et où Steve Bannon, son ancien conseiller, accuse Donald Trump Jr de trahison au sujet de sa rencontre avec des Russes en juin 2016. Un « crétin » qui ne peut pas se concentrer plus de quelques minutes sur un sujet, et accorde une confiance démesurée à son instinct. Le portrait brossé par l’entourage de Donald Trump est loin d’être flatteur.

L’ancien chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche aurait déclaré à propos de son travail : « C’est comme essayer de comprendre ce que souhaite un enfant ». L’auteur décrit le chaos quotidien au sein d’une Maison Blanche sans cap et sans repère où les luttes de pouvoirs s’expriment parfois par des hurlements. Des scènes surréalistes sont relatées, comme celle où Donald Trump cherche à se barricader dans sa chambre malgré les protestations des services secrets.

Plus anecdotique, mais parfois embarrassant, le livre révèle des petits secrets : les coups de fil quotidiens de Donald Trump à ses amis milliardaires au cours desquels il s’épanche et se plaint. Egalement, sa peur maladive d’être empoisonné. Le produit de coloration pour cheveux qu’il emploie avec trop d’impatience, ce qui conduit à ce blond orangé.

Mais ce sont bien les propos de Steve Bannon qui font le plus mal. Outre le fait qu’il accuse le fils de Donald Trump de trahison, l’ancien conseiller estime qu’il n’a aucune chance de survivre à l’enquête du procureur Mueller sur les ingérences russes dans la campagne. Et pour couronner le tout, dans un article paru jeudi matin où il raconte son expérience, Michael Wolff, l’auteur du livre, conclu implacable : « Tous les conseillers de Trump ont compris qu’il était incapable de faire le job. »

Sortie du livre avancée de 4 jours

« Un tissu de mensonges », des « erreurs factuelles manifestes », un « ramassis de ragots digne des pires tabloïds ». C’est ainsi que la Maison Blanche qualifie l’ouvrage de Michael Wolff. Le journaliste affirme notamment dans son livre que Donald Trump ne voulait pas être président. Qu’il ne s’attendait pas à gagner, et même qu’il avait promis à son épouse peu tentée par une vie de première dame qu’il ne serait pas élu.

Une version des faits que Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche, dément catégoriquement : « C’est absolument risible de penser que quelqu’un comme ce président puisse se présenter à l’élection avec l’intention de la perdre. Vous savez que Donald Trump est un gagnant et il n’entame rien sans l’objectif de sortir le premier, le vainqueur. C’est l’une des choses les plus ridicules qui se trouve dans le livre. »

Dans Le feu et la fureur, Donald Trump est décrit comme quelqu’un qui ne lit pas, même en diagonale. Mais le président peut se targuer de doper les ventes en librairie : l’éditeur a avancé sa sortie de quatre jours pour faire face à une demande sans précédent. Le livre est déjà en tête des ventes chez Amazon. La plainte déposée par les avocats de Donald Trump a certainement contribué à l’emballement.

Des avocats qui menacent aussi de porter plainte contre Steve Bannon suite aux propos qui lui sont attribués dans ce livre. Ils l’accusent de diffamation et d’avoir enfreint l’accord de confidentialité qui le liait à la Maison Blanche. L’ouvrage a d’ailleurs scellé la rupture entre Steve Bannon et Donald Trump. Et cela risque de couter cher au sulfureux patron du site d’extrême droite Breibart News. La famille Mercer, des milliardaires qui ont toujours soutenu les projets de Steve Bannon, a annoncé ce jeudi qu’elle coupait les ponts avec lui, du fait de ces déclarations.

Plus de 200 personnes interrogées, affirme l’auteur

Le feu et la fureur : dans la Maison Blanche de Trump est signé par le journaliste américain Michael Wolff. L’éditorialiste multicarte (Hollywood Reporter, Vanity Fair, New York Magazine...), âgé de 64 ans, affirme avoir gravité pendant 18 mois autour de la galaxie Trump, de la campagne présidentielle à la Maison Blanche, et interrogé « plus de 200 » personnes, du président à ses proches collaborateurs.

Il dit avoir ainsi compilé dans son livre des confidences des conseillers de la présidence et des anecdotes croustillantes. L’une d’elles, publiée mercredi par le quotidien britannique The Guardian, a déclenché les foudres du président américain. Dans un communiqué vengeur, il a accusé son ancien conseiller Steve Bannon d’avoir « perdu la raison » pour avoir estimé que son fils aîné Donald Trump Jr. avait commis une « trahison » en rencontrant une avocate russe offrant des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

Les avocats personnels de Donald Trump ont demandé jeudi la non-publication du livre, qui doit sortir le 9 janvier, menaçant de poursuites pour diffamation, atteinte à la vie privée et malveillance. Ils se basent notamment sur l’introduction du livre, où Michael Wolff admet que « beaucoup d’informations sur ce qu’il s’est passé à la Maison Blanche de Trump sont contradictoires ; beaucoup, dans le style trumpien, sont simplement fausses ». Ces contradictions ou cette prise de liberté avec la vérité constituent « le fil » du livre, dit-il, ajoutant avoir publié « la version des évènements que je croyais vraie ».

Burundi - Médias

Revue annuelle de la presse, le mois de mars 2017 (suite et fin)

21 mars 2017

Deux lectures diamétralement opposées sur la situation sécuritaire au Burundi. La société civile burundaise, surtout celle qui vit en exil, et le gouvernement, ont deux lunettes avec deux lectures différentes sur la sécurité dans notre pays. Le président de la ligue burundaise des droits de l’homme, Anschaire Nikoyagize, semble se révolter de la dégradation actuelle progressive et continue des droits de la personne humaine dans ce pays. Il va jusqu’à comparer les effectifs des personnes tuées ces derniers trois mois de l’année 2017 et trouve que 22 cadavres ont été retrouvés dans les rues ou le bois en janvier 2017, 17 en février et 24 personnes retrouvées sans vie rien que dans les trois premières semaines du mois de mars. Anschaire Nikoyagize pointe du doigt le pouvoir dominé par le parti Cndd-Fdd d’être derrière ces massacres et estime que les victimes sont souvent enterrées précipitamment. Ce n’est pas cependant l’avis de Gaston Sindimwo, premier vice-président de la République, qui rejette en bloc toutes ces accusations. Il affirme par contre que la sécurité est bonne sur toute l’étendue du pays avant d’indiquer que ces accusations sont destinées à plonger le Burundi dans un conflit inter –ethnique de la part de ses détracteurs. Dans ce bras de fer somme toute bizarre, il y a un arbitre neutre qui pourrait trancher dans un sens ou dans un autre, une enquête indépendante. Mais le premier vice-président de la République ne veut pas en entendre parler, se contentant de déclarer qu’il y a de bons enquêteurs au Burundi. Cette situation rappelle une autre, le fameux phénomène de Kiliba Ondes en 2014 quand, après que l’Aprodh eut dénoncé la formation paramilitaire qui s’y déroulait, avait rencontré une protestation énergique du ministre de l’intérieur à l’époque des faits, Edouard Nduwimana, qui disait à qui veut l’écouter que ce que l’Aprodh a déclaré est dénué de tout fondement et que des enquêtes n’étaient pas nécessaires.

Le gouvernement entre le marteau et l’enclume. Dans un communiqué de presse de ce lundi 20 mars 2017, le ministère du commerce, de l’industrie et du tourisme informe les consommateurs du sucre que le prix de ce produit a été revu à la hausse. Le prix de vente, toutes taxes comprises, aux grossistes qui s’approvisionnent à la Sosumo passe de 104 879 Fbu à 111 500 Fbu le sac de 50 kilogrammes. Le prix de vente aux grossistes détaillants aux commerçants, toutes taxes comprises, passe de 107 138 Fbu à 114 000 Fbu, tandis que le prix de vente en détail, toutes taxes comprises, passe de 2200F bu à 2340 Fbu le kilogramme pour les détaillants. Les consommateurs se posent plusieurs questions à propos de cette augmentation. D’une part, s’interrogent les juristes, les impôts et taxes relèvent du domaine de la loi. Depuis quand le gouvernement s’arroge le droit de changer la loi ? Et le parlement, pourquoi il ne dit rien quand il voit que son travail est fait par le gouvernement dans un pays supposé vivre sous le régime de la séparation des pouvoirs ?

22 mars 2017

Les seules deux conditions pour le général Niyombare de rentrer au Burundi. La réflexion a été faite dans le site bwiza.com du Rwanda qui estime que le général Godefroid Niyombare est un officier du Burundi qui a été subitement célèbre après avoir déclaré qu’il a renversé le régime de Pierre Nkurunziza le 13 mai 2015. Après avoir échoué dans ce projet, il s’est complètement retiré des voies publiques et certains informations indiquent qu’il serait dans l’un des pays limitrophes du Burundi où il prépare son retour au pays. Rappelons que parmi les blocages aux pourparlers d’Arusha, se trouve entre autres la question de ces putschistes car le gouvernement de Bujumbura n’entend pas s’asseoir avec eux au moment où d’autres propositions vont dans le sens de leur livrer l’immunité provisoire comme par le passé. Pour cela, le site estime qu’il reste deux voies au général Niyombare pour rentrer au Burundi.

En effet, la première, comme évoqué par plusieurs politiciens, si le dialogue n’aboutit pas, les réfugiés pourraient faire recours à une lutte armée pour rentrer dans leur pays. C’est ce que déclarait le général Léonard Ngendakumana, un ancien directeur au service national des renseignements, sur la télévision kenyane, KTN. La deuxième voie est difficile car si les putschistes qui ont pu fuir rentrent, ils risquent de subir le même sort que ceux qui n’ont pas pu quitter le Burundi et qui ont déjà été condamnés à perpétuité. D’ailleurs, le ministre de la défense, Emmanuel Ntahomvukiye, a fait savoir que l’assemblée nationale étudie les voies et moyens de rétablir la peine de mort pour certaines infractions, dont le coup d’Etat.

23 mars 2017

Un avocat burundais intègre la cour pénale internationale. Ils sont maudits à Bujumbura mais ils forcent l’admiration sous d’autres cieux. Ils, ce sont des avocats burundais que le régime de Bujumbura ne porte pas dans son cœur pour avoir résisté contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. Il s’agit des avocats Vital Nshimirimana, Armel Niyongere, Lambert Nigarura et Dieudonné Bashirahishize qui viennent d’être radiés du barreau de Bujumbura. Ces hommes de la loi sont d’ailleurs poursuivis par la justice burundaise qui les associe aux politiciens et militaires qui ont tenté le putsch du 13 mai 2015. Mais le monde extérieur ne l’entend pas de cette oreille car il leur réserve une place au soleil en leur confiant des tâches respectables de défense des droits de l’homme. Nous apprenons que Me Lambert Nigarura vient d’intégrer le groupe des avocats de la cour pénale internationale. Rappelons que Me Vital Nshimirimana a été élu à la tête du réseau des défenseurs des droits de l’homme en Afrique de l’Est et dans la Corne de l’Afrique au moment où son confrère Armel Niyongere est parvenu à entrer dans le barreau de Bruxelles. De son côté, Me Dieudonné Bashirahishize a été élu en 2014 vice-président de l’East African Low Society, une organisation des barreaux des pays de l’Afrique de l’Est. Elle réunit 20 avocats du Burundi, du Rwanda, de l’Ouganda, du Kenya, de la Tanzanie et du Zanzibar.

24 mars 2017

Le Fnl d’Agathon Rwasa sort de son silence. Quelques jours après des arrestations intempestives des membres du Fnl d’Agathon Rwasa, le porte-parole de cette tendance du Fnl, Aimé Magera, indique qu’aucune explication ne peut justifier les arrestations en cascade des fidèles d’Agathon Rwasa. Pour lui, tantôt ils sont accusés de tenir des réunions en dehors de la loi alors que cela est un pur montage. Il trouve plutôt dans ces bousculades une forme de provocation et une intimidation des personnes au pouvoir et il va même plus loin en révélant qu’il y a des informations dignes de foi qui font état des listes établies des membres de cette formation politique qui doivent être arrêtés. Pour cela, il demande à la communauté internationale d’intervenir pour que les membres de son parti soient relâchés.

Le projet de révision de la constitution divise les politiciens. La révision de la constitution qui semble être inévitable au regard du contexte actuel tel que voulu par la commission nationale de dialogue interne, Cndi, et par extrapolation le pouvoir, ne rencontre pas l’assentiment de tous les politiciens de ce pays. Des partis politiques satellites du Cndd-Fdd soutiennent que cette constitution soit révisée et le premier point ciblé qu’il faut chasser de cette loi fondamentale est la limitation des mandats présidentiels. L’on se souvient de la déclaration de Jacques Bigirimana au nom du Fnl proche du pouvoir et au nom également des partis politiques de l’opposition extra-parlementaire. De son côté, le vice-président du Frodebu, Léconce Ngendakumana trouve que le moment est mal choisi pour réviser la constitution au regard de la crise qui secoue le Burundi. Il estime que la priorité est de mettre fin aux souffrances qu’endure le peuple, surtout les violences dans le pays.

25 mars 2017

La justice et la police dans le collimateur d’un rapport parlementaire. Au cours des questions orales du groupe parlementaire chargé de la bonne gouvernance de ce vendredi le 24 mars 2017, le ministre de la bonne gouvernance, Serge Ndayiragije, reconnaît que la corruption gangrène l’administration judiciaire et policière de notre pays. Serge Ndayiragije indique qu’une commission ad hoc s’est rendue dans 12 provinces et affirme que le secteur de la justice occupe la première place dans la corruption, mais rappelle qu’il y a tout de même des magistrats honnêtes. La police est aussi pointée du doigt dans le rapport. Les députés indiquent que les transporteurs se disent souvent victimes de la police de roulage qui exige des pots de vin. Les secteurs de l’éducation, du commerce, de la santé, de l’exploitation des mines et de l’octroi des marchés publics sont aussi touchés par les problèmes de corruption selon le rapport. Pour éradiquer ces pratiques, le ministre de la bonne gouvernance a proposé la révision de certains articles du code pénal et de la loi mettant en place la Cour anti-corruption.

27 mars 2017

Quand un sexagénaire est arrêté pour participation à une bande armée. Plusieurs membres du parti Cndd proches de Léonard Nyangoma (opposition) ont été arrêtés par la police lourdement armée sur la colline Kazirabageni de la commune de Nyanza-lac en province de Makamba (Sud du pays). Parmi les personnes arrêtées, figure un sexagénaire et ils sont tous accusés de participer à une bande armée. Selon des informations concordantes, ils ont été torturés avant d’être détenus au poste de police de Nyanza.lac.

Les étudiants de l’école normale supérieure en grève. Parallèlement au préavis de grève lancé par les 170 représentants des étudiants de l’université du Burundi, ceux de l’école normale supérieure sont en grève depuis ce vendredi 24 mars 2017 et réclament la suppression définitive du décret instituant le système de prêt bourse.

28 mars 2017

Condamnation des personnes ayant attenté à la vie du chef d’Etat-major de l’armée. Le tribunal de grande instance de Muha, en mairie de Bujumbura, a condamné aujourd’hui cinq personnes qui sont accusées d’avoir tenté d’assassiner le chef d’Etat-major de l’armée burundaise, le lieutenant général Prime Niyongabo, au mois de septembre 2015 dans la matinée, alors qu’il se rendait à son travail.

La sécurité de la famille du journaliste Jean Bigirimana menacée. Jean Bigirimana est ce journaliste du groupe de presse Iwacu qui a été porté disparu depuis le 22 juillet 2016, voici déjà 8 mois. Des gens non encore identifiés ont versé du sang, dans la nuit de dimanche à lundi 27 mars 2017, à l’intérieur de l’enclos où vivent son épouse et ses deux enfants. Les mêmes personnes ont écrit avec du sang toujours sur un mur de la maison de la pauvre femme le mot "Keba" - l’on ne comprend pas la signification du mot, probablement qu’il est codé -, avant de lancer des projectiles sur le toit de la maison. Godeberthe Hakizimana, l’épouse du journaliste, trouve qu’il s’agit d’une intimidation le fait de verser du sang dans cette parcelle située en mairie de Bujumbura, plus précisément dans la zone de Kamenge. Elle demande que sa sécurité ainsi que celle de ses enfants soit assurée. Les voisins de la femme confirment eux aussi l’information et indiquent n’avoir pas vu les auteurs de ce forfait. La police informe qu’elle n’est pas encore au courant de cette "visite" exécrable et demande à la femme de porter plainte.

29 mars 2017

Une vingtaine de personnes alitées pour cause de poison. Vingt six personnes de la colline Kabuye en province de Muramvya sont alitées pour avoir ingurgité une bière de banane empoisonnée. En effet, lors du weekend précédent, il y avait une levée de deuil partielle car il y avait eu mort d’homme dans la région.

30 mars 2017

Peut-on croire qu’on ne change pas l’équipe qui gagne ? Ceci est une lecture entre les lignes qui est faite par des analystes de la politique burundaise. En effet, cette opinion se fonde sur plusieurs aspects mais dont le dénominateur commun est la fidélité au parti de l’Aigle. Ainsi par exemple, la commune de Tangara, dans la province de Ngozi au Nord du pays, que certains n’hésitent plus à qualifier de Rutovu du nord, compte à elle seule 4 ministres en fonctions et un ancien ministre, un directeur général proche des membres du gouvernement. Ainsi, le conseiller principal à la présidence en charge de la communication, Willy Nyamitwe, vient d’être désigné ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, un titre honorifique qui facilitera son travail de représentation du président de la République dans les différentes missions qui lui seront confiées. Cette politique de ne pas changer l’équipe qui gagne vient également de s’inviter dans le domaine de la sécurité où le commissaire de police chef André Ndayambaje, vient d’être élevé à la tête de l’insspection générale de la police burundaise avec comme adjoint, le commissaire de police chef Godefroid Bizimana.

31 mars 2017

Des cas de disparitions mystérieuses refont surface à Ngozi. Après la disparition mystérieuse du commissaire provincial de la police de l’air, de la frontière et des étrangers ainsi que celle des étudiants de l’université de Ngozi d’origine rwandaise dans la localité de Vyerwa en commune Mwumba province de Ngozi, des phénomènes de disparition silencieuse refont surface. En effet, Me Nadine Kabatoni, avocate et sa sœur Aline Jeanne Mbazumutima, enseignante au lycée Don Bosco de Ngozi, qui habitaient au centre-ville de Ngozi, sont portées disparues depuis ce lundi, selon les membres de leur famille.

Jugement sévère des militants du Fnl proches d’Agathon Rwasa. Dans son édition d’hier, la rédaction avait fait état du dossier d’assassinat d’un homme du nom de Jacques Bukobero, père d’un membre influent du Cndd-Fdd sur la colline Gasenyi de la commune Nyarusange dans la province de Gitega. Pour rappel, ces personnes arrêtées, au nombre de 11, étaient toutes membres du Fnl d’Agathon Rwasa.

L’on rappelle également que le jugement avait commencé en date du 29 mars pour se poursuivre le lendemain dans l’après-midi. L’on apprend que le tribunal de grande instance de Gitega, chambre criminelle, a prononcé une peine d’emprisonnement à perpétuité pour deux militants, 20 ans pour cinq autres et quatre d’entre eux ont été acquittés pour faute de preuves.

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INTERCAFE-BURUNDI

AVIS DE RECRUTEMENT

Dans le cadre de l’encadrement de la recherche sur le café, une convention a été signée entre l’Association Interprofessionnelle du Café du Burundi « INTERCAFE-BURUNDI »a l’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi « ISABU ».

L’InterCafé-Burundi désire recruter un cabinet pour l’évaluation de la mise en œuvre de cette convention.

Le cabinet devra avoir au moins un cadre détenteur d’un diplôme universitaire en Agronomie ou en biotechnologie et un autre en gestion, finance, comptabilité avec une expérience avérée en gestion des programmes/projets agricoles.

Les termes de référence complets peuvent être retirés à l’adresse ci-après :

INTERCAFE-BURUNDI

ROHERO II, jonction Boulevard de l’Uprona et Avenue Muyinga

B.P. 3789 Bujumbura II

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